La restructuration politique au Québec et la question nationale

Depuis le début des années 2000, le Québec se trouve en pleine restructuration politique. Les partis traditionnels s’érodent, de nouveaux partis apparaissent, l’électorat devient plus imprévisible. Historiquement, le système politique québécois a été caractérisé par le bipartisme, qui se traduit par l’alternance de deux partis et des gouvernements majoritaires[1]. Le bipartisme a vu les libéraux affronter les conservateurs pendant plusieurs décennies, puis les libéraux et les unionistes, enfin, les libéraux et les péquistes. Les tiers partis réussissaient parfois à faire élire quelques députés, mais sans réellement menacer la majorité ministérielle.

Aujourd’hui, le système des partis présente un visage éclaté. De nouvelles organisations politiques ont fait leur apparition. Les deux partis jusqu’alors dominants font face à des tiers partis de plus en plus menaçants pour le monopole qu’ils exercent sur la vie politique depuis 1973. Cette situation s’explique tant par des facteurs sociaux communs à la plupart des pays capitalistes développés que par des facteurs propres à la situation québécoise et liés à la question nationale.

Crise et rejet du néolibéralisme

Le virage néolibéral entrepris dans les années 1980 par les gouvernements des pays capitalistes développés a pris la forme d’une tentative de remise en question du keynésianisme et de l’État-providence même chez les partis de la gauche social-démocrate et travailliste. L’amplification des inégalités sociales, la multiplication du nombre d’exclus et de travailleurs vivant dans la précarité, l’appropriation quasi-totale des gains de productivité par la minorité, le dégonflement du coussin social acquis de haute lutte, ont fini par se répercuter sur la scène politique. La droite libérale traditionnelle s’est fragmentée au profit d’une droite populiste, phénomène particulièrement visible en Europe. Au Canada, cette fragmentation s’est réalisée au détriment du Parti progressiste-conservateur avec la formation de l’Alliance canadienne de Preston Manning et la refondation d’un Parti conservateur, plus à droite que le précédent, dirigé par Stephen Harper. Au Québec, l’ADQ de Mario Dumont a émergé des entrailles du PLQ d’abord pour des raisons liées à la question nationale, pour ensuite atteindre son apogée en 2007, puisant une part importante de ses appuis dans l’électorat péquiste, sur la base d’un programme populiste sans référence au statut du Québec.

La gauche traditionnelle a elle aussi payé le prix de son adhésion tacite au néolibéralisme. À titre d’exemple, les socialistes français ont été érodés sur leur flanc gauche par des partis plus radicaux, au point où leur candidat à la présidentielle de 2002 subissait l’élimination dès le premier tour. Au Québec, le Parti québécois, qu’on pourrait difficilement considérer comme un parti de gauche, bénéficiait depuis sa fondation de l’appui de nombreux syndicalistes, artistes, intellectuels progressistes et militants des organisations communautaires. Cet appui s’expliquait par son programme axé sur son projet de souveraineté et des politiques plus interventionnistes que celles du Parti libéral, instrument politique principal du patronat québécois. Depuis que l’ancien ministre conservateur Lucien Bouchard en a pris la direction, en 1996, il a fait fuir bon nombre de ses militants identifiés à la gauche. Ses successeurs André Boisclair et Pauline Marois n’ont pas réussi à les faire revenir. Le nouveau parti Québec solidaire gruge une partie – encore modeste – de ses appuis.

Les politiques néolibérales et leurs conséquences ont également eu pour effet chez les générations ayant accédé au marché du travail à partir du milieu des années 1980 de générer une mentalité plus individualiste, davantage tournée vers soi. Ces mentalités reflètent, au moins en partie, l’échec des organisations syndicales et des partis politiques à trouver des solutions durables à la précarité, à la dégradation des conditions de travail des jeunes arrivant sur le marché du travail. Avec la dette des États, les « clauses orphelins » des conventions collectives sont rapidement devenues l’un des principaux griefs adressés à la génération des « baby-boomers ». Gagnant leur vie comme travailleurs autonomes, pigistes, dans le secteur tertiaire non syndiqué, dans les petites entreprises de haute technologie, matraqués sans cesse par un discours purement comptable sur l’économie et les finances publiques, ces nouvelles générations se sont repliées sur des stratégies individuelles pour améliorer leurs conditions de vie. Les partisans de l’action collective en ont été affaiblis.

