Vers un Royaume-Désuni ?

Histoire. Université de Sherbrooke

En 1977, Tom Nairn, politologue et historien, prédisait dans The Break-up of Britain l’éclatement inévitable du Royaume-Uni1. À l’époque, cette thèse fut accueillie avec beaucoup de scepticisme. Aujourd’hui, cependant, comme le souligne Keith Dixon « avec le recul, il est difficile de résister aux conclusions de Nairn2. » En effet, le Royaume-Uni, qui découle d’un long processus de conquête et d’intégration des différentes nations des îles britanniques au Royaume d’Angleterre, est maintenant confronté à un effritement du pouvoir central au profit de pouvoirs régionaux toujours à la recherche d’une autonomie de plus en plus grande.

Encadrées par les actes d’Union liant le Pays de Galles (1536), l’Écosse (1707) et l’Irlande (1801) à l’Angleterre, les relations centre/périphérie ont connu, au fil des siècles, une évolution contrastée dans les différentes régions constituant le Royaume-Uni. Ces relations, construites au gré du contexte historique et de la nature des traités scellant l’union des différents « royaumes », méritent une attention particulière, si nous voulons comprendre pourquoi elles sont en profonde mutation depuis le troisième quart du XXe siècle. L’Irlande, comme nous le verrons, fait figure d’exception. La guerre d’indépendance menée au lendemain de la Première Guerre mondiale et l’établissement de la République en 1949 rompirent tous les liens constitutionnels entre l’Irlande et le Royaume-Uni, à l’exception de certains comtés de l’Ulster en l’Irlande du Nord. Peuplés majoritairement par des protestants, ces comtés sont demeurés au sein du Royaume-Uni à la suite du traité de Londres signé le 6 décembre 19213.

Le Pays de Galles

Le processus d’unification des différentes nations des îles britanniques débuta avec l’incorporation du Pays de Galles au Royaume d’Angleterre. Établi en 15364, cet acte d’union peut être, en quelque sorte, considéré comme le prélude à l’union avec l’Écosse et l’Irlande. Cette Union survint, d’ailleurs, à un moment particulier dans l’histoire de l’Angleterre. Sous l’impulsion de la réforme protestante, la politique anglaise fut guidée par un désir centralisateur qui se traduisit par la construction d’un état unitaire et l’élimination des particularismes féodaux. En somme, Londres voulait soumettre les Îles britanniques au contrôle d’un roi anglais, d’un empire anglais, et d’une église anglaise5.

Le pays de Galles, conquis par Édouard 1er et soumis au Statut de Rhuddlan, était depuis 1284 en grande partie incorporé au fief personnel de Sa Majesté. Malgré ces liens étroits avec la couronne anglaise, le Pays de Galles demeurait divisé sur les plans politiques, juridiques et administratifs. Au début du XVIe siècle, il était toujours composé de trois régions distinctes : la Principauté de Galles, la plus grande de ces entités politiques6, les marches galloises, dont les seigneurs étaient devenus au fil des ans des sujets du souverain anglais, et quelques fiefs seigneuriaux indépendants existaient toujours7. Dans ses trois entités, principalement dans les marches et les fiefs indépendants, subsistaient de nombreuses coutumes locales et une administration de la justice qui différaient à bien des égards à la common law anglaise. Londres tolérait mal que sa justice n’ait aucune prise sur ces régions et les accusait d’abriter tous les criminels du royaume. Pour remédier à cette situation, mais aussi pour s’assurer du contrôle des régions côtières, afin de protéger le Royaume d’une invasion, Henri VIII considérait comme vitale l’union du Pays de Galles à l’Angleterre8.

Pour faciliter l’incorporation du Pays de Galles au Royaume d’Angleterre, Londres adopta différentes politiques, dont plusieurs conciliantes. Ces politiques, qui dans le fait constituent l’Acte d’Union, sont composées de différentes mesures adoptées entre 1536 et 1543. Parmi ces mesures, on peut y lire que les Gallois bénéficient désormais des mêmes droits et privilèges que les Anglais, qu’ils ont droit de se gouverner eux-mêmes par l’entremise de leurs représentants au parlement et qu’ils sont soumis à la common law et au système anglais de l’administration de la justice.

