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S. Moissan et J.-P. Charland. L’histoire du Québec en 30 secondes

histoireduquebecen30secoSabrina Moissan et Jean-Pierre Charland

L’histoire du Québec en 30 secondes, Hurtubise, 2014, 160 pages

Les ancêtres des Québécois étaient des esclavagistes xénophobes ! Si les Québécois l’ignorent, ils l’apprendront bientôt grâce à L’histoire du Québec en 30 secondes…

La série « en 30 secondes » commence à être connue. Il s’agit de prendre un sujet comme la philosophie, ou dans ce cas-ci l’histoire du Québec, et de le faire découvrir au lecteur avec peu de textes et beaucoup d’images. Chaque page porte sur un thème précis lié au sujet et comporte un texte principal ayant pour sous-titre « en 30 secondes », un « condensé en 3 secondes » ainsi qu’une « réflexion en 3 minutes ». Sauf pour la réflexion, le temps indiqué correspond bel et bien à celui que le lecteur devra consacrer au texte. À côté de la page comprenant ces trois très courts textes figure une page complète couverte d’images, plutôt jolies il faut le dire. À cela s’ajoutent quelques micro-biographies où, là encore, l’image occupe autant de place que les textes. Bref, il s’agit d’un ouvrage introductif pour lequel les auteurs, soit les historiens Sabrina Moissan et Jean-Pierre Charland, sont plus que qualifiés.

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Commentaires sur l'accueil fait à l'essai Souverainisme de province

Le 3 novembre dernier, était lancé mon premier essai intitulé Le Souverainisme de province. Mon ouvrage proposait notamment un retour historique dans les premières années du mouvement souverainiste, aspirant à démontrer que, dès le milieu de la décennie 1970, un certain basculement vers une logique provincialiste s’est opéré. Ma thèse n’est certes pas franchement nouvelle : la critique de l’étapisme comme enfermement du projet d’indépendance dans les bornes de l’impuissance circule depuis des décennies. Il me semblait cependant fondamental de dépasser les condamnations rhétoriques et de documenter le virage en question afin de démontrer qu’il s’est agi là d’un véritable changement de paradigme et de culture politique et non pas seulement d’une manœuvre tactique. Cette synthèse devait être écrite, surtout à la suite d’une élection où se sont multipliés les cafouillages à propos du référendum, les péquistes confondant le moyen avec l’objectif et réduisant la construction d’un nouveau pays à une question de calendrier et d’humeur populaire.

L’ouvrage a été fort bien reçu et il continue de nourrir débats et réflexions. J’accueille modestement les bons mots à l’endroit de mon travail et en remercie leurs auteurs. Je juge cependant bon ici de répondre à certaines critiques en les abordant une par une.

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Éditorial - Se faire sujet de son Histoire

2015fevriermars250C’est le défi le plus grand qu’aura eu à relever le Québec depuis l’Acte d’Union. Le dossier du pétrole des sables bitumineux place notre pays au cœur d’enjeux géostratégiques d’une envergure sans précédent. La province et la mentalité rabougrie qu’elle instille ne nous auront guère préparés à faire face au gigantesque déferlement des forces qui vont tenter de nous empêcher de faire valoir nos intérêts nationaux, nos intérêts vitaux, mais nous devons faire face. Avec force ruse, courage et détermination. Avec la puissance de l’enracinement.

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Le démantèlement de la nation (chronique 5)

La période couverte s’étend du 29 novembre 2014 au 22 février 2015 (environ 3 mois).

À surveiller les femmes. On a dit que les groupes touchés par les actions du gouvernement Couillard ne pourront pas s’unir parce qu’ils sont trop divers et défendent des intérêts trop différents, parfois même opposés. Cependant, s’il y a une chose claire, c’est que le démantèlement du modèle social québécois touche en particulier les femmes. Femmes de toutes les classes, dans tous les types d’emplois, dans la métropole comme dans les régions, femmes mères ou aidantes naturelles. Les femmes (et là, je ne veux pas dire celles « de souche » et celles « des communautés culturelles », car à la fin il nous faut sortir de cette dichotomie nuisible à l’avenir du Québec), les Québécoises, donc, vont se mobiliser. Ça commence déjà dimanche 22 février, à la place Émilie-Gamelin à Montréal, 85 groupes sociaux de divers horizons ont lancé un appel contre l’austérité. Les trois têtes d’affiche en furent des femmes (La Presse, web, 22 février).

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Lanoraie dit non

En tant que maire de la municipalité de Lanoraie dans la MRC d’Autray, je veux expliquer le cheminement du conseil municipal dans le dossier de l’oléoduc Énergie Est par TransCanada PipeLines.