Selon les données de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, de 1945 à 1988, le taux de participation aux élections parlementaires fédérales canadiennes a oscillé entre 64 et 75 %. Depuis 1997, il varie entre 53 et 58 % [2]. La même tendance affecte l’Europe occidentale (Grande-Bretagne, Irlande, France, Allemagne, Pays-Bas, etc.) et le Japon où, là aussi, le tournant des années 1990 apparaît comme une période charnière. Les chiffres révèlent que c’est bel et bien chez les moins de 40 ans qu’on constate le taux de participation le plus faible. Il s’est maintenu chez les plus de 48 ans. On retrouve là, de toute évidence, un effet de génération. Les moins de 45 ans ont en commun d’avoir accédé au marché du travail dans la période où le néolibéralisme battait son plein et auquel adhéraient les gouvernements et les principaux partis politiques.

Une baisse marquée du membership des partis politiques a été constatée autant chez les grands partis traditionnels de la gauche[3] que de la droite[4]. Les partis politiques québécois ne sont pas en reste. À la fin des années 1970, on comptait environ 400 000 adhérents (300 000 au PQ) pour les deux principaux partis politiques, ce qui correspondait à près de 10 % de l’électorat. En 2010, il n’en reste qu’autour de 100 000, en incluant les tiers partis et alors que l’électorat compte 1,5 million d’électeurs de plus, ce qui représente quelque 1,8 % des électeurs inscrits. Le même phénomène caractérise les autres sociétés occidentales, à de rares exceptions près[5]. Il en résulte un électorat beaucoup plus fluide qu’autrefois, lorsque les gouvernements étaient élus ou défaits par les quelque 20 % d’électeurs ne s’identifiant à aucune famille politique. Cette fluidité s’exprime par de rapides changements d’allégeance. Le Québec s’inscrit donc dans une évolution plus globale qui affecte l’ensemble des pays capitalistes développés. L’électorat se reconnaît de moins en moins dans les partis politiques traditionnels et leurs programmes. Les politiques néolibérales et leurs effets ont dressé un mur entre un nombre croissant de citoyens et les grands partis politiques. Examinons maintenant ce qui est plus spécifique au Québec.

La question nationale

Si les politiques mises de l’avant par les partis politiques traditionnels ont joué un rôle démobilisateur, la question nationale, lorsqu’elle se trouve au-devant de la scène, suscite les passions et démontre avec force que l’électorat s’intéresse à la chose politique lorsqu’un véritable choix lui est offert. Le référendum d’octobre 1995 s’est conclu par un taux de participation de 93,5 %. L’option du OUI, que les sondages du mois précédent situaient à environ 38-41 %, a gagné en popularité au fur et à mesure que les organisations patronales et leurs partis politiques se mobilisaient dans le camp du NON. La stratégie des souverainistes, axée sur l’aspiration au changement, a porté fruit[6]. Après la quasi victoire du 30 octobre, les sondages de l’année 1996 indiquèrent que le OUI atteignait désormais les 56 %.

L’appui à l’indépendance ne devient fort que lorsque cette dernière incarne le changement. C’était manifestement le cas en 1995. Mais par la suite, la gestion provincialiste et néolibérale du PQ, dirigé par Lucien Bouchard, a démobilisé les forces du changement, du progrès social, qui sont allées voir ailleurs.