Mais toutes les mesures n’étaient pas conciliantes. Pour que le Pays de Galles devienne anglais, il fallait faire disparaître les spécificités politiques juridiques et administratives du Pays de Galles et bannir la langue, la culture, les traditions et les coutumes galloises de la sphère publique. Avec l’Acte d’Union, la Principauté, les marches et les fiefs indépendants disparaissaient et furent remplacés par 13 comtés dont les frontières demeurèrent plus ou moins les mêmes jusqu’en 1974. Ainsi, le Pays de Galles n’existait plus comme entité autonome comme en fait foi la loi de « l’Uniformité » votée par le parlement de Londres en 1663. Cette loi stipulait que du point de vue administratif, le Pays de Galles faisait partie de l’Angleterre9. Les premières éditions de l’Encyclopaedia britannica traduisaient bien cette réalité. On pouvait y lire sous l’entrée « Pays de Galles » voir Angleterre10.

Les visées assimilationnistes de l’Acte d’Union étaient beaucoup plus claires en ce qui concerne la langue. L’anglais devenait la langue officielle, comme on peut le lire dans une des différentes mesures adoptées : « L’anglais est la langue de la justice, tout serment doit être prononcé en anglais, tout locuteur gallois ne peut occuper aucun office dans le Royaume d’Angleterre, à moins qu’il utilise l’anglais11. »

Cette mesure eut pour conséquence l’anglicisation rapide des élites galloises, désireuses de préserver leurs privilèges, mais eut peu d’impact sur le reste de la population. Le peuple gallois qui vivait majoritairement dans de petites communautés rurales, non intégrées au marché économique anglais et isolées des locuteurs anglais par une géographie capricieuse, réussit à préserver et faire vivre la langue et la culture galloises. L’industrialisation rapide du sud du Pays de Galles dans la seconde moitié du XIXe siècle bouleversa cet état de fait. L’industrialisation fut synonyme d’anglicisation12, éveillant ainsi un nationalisme culturel, au XIXe siècle, puis politique, au XXe siècle, dans lequel la langue et la culture s’exprimaient comme marqueurs identitaires13.

L’Écosse

L’union de l’Angleterre et de l’Écosse survient dans un contexte différent. L’Écosse était, au début du XVIIIe siècle, toujours indépendante. Elle possédait son propre parlement, mais partageait le même souverain que l’Angleterre depuis 1603, année où Jacques VI, fils de Marie Stuart, hérita de la couronne d’Angleterre à la mort d’Élisabeth 1re 14 .

Ce règlement constitutionnel ne satisfaisait ni l’Angleterre ni l’Écosse. Les Anglais voyaient d’un mauvais œil le désir d’émancipation du parlement écossais depuis la révolte jacobite durant la Glorieuse Révolution et les Écossais, de leur côté, toléraient de moins en moins l’ingérence anglaise dans les affaires écossaises. L’Acte d’Union de 1707 mit fin à ces tensions.

Au début du XVIIIe siècle, l’Écosse était aux prises avec de graves problèmes financiers en raison de la faillite de l’expédition coloniale de Panama. La promesse de liquider les dettes faite par les Anglais si l’union était acceptée par le parlement écossais joua un rôle important dans la prise de décision des parlementaires. Ce qui fit dire à l’historien nationaliste écossais, William Fergusson, que :

L’Acte d’Union n’était pas inévitable. Il n’est pas non plus l’aboutissement d’un travail d’hommes politiques altruistes ayant le bien de l’Écosse à Cœur. L’Acte d’Union reflète plutôt les intérêts immédiats et cupides d’une classe politique corrompue. [C’est pour lui donc] la plus grande opération de corruption politique du XVIIIe siècle15.

L’Acte d’Union fut adopté malgré de nombreuses manifestations hostiles. Contrairement à celle du Pays de Galles et de l’Angleterre, l’Union de l’Écosse et de l’Angleterre, donnant naissance à la Grande-Bretagne, ne fut pas une simple et pure incorporation de l’Écosse à l’Angleterre. Même si le sort de l’Écosse fût désormais lié au Parlement de Westminster, l’Acte d’Union de 1707 garantissait le maintien et l’indépendance de l’église presbytérienne et des systèmes scolaire et judiciaire écossais. Ces institutions devinrent des marqueurs identitaires plus importants que la langue. Il ne faut pas oublier qu’il y a non pas une, mais deux langues vernaculaires en Écosse : le gaélique parlé par une très faible minorité habitant les Highlands, et le scots majoritaire dans les Lowlands.

