Martin Lemay. À la défense de Maurice Duplessis

Martin Lemay
À la défense de Maurice Duplessis, préface de Mathieu Bock-Côté, Montréal, Québec-Amérique, 2016, 165 pages

Voici un petit essai qui n’est à proprement parler ni une étude d’histoire ni un pamphlet, mais tient un peu des deux. Comme le titre l’indique, l’auteur s’y porte à la défense de Maurice Duplessis, premier ministre aimé et haï s’il en fut un.

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Carl Bergeron. Voir le monde avec un chapeau

Carl Bergeron
Voir le monde avec un chapeau,Montréal, Boréal 2016, 357 pages

>Voir le monde avec un chapeau est un ouvrage émouvant. Il est un de ces livres qu’on peine à déposer. L’auteur Carl Bergeron (Un cynique chez les lyriques, 2012), dans ce livre qui se présente sous la forme d’un journal chronologique, dresse le portrait d’un lieu et d’une époque. À travers ses lunettes se dessine le Québec des années 2010, pour le meilleur et souvent pour le pire. Car il faut le souligner, on ne sort pas spontanément enchanté de la lecture du livre de Bergeron. Certes, son style, tout comme sa prose, captivent. Il en est de même du propos, varié et intelligemment abordé. C’est sans doute le diagnostic qu’il pose, ou du moins le portrait de notre société qu’il dresse, qui sans nous surprendre, n’en est pas moins bouleversant.

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Andrée Ferretti. Mon désir de révolution

Andrée Ferretti
Mon désir de révolution, Montréal, XYZ éditeur, 2015, 146 pages

Comment en vient-on à désirer la révolution ? C’est ce parcours intellectuel et militant que relate une Andrée Ferretti dont le verbe garde son mordant. Si elle ne laissait pas indifférents René Lévesque et même Pierre Bourgault par son caractère obstiné, on retrouve, des décennies plus tard dans son œuvre écrite, « la pasionaria » décrite par Jacques Lanctôt.

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Claude Corbo. Honoré Mercier – Discours 1873-1893

Claude Corbo
Honoré Mercier – Discours 1873-1893, Del Busso, 2016, 434 pages

Je rêvais que l’anthologie des discours d’Honoré Mercier, publiée par J. O. Pelland en 1890, fasse l’objet d’une réédition ; je rêvais que les discours prononcés après 1890 y soient ajoutés ; je rêvais que Claude Corbo, passé maître dans l’art de l’anthologie, soit l’artisan de cet exercice monacal. Ces trois rêves se sont réalisés, d’un coup. En prenant l’ouvrage sur les tablettes, j’avais impression de gagner le gros lot.

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Marc Cassivi. Mauvaise langue

Marc Cassivi
Mauvaise langue, Montréal, Éditions Somme toute, 2016, 101 pages

Marc Cassivi s’invite dans le débat sur la langue. Il en a gros sur le cœur. Dans Mauvaise langue, le livre où tout se bouscule, Cassivi dénonce. Il dénonce quoi ? Il dénonce qui ? Le sait-il lui-même ? Puis il invite les Québécois à revoir leur rapport à la langue anglaise, qui est selon lui « malsain ».

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Cécile Alduy et Stéphane Wahnich. Marine Le Pen prise aux mots

Cécile Alduy et Stéphane Wahnich.
Marine Le Pen prise aux mots : décryptage du nouveau discours frontiste, Paris, Seuil, 2015, 310 pages

La visite de Marine Le Pen au Québec a suscité la controverse et de nombreuses déclarations intempestives cherchant à diaboliser ce parti. Ces attaques étaient bien souvent ad hominem et s’appuyaient sur des connaissances bien approximatives des positions du Front national. Les contempteurs québécois répétaient les dénonciations propagées par les médias français. En France, le Front national et ses dirigeants sont constamment la cible de la classe politique et médiatique. Ces dénonciations sont aussi véhiculées par des universitaires qui au nom d’un progressisme de bon aloi se servent d’approches scientifiques pour valider leurs partis pris idéologiques.