Il reste que la question nationale a pris beaucoup d’importance dans les années 1990 au point de contrecarrer l’apathie de l’électorat. En ne figurant plus comme option immédiate, la question nationale a cédé le pas aux autres enjeux, par ailleurs fort importants, mais pour lesquels les grands partis politiques se révèlent incapables de prendre une position progressiste, mobilisatrice. Cette situation a permis aux libéraux de Jean Charest d’accéder au pouvoir en 2003 avec une minorité des voix, pouvoir qu’ils ont su conserver en 2007 et 2008, sur fond d’abstention record et grâce à la division des forces d’opposition. Refusant de mobiliser la population derrière le projet de souveraineté et ayant déçu ses appuis traditionnels par sa gestion provincialiste et néolibérale, le PQ plonge à des niveaux d’impopularité jamais vus depuis les élections de 1970. Il n’arrive plus à stopper le processus de déliquescence marqué par la démission de députés, la remise en cause du leadership de Pauline Marois, la formation de tiers partis indépendantistes (Québec solidaire, Parti indépendantiste et Option nationale), etc.

Aujourd’hui, d’après les sondages publiés depuis juin 2011, les deux partis combinés obtiennent moins de 60 % des appuis – 51 % lors du sondage Léger-Marketing d’octobre 2011 : une telle situation est sans précédent, sauf en 2007, avec la montée de l’ADQ. Le reste revient aux tiers partis, qui se partagent 49 % des intentions de vote[7]. Auparavant, les deux grands partis traditionnels obtenaient entre 80 % et 90 % des appuis. Non seulement aucun parti n’est en voie de rallier une majorité, mais même la barre des 35 % apparaît difficile à franchir. Si on ajoute le parti de François Legault, l’appui combiné au PQ et au PLQ se situe à 40 %, contre 36 % pour la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ). Par ailleurs, jamais n’a-t-on observé un tel niveau d’insatisfaction, et sur une aussi longue période, envers un gouvernement (entre 64 et 79 %).

En l’absence d’une résolution de la question nationale dans un avenir rapproché, force est de constater le rejet de la classe politique traditionnelle. Ce rejet s’est exprimé de diverses façons au cours des huit dernières années.

En 2003, le Parti libéral de Jean Charest a remporté les élections alors qu’il obtenait moins de votes qu’à celles de 1998, qu’il a pourtant perdues.

En 2007, la colère envers le gouvernement Charest et le scepticisme envers le Parti québécois résolument à droite d’André Boisclair ont profité à l’ADQ.

L’ADQ ayant montré son vrai visage dans le cadre du gouvernement minoritaire de Jean Charest, elle est presque disparue de la carte électorale en 2008. Cependant, le PQ n’a pratiquement pas amélioré ses résultats en termes de suffrages exprimés et les libéraux de Charest sont redevenus majoritaires avec seulement 53 000 votes de plus qu’en 2007, alors que l’électorat comptait 108 000 électeurs supplémentaires. Le Parti québécois de Pauline Marois, ne pouvant résister à la tentation de récupérer les votes perdus au profit de l’ADQ, n’a gagné que 16 000 votes de plus qu’en 2007. Le rejet s’est exprimé dans le très faible taux de participation qui est passé de 71 % en 2007 à 57 % en 2008. Il faut remonter à 1927 pour retrouver un taux de participation aussi bas[8].

En mai 2011, les électeurs québécois ont rejeté le parti qu’ils appuyaient depuis 1993, le Bloc québécois. Rejetant résolument les Conservateurs et les Libéraux, ils ont opté pour le NPD, allant jusqu’à voter en toute connaissance de cause pour des candidats inconnus résidant loin de leur circonscription.

Enfin, les sondages actuels laissent penser qu’un tiers de l’électorat s’apprête à appuyer la CAQ de François Legault, désormais reconnue officiellement comme parti politique.

Il s’avère difficile de déceler quelque cohérence à travers tout cela dans une optique gauche/droite. D’ailleurs, le sondage Léger Marketing d’octobre 2011 révèle que 46 % des électeurs de l’ADQ voteraient pour le NPD si ce parti existait sur la scène provinciale. Le comportement de l’électorat ne peut s’expliquer, à mon avis, que par un rejet des deux principaux partis qui exercent le pouvoir depuis plusieurs décennies. Le Bloc québécois était lui-même devenu une sorte de symbole de l’immobilisme du pouvoir, en plus d’avoir payé le prix de ses liens trop serrés avec le PQ.