L’opposition à l’Acte d’Union s’effrita rapidement cependant. Les Écossais trouvèrent leur compte dans l’Empire britannique ; nombreux sont ceux qui participèrent à l’aventure coloniale comme colons, missionnaires, soldats et administrateurs. Entre 1815 et 1920, on évalue à plus d’un million le nombre d’Écossais parti vivre dans les colonies britanniques16. L’enthousiasme des Écossais à l’endroit de l’Empire britannique ne se démentit pas jusqu’à l’avènement du Commonwealth comme en témoignent les louanges de Charles Dilkes, homme politique libéral de la fin du XIXe siècle et inventeur de l’expression Greater Britain, à la participation des Écossais dans cette aventure coloniale.

Dans les colonies britanniques du Canada jusqu’au Ceylan, de Dundin à Bombay, pour chaque Anglais qui fait fortune seul, on compte dix Écossais. Il est étrange, à vrai dire, que l’Écosse ne soit pas devenue le nom qui désigne le Royaume-Uni17.

La fin de l’Empire modifia, cependant, l’adhésion des nombreux Écossais au Royaume-Uni. Après la Seconde Guerre mondiale se développa un nationalisme politique qui prit de l’ampleur dans les années 1970 et poursuivit son ascension jusqu’à aujourd’hui.

Irlande

Le dernier des actes d’Union, celui de l’Irlande prendra une tournure plus dramatique que les deux autres, tant en raison du contexte de sa signature que de l’évolution des relations entre l’Irlande et Westminster. La présence anglaise en Irlande remonte au XIIe siècle. Lors de cette première invasion, les Anglais ne réussirent qu’à contrôler quelques régions côtières, « the Pale », principalement Dublin et ses environs. La vraie conquête de l’Irlande, débutée seulement après la réforme protestante, visait à soumettre l’Irlande demeurée catholique. Lancée au début du XVIIe siècle, cette deuxième conquête fut marquée par l’implantation de colons protestants dans la province de l’Ulster et la mise en place d’un système de discrimination systémique à l’endroit des catholiques18. À partir de ce moment, l’évolution de l’Irlande allait se faire au rythme des affrontements entre catholiques et protestants.

Les nouveaux colons protestants, bien qu’ils jouissaient de privilèges en Irlande, ne bénéficiaient pas des mêmes avantages économiques que les Anglais et étaient considérés comme des citoyens de seconde zone par ceux-ci. Ces rapports inégalitaires firent naître un nationalisme protestant parmi cette nouvelle élite coloniale. Ce nationalisme s’exprima par les représentants du parlement de Dublin qui désiraient accroître leur autonomie à l’endroit de Londres. S’ils s’entendaient tous pour mettre fin aux inégalités entre eux et les Anglais, ils étaient fortement divisés sur la question de l’émancipation des catholiques. Certains la souhaitaient, d’autres la refusaient au nom du maintien de leurs privilèges.

En raison du climat politique qui régnait en Irlande, les idées de la Révolution française furent bien accueillies. Inspiré par les idées républicaines, Theobalt Wolfe Tone, jeune avocat protestant, fonda la société des Irlandais unis. Wolfe Tone constitua cette société :

[…] dans le but de promouvoir la fraternité d’affection, une communion de droits et une union des énergies entre les Irlandais de toutes confessions religieuses, de manière à obtenir une complète réforme de la législature, fondée sur le principe de la liberté civile, politique et religieuse19.

Les Irlandais unis préconisaient l’indépendance de l’Irlande. Comme le soulignait Wolfe Tone, il fallait se libérer de l’Angleterre, la « source intarissable de tous les maux de l’Irlande20. »

D’abord réformiste, cette société se radicalisera lorsqu’elle fut interdite après l’entrée en guerre de l’Angleterre contre la France révolutionnaire. La révolution était maintenant à l’ordre du jour. En 1798, après avoir obtenu l’assurance que la France révolutionnaire leur viendrait en aide, les Irlandais unis, appuyés par une large section de la population catholique, prirent les armes. Réprimé dans le sang, ce soulèvement fut l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire de l’Irlande. Plus 30 000 personnes y trouvèrent la mort, dont Wolfe Tone, qui s’enleva la vie en captivité après qu’on lui ait refusé le privilège de porter l’uniforme militaire devant le peloton d’exécution.

Au lendemain du soulèvement des Irlandais unis, le parlement de Dublin avait perdu toute crédibilité aux yeux de Londres. Il s’était montré incapable d’apaiser les tensions entre les deux communautés. L’Union de l’Irlande et la Grande-Bretagne était maintenant à l’ordre du jour. Pour William Pitt, premier ministre de la Grande-Bretagne, l’acte d’Union avait comme objectif, en ces temps de guerres, de pacifier la population, d’étendre et de renforcer la nation tout en consolidant l’Empire. Mais pour y arriver, il fallait, selon lui, que l’Union ne soit pas rejetée par la majorité de la population ou qu’elle ne l’exclue pas. Ainsi donc, pour Pitt, la réussite de l’Union était liée à la question de l’émancipation des catholiques21.

