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Jacques Saint-Pierre, Martin Petitclerc. Histoire de l’assurance de personnes

Jacques Saint-Pierre, Martin Petitclerc
Histoire de l’assurance de personnes : des sociétés de secours mutuels aux grandes institutions d’assurance, Québec, Presses de l’Université Laval, 2015, 472 pages

Le récent ouvrage des historiens Jacques Saint-Pierre et Martin Petitclerc constitue la première synthèse universitaire de l’histoire de l’assurance de personnes au Québec.

Ce secteur financier regroupe l’assurance vie – temporaire et permanente – ainsi que la protection du vivant à laquelle se rattache, par exemple, l’assurance maladies graves. Ces produits peuvent être achetés sur une base individuelle ou collective.

Selon le dernier Rapport annuel sur les institutions financières 2014-2015 de l’Autorité des marchés financiers, les 17 assureurs de personnes à charte québécoise centralisent un peu plus de la moitié des 14,9 G$ des primes directes souscrites au Québec. Ces réservoirs de capitaux sont ensuite investis de diverses façons, comme dans des obligations gouvernementales, des actions de compagnies cotées en bourse, l’immobilier, etc. Et comme le savent les lecteurs de L’Action nationale, ces capitaux sont d’une importance stratégique pour le développement économique