Pour débuter, je tiens à rappeler que le conseil municipal de Lanoraie a adopté une résolution, et ce, à l’unanimité le 10 mars 2014, dans laquelle le conseil refuse de façon catégorique et énergique à ce que l’oléoduc passe sur le territoire de la municipalité de Lanoraie. Ensuite, la MRC de D’Autray a adopté une résolution d’appui, encore une fois de façon unanime, par les 15 maires de la MRC dès le 9 avril 2014. Le 4 février 2015, le conseil de la MRC de d’Autray adoptait une résolution unanime en s’opposant de façon catégorique et énergique au passage de l’oléoduc sur le territoire de la MRC.

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La force du nombre

Lanoraie, petit village de Lanaudière, a le privilège de posséder une tourbière couvrant le tiers de son territoire, un des plus vastes milieux humides des basses terres du Saint-Laurent. Une partie de celle-ci est classifiée réserve écologique ce qui lui permet de bénéficier d’un haut degré de protection. Les citoyens de Lanoraie s’activent depuis de nombreuses années afin de protéger ce précieux milieu humide. Un premier organisme citoyen, « La Bande à bonne eau », a été créé il y a plus de 30 ans afin d’éviter qu’une entreprise privée installe une grenouillère dans la tourbière. Cet organisme, devenu depuis la Société de conservation des terres humides, continue son travail de protection, de promotion et d’agrandissement de cette richesse écologique.

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Écrire une page d’histoire à la MRC de D’Autray

Ce n’est pas sans inquiétude qu’en cette soirée du 4 février 2015, je me suis installée dans l’une des 70 chaises alignées au fond de la salle des délibérations de notre MRC de D’Autray située en la belle ville de Berthier. Ce n’était pas la première fois que je m’y rendais pour questionner nos élus au sujet du passage de l’oléoduc de TransCanada sur notre territoire. Pour ma part, c’était la troisième participation, mais d’autres m’y avaient précédé à plusieurs reprises. Ils arrivaient parfois seuls, parfois en couple et parfois même en groupe. En voyant ces citoyens remplir les sièges, puis manquant de place se tenir par dizaines debout à l’arrière, je me suis demandé qui étaient ces gens qui décidaient de se déplacer par un froid de canard, un soir de semaine, pour venir s’adresser à leurs élus.

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Pour un développement durable et une démocratie participative

Député de Berthier depuis 2008. Auparavant, il a été maire de Lanoraie et préfet de la MRC de D’Autray.

Avant même de choisir la carrière politique, deux sujets attiraient particulièrement mon attention : le développement durable et la démocratie participative. En effet, je suis convaincu de deux choses. En premier lieu, le peuple a le pouvoir qu’il veut bien prendre. En second lieu, nous sommes la première génération de l’histoire de l’humanité qui laissera la planète dans un pire état qu’elle l’était à la génération précédente et nous devons réagir en conséquence. Il se trouve que ces deux aspects constituent les principaux ingrédients qui alimentent le grand mouvement de lutte contre le projet d’oléoduc TransCanada Énergie Est dans D’Autray, dans Lanaudière et dans d’autres régions du Québec.

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Pourquoi s’inquiéter du transport par rail du pétrole sale ?

L'auteur est maire d'Amqui

Le gouvernement canadien par l’entremise de Transports Canada (TC) est l’autorité responsable de tout ce qui touche le transport des personnes et des marchandises à travers le Canada. Une autorité qui semble faillir à sa responsabilité en matière de protection publique et qui fait preuve d’un sérieux laxisme en matière de sécurité. Rappelons que depuis 2010, les dépenses pour la sécurité maritime ont chuté de 27 %, alors que celles en matière de sécurité ferroviaire ont diminué de plus de 20 %, dont une baisse de 10 % en 2014. À la lumière de ces données, comment pouvons-nous croire que Transports Canada remplit efficacement son mandat au chapitre de la sécurité du transport de matières dangereuses par rail ? Ce ministère dont la mission stratégique ne fait pas de doute n’a pas même utilisé le montant de quatre millions $ inscrit dans son enveloppe budgétaire 2013-2014. Comment interpréter une telle décision dans un contexte où les populations directement impactées par le transport du pétrole lourd par rail sont aux abois ? De surcroît, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, n’est pas en mesure d’expliquer clairement cette situation. Laxisme ?

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L’aménagement du territoire confronté à la « route des huiles »

Professeur retraité du département de géographie de l’UQAM. Spécialiste en aménagement et développement territorial

Laissée aux seules règles de l’économie, l’organisation du territoire est entraînée dans le désordre et le chaos. Une société qui se donne pour objectif le développement ordonné et harmonieux de ses milieux de vie introduit des préoccupations d’ordre social, culturel et environnemental au cœur de la rationalité économique dans le processus d’occupation et d’utilisation de l’espace.

Ces préoccupations sont à l’origine de la pratique de l’aménagement du territoire, soit un ensemble d’interventions politiques et techniques qui moralisent en quelque sorte les actions de développement et leur impact sur la qualité de vie des populations.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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