Les idées de Pitt reçurent une forte opposition au sein du parlement de Dublin. L’Union fut d’ailleurs battue lors d’un premier vote en 1799. L’année suivante, voulant éviter un second échec, Londres décida d’acheter les votes en utilisant, entre autres, illégalement des fonds en provenance des services secrets. Cette fois-ci, l’Union triompha et prit effet le 1er janvier 1801, donnant ainsi naissance au Royaume-Uni.

L’Irlande souhaitée par Pitt ne se réalisera cependant pas. George III s’opposa catégoriquement à l’émancipation des catholiques. En raison de ce refus, l’Union n’en était plus une entre l’Irlande et la Grande-Bretagne, mais une entre la Grande-Bretagne et l’élite protestante d’Irlande22.

Le rejet de l’émancipation des catholiques donna naissance au nationalisme catholique. Ce nationalisme s’articula à travers deux tendances, l’une constitutionnelle, l’autre révolutionnaire. La voie constitutionnelle fut empruntée dans la première moitié du XIXe siècle par Daniel O’Connell à travers ses campagnes pour l’émancipation et l’abrogation de l’Acte d’Union, et dans le troisième quart du XIXe siècle, par Charles Parnell, à la tête du Parti du Home Rule, revendiquant l’autonomie interne. De son côté, la voie révolutionnaire, dessinée dans le sillage de Wolfe Tone, fut suivie par Robert Emmet, le mouvement Jeune-Irlande, les fenians (aussi connus sous le nom de Irish Republican Brotherhood) et l’Armée républicaine irlandaise (IRA). C’est cette deuxième voie qui réalisa l’indépendance de l’Irlande du Sud en 1921, donnant naissance, du même coup, à la question de l’Irlande du Nord.

De la fin de Seconde Guerre mondiale à nos jours

La fin de l’Empire britannique, la décolonisation, les mouvements de libération nationale eurent des échos favorables dans les différentes régions du Royaume-Uni. En Irlande du Nord, le désir d’émancipation de la population catholique, qui était victime de nombreuses discriminations, provoqua le retour des armes. De la fin des années 1960 à 1998, un conflit meurtrier, qui coûta la vie à plus 3600 personnes, déchira la société nord-irlandaise23. Les Accords du Vendredi saint, qui y mirent fin, furent négociés entre Londres, Dublin et des représentants des communautés catholique et protestante d’Irlande du Nord. Pour arriver à cet accord, Londres dut donc reconnaître que la question d’Irlande du Nord ne pouvait se résoudre sans la participation de la République d’Irlande. Le partage de la gestion de cette province avec un état indépendance remet en question la nature des relations centre/périphérie établies depuis l’accord de Londres.

Comme en Irlande du Nord, la contestation de l’Union avec l’Angleterre en Écosse et au Pays de Galles prit son envol dans les années 1960. Après la Seconde Guerre mondiale, l’état providence avait su, pour un temps, remplacer l’Empire comme moteur de l’adhésion de l’Écosse et du Pays de Galles au Royaume-Uni. En effet, la social-démocratie anglaise avait réduit les inégalités sociales et économiques entre les régions et le centre. Cependant, la crise économique et sociale qui secoua le Royaume-Uni dans les années 1970 transforma en profondeur le paysage politique anglais et favorisa la contestation de l’Union.

L’avènement au pouvoir de Thatcher, symbole fort de cette reconfiguration du paysage politique britannique, marqua un tournant décisif dans l’émergence des forces souverainistes. La destruction de l’État providence et la lutte menée contre les syndicats par la Dame de fer furent perçues comme une attaque en règle contre les régions, bastions des industries traditionnelles fortement syndiquées. Les effets néfastes des politiques thatchériennes en Écosse et au Pays de Galles permirent au Scottish National Party (SNP) et au Plaid Cymru, parti nationaliste gallois, de poursuivre leur ascension. En Écosse, cette ascension fut beaucoup plus rapide qu’au Pays de Galles, en raison de la découverte du pétrole et du gaz naturel en mer du Nord. Pour les nationalistes, le pétrole et le gaz naturel appartiennent aux Écossais et leur permettront d’établir une société à la hauteur de leurs ambitions.