Mais ce qui demeure remarquable réside dans le maintien de l’option souverainiste à des niveaux relativement élevés. D’après Léger-Marketing, l’appui varie entre 36 et 47 % depuis mai 2009[9]. En 2011, il oscille entre 36 et 43 %. Il vaut la peine de rappeler qu’un sondage Créatec+ réalisé du 11 au 15 septembre accordait 38 % à l’option du OUI[10], six semaines avant la consultation populaire que les souverainistes ont failli gagner. Les autres maisons de sondages donnaient des résultats variant autour de 43 % entre avril et septembre 1995[11].

De toute évidence, le PQ se révèle de plus en plus incapable de mobiliser l’électorat souverainiste. En mettant en rapport l’appui au PQ et à son option, on obtient des résultats intéressants. En 1980, le rapport PQ/souveraineté se situait à près de 100 %. Cela signifie que le vote péquiste et l’appui à la souveraineté s’équivalaient. En 1995, il était d’environ 76 %, si on se fie aux résultats électoraux de 1994 et de 1998. La suite ne peut se baser que sur les sondages, ce qui pose des limites à la comparaison. Cependant, on peut affirmer sans grand risque de se tromper qu’il se situe à un niveau inférieur à 70 %. Pour le seul exemple du sondage Léger-Marketing d’août 2011, le soutien au PQ s’élève à moins du quart de l’électorat (24 %), alors que l’appui à la souveraineté atteint 36 %, d’où un rapport de 67 %. Si la CAQ présente des candidats, il descendra vraisemblablement à 50 % (18/36).

Le rejet de la classe politique traditionnelle affecte sans nul doute l’intérêt porté à la question nationale dans la conjoncture actuelle. Néanmoins, deux facteurs fondamentaux seraient susceptibles de relancer l’idée de l’indépendance : 1- la crise économique ; 2- le renforcement de l’identité québécoise. Le mouvement indépendantiste moderne a pris son élan avec le virage keynésien et providentialiste de 1960. Le partage des pouvoirs hérité de l’AANB est apparu aux yeux de plusieurs comme un obstacle au développement de l’État québécois. Or, la crise actuelle et sa gestion par le gouvernement Harper, en place pour au moins quatre ans, risque fort de générer des tensions, dans un contexte de plus grande rareté des ressources, et de contrarier les attentes du gouvernement du Québec, quel qu’il soit. Par ailleurs, au cours des dernières décennies, l’identité québécoise s’est élargie et renforcée, y compris chez une part significative des minorités. La génération qui s’identifiait comme « canadienne-française » ne représente plus qu’une minorité de la population. Tout cela se produit dans un contexte où le Canada anglais arrive maintenant à se donner un gouvernement majoritaire sans le Québec. Les mesures adoptées par le gouvernement Harper depuis son élection transforment l’image du Canada anglais au Québec, qu’il s’agisse du projet de loi C-10 sur la loi et l’ordre, des nominations d’unilingues anglophones à des postes importants (juge de la Cour suprême, vérificateur général du Canada et autres), des questions environnementales, etc. Manifestement, deux grandes nations s’affrontent, même si cet affrontement a revêtu une nouvelle forme depuis mai 2011. Il m’apparaît prématuré de signer l’acte de décès du mouvement indépendantiste.

Conclusion

Il faut retenir deux choses de ce qui précède : 1- le néolibéralisme n’a aucun avenir politique du côté des segments les plus progressistes et les plus politisés de l’électorat ; 2- la question du statut politique du Québec demeure un puissant levier de mobilisation, dans la mesure où elle est associée à une rupture avec le néolibéralisme, ce qui implique également qu’elle doit figurer à l’ordre du jour des priorités. Moins elle apparaît comme une échéance proche, plus elle devient théorique, abstraite, dans l’esprit de l’électorat.