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Lève la tête, mon frère. Hommage à Pierre Falardeau

Pierre-Luc Bégin et Manon Leriche (dir.)
Lève la tête, mon frère. Hommage à Pierre Falardeau,Drummondville, Les éditions du Québécois, 2016, 204 pages

Les funérailles de Pierre Falardeau ont fait d’éclatante façon la démonstration d’une réalité connue de plusieurs mais qui, en cette journée d’octobre 2009, s’est révélée au grand jour : le peuple québécois reconnaissait en lui un défenseur indéfectible, un homme qui avait été de son bord toute sa vie. On assistera à la même reconnaissance quelques mois plus tard lors du décès de Michel Chartrand. Le monde politique souverainiste était bien sûr présent avec Jacques Parizeau, Barnard Landry et Pierre-Karl Péladeau. Des intellectuels aussi étaient venus témoigner, comme Pierre Vadeboncoeur, Yvon Rivard et Bernard Émond, de même qu’un grand nombre de comédiennes et de comédiens qui faisaient leurs adieux au cinéaste. Mais il y avait surtout, dans cette foule de plus de deux mille personnes massées dans l’église Saint-Jean-Baptiste, du monde ordinaire, de petites gens qui savaient depuis toujours pour qui Falardeau menait le combat.

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Éditorial - Le deni a assez duré

2016maijuin250C’est à peine commencé et, déjà, la course prend des tournures surréalistes. Enfermés dans le délire référendiste et piégés dans les multiples traquenards de la conduite d’échec, les premiers échanges sont restés dans les paramètres qu’en a dressé le cartel médiatique : la date du référendum, si référendum il y aura, et le rejet de la Charte des valeurs pour continuer de se prosterner devant le multiculturalisme. L’insistance des bonimenteurs et scribes à gages a fait son œuvre et voilà des têtes d’affiche qui réfléchissent dans les catégories de l’ordre établi. Tous les candidats sont englués dans les logiques défensives devant les mises en demeure que leur servent gardiens de la rectitude, promoteurs du statu quo et apatrides en tous genres. L’heure ne serait plus à l’indépendance, parait-il, et il s’en trouve parmi les aspirants leaders pour prétendre que leur rôle est de suivre l’opinion des adversaires et des sans opinion. Une idée avance quand ses porteurs la portent comme un possible, pas quand ils l’évoquent comme un souhaitable discrétionnaire. On fera l’indépendance en forçant le jeu, pas en farfinant sur les mille et une nuances du placement de produit et avec la bénédiction des spin doctors et autres gourous du marketing politique.

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Sortir des sentiers battus pour relancer l’indépendance et reprendre le pouvoir

Je n’ai jamais été plus convaincu […] que le plus grand et le plus irrémédiable malheur pour un peuple, c’est d’être conquis
– Alexis deTocqueville, Regards sur le Bas-Canada

De récents événements incontournables offrent une occasion rêvée de non seulement participer au débat de l’accession à l’indépendance, mais mieux encore sortir des sentiers battus. Ces événements se déclinent comme suit : une nouvelle course à la chefferie du Parti québécois (PQ), d’une part ; et le mandat confié, par les trois partis politiques indépendantistes, à Oui Québec (qui regroupe toutes les organisations souverainistes), de coordonner, dans une première phase, des travaux se limitant à trouver un terrain d’entente sur le mode d’accession à privilégier qui soit commun à tous ces partis, d’autre part.

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Le démantèlement de la nation (chronique 11)

La période couverte s’étend du 28 février au 9 juin 20161.

Le mot « Province » définit le statut du Québec depuis 1867, mais derrière la constance du vocabulaire la réalité évolue rapidement. Les États provinciaux doivent composer avec la présence du fédéral dans pratiquement tous leurs champs de compétence exclusive ; et de toute façon, ils n’ont plus les moyens financiers de définir ni de gérer seuls aucun enjeu le moindrement significatif. Dans son action, Québec rencontre partout ou presque les programmes et les conditions pour l’obtention de financement, les règlements, les structures de l’État fédéral, autant d’éléments qui empêchent notre État, même dans nos champs de compétence, d’avoir une action cohérente. Et on ne parle pas ici des décisions d’Ottawa dans les champs de compétence fédérale, décisions qui sont loin d’être toujours prises dans l’intérêt des Québécois. 

 

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Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

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