La décentralisation des pouvoirs n’apporta pas les effets voulus par Londres. L’établissement de parlements régionaux au Pays de Galles et en Écosse à la fin des années 1990, au contraire de satisfaire les appétits autonomistes, les développèrent. Les résultats des dernières élections législatives britanniques en Écosse le démontrent, malgré l’échec du camp du « oui » au référendum de 2014 sur l’indépendance24.

Même si toutes les nations composant le Royaume-Uni ne sont pas rendues à la même étape dans leur marche vers l’indépendance ou vers une plus grande autonomie, le Royaume-Uni, tel que le prédisait Tom Nairn est condamné à se transformer s’il ne veut pas disparaître. 

 


 

1 Nairn, Tom (1977). The Break-up of Britain : Crisis in neo-nationalism, Londres, New Left Books, 368 p.

2 Dixon, Keith (2007). « Identités britanniques. Éclatement de la Grande-Bretagne », Savoir/Agir, 2,2, p.71.

3 Ce traité mettait fin à la guerre d’indépendance.

4 En fait, l’Acte d’Union entre le Pays de Galles est constitué de différentes lois votées entre 1536 et 1542. Voir à ce sujet : David Williams (1951). A History of Modern Wales, Londres, John Murray, p. 33

5 Jackson, Alvin (2012). The Two Unions. Ireland, Scotland, and the Survival of the United Kingdom, 1707-2007, Oxford, OUP, p.338.

6 Depuis 1301, pour affirmer l’autorité de la couronne britannique sur cette Principauté, l’héritier au trône britannique reçoit le titre de « Prince De Galles ».

7 Jenkins, Philip (1992). A History of Modern Wales 1536-1990, Londres, Longman, p.86.

8 D. Williams, op. cit. pp. 33-34.

9 K. Dixon, op.cit., p. 73.

10 K. Morgan (1971), « Welsh Nationalism : the Historical Background », Journal of contemporary History, 1, 6, p.153.

11 Cité dans D. Williams, op. cit., p. 38

12 Pour comprendre le processus d’anglicisation voir : A. Poulin (2002). « Industrialisation, migration et anglicisation dans une communauté minière du sud du Pays de Galles : Treherbert, vallée de la Rhondda 1861-1891 », Canadian journal of history/Annales canadiennes d’Histoire, XXXVII, août, p.229-251.

13 Sur le nationalisme gallois, voir : A. Poulin, « Le Pays de Galles au XIXe et XXsiècle : renaissance d’une nation » Bulletin d’histoire politique, 21, 1, p. 43-56.

14 Élizabeth 1re n’ayant pas eu d’enfant, la couronne revint à Jacques IV qui était le plus proche parent de la défunte souveraine.

15 Y. Deschamps (2012), « Résistances écossaises à L’Union de 1707 : Essai historiographique », Dix-Huitième Siècle, 44, p.610.

16 G. Vaughan (2010), « Un empire écossais ? : L’Écosse et le monde 1815-1931 », Histoire @Politique, 2, 11, p.1.

17Ibid

18 Les mesures discriminatoires (lois pénales) interdisaient aux catholiques « de siéger au Parlement de Dublin, puis suppression du droit de vote ; exclusion de l’armée, de la marine, de l’administration, du barreau et des autres professions libérales ; interdiction de porter l’épée, d’avoir un cheval de plus de cinq livres, d’acquérir même par dons ou héritages des terre ayant appartenu à un protestant, d’enseigner dans des écoles ou chez des particuliers, d’envoyer leurs enfants s’instruire à l’étranger… » J. Guiffan (1989), La question d’Irlande, Bruxelles, Complexe, p.27.

19 Cité dans P. Joannon (2006), Histoire de l’Irlande et des Irlandais, Paris, Tempus, p.215

20 J. Guiffan, op.cit. p. 33.

21 P. Bew (2007) Ireland. The Politics of Enmity 1789-2006, Oxford, OUP, p. 53-54.

22 A. Jackson (2001), « The Irish Act of Union 1801-2001 », History Today, 51, 1.

23 Pour connaître les origines de ce conflit voir A. Poulin (2011), « Les années 1960 en Irlande du Nord : de la lutte pour les droits civiques à la lutte armée », Bulletin d’histoire politique, 19, 3, p. 170-180.

24 Lors des élections législatives de 2105, le SNP a remporté 56 des 59 sièges écossais. Lors du Référendum de 2014, le « non » le remporta par 55,4 % des voix.

* Histoire. Université de Sherbrooke

 
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