Le pire scénario consiste à demeurer plus ou moins soumis aux dictats du néolibéralisme et à laisser la question nationale à l’arrière-plan. Il en résultera fatalement une faible participation politique et une fragmentation plus forte du système des partis. À l’inverse, la lutte contre le néolibéralisme et pour résoudre la question nationale dans les plus brefs délais constitue le meilleur des scénarios parce qu’il mobilise les forces vives de la nation. La question nationale québécoise ne pourra se résoudre sans une forte mobilisation. La mobilisation dépend elle-même d’enjeux de société qui dépassent la seule question nationale. À l’inverse, la question nationale constitue un formidable moyen pour sortir de l’impasse où nous ont conduits les politiques néolibérales. Quand les questions nationales et sociales se conjuguent, elles peuvent mener à des transformations historiques. Dans le cas du Québec, quand l’une et l’autre sont isolées, elles conduisent à l’échec.

Compte tenu de la crise que vit le Parti québécois, de son impuissance à résoudre la question nationale, du caractère désormais anachronique de sa stratégie pour y arriver, il faut espérer que l’ensemble des forces indépendantistes – et non les seules instances contrôlées par le PQ – s’unissent pour trouver le moyen de conjuguer projet de pays et projet de société. À ce titre, l’élection d’une assemblée constituante pourrait constituer l’outil démocratique par excellence pour atteindre cet objectif. D’éventuels états généraux devraient se pencher là-dessus, de toute urgence.

 

 


 

[1] Avant 2007, seules les élections de 1878 avaient donné un gouvernement minoritaire.

[3]Pascal Delwit, « La social-démocratie européenne et le monde des adhérents. La fin du parti communauté ? » in Pascal Delwit (sous la direction de) Où va la social-démocratie européenne ? : débats, enjeux, perspectives, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2004, p. 229-252.

[4]Peter Mair and Ingrid van Biezen, « Party Membership in Twenty European Democracies, 1980-2000, » Party Politics, Vol 7, no. 1 (January 2001), 5-21.

[5] Voir Susan E. Scarrow et Burcu Gezgor, « Declining memberships, changing members ? European political party members in a new era », Party Politics, Vol. 16, no. 6 (novembre 2010), p. 825.

[6]De façon ironique, la campagne du NON cherchait également à convaincre qu’un OUI entraînerait beaucoup de changements. Sans le vouloir, le patronat réussissait à accréditer l’idée que la souveraineté porterait atteinte à ses intérêts, laissant apparaître la bataille au sujet du statut du Québec comme une lutte de classes.

[7]Il faut insister ici sur le mot intention. Les sondages peuvent surestimer les appuis aux tiers partis lorsque les élections à venir sont relativement éloignées. L’inverse est toutefois possible : l’appui au NPD (au Québec, il s’agissait bien d’un tiers parti) en 2011 a été sous-estimé, à plusieurs mois de la campagne électorale.

[8] À cette époque, il n’était pas rare que des candidats soient élus par acclamation. Néanmoins, le calcul du taux de participation incluait les électeurs des circonscriptions à candidat unique, ce qui le faisait diminuer considérablement.

[9]La firme Léger-Marketing se base sur la seule question de la souveraineté, sans offre de partenariat. La question de 1995 offre invariablement des réponses plus favorables.

[10] Il s’agit du résultat obtenu en posant la question suivante : « Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain, peu importe que les négociations d’association économique et politique avec le reste du Canada réussissent ou échouent ? Voteriez-vous pour le OUI ou voteriez-vous pour le NON ? ». En posant la question prévue pour le référendum, le résultat était de 41 %.

[11]Édouard Cloutier et Anne-Marie Braconier, « L’opinion publique. Les hauts et les bas de l’option souverainiste » in Denis Monière et Roch Côté, L’année politique au Québec 1994-1995, Montréal, Fides, 1995, disponible sur le site suivant : http ://www.pum.umontreal.ca/apqc/94_95/cloutier/cloutier.htm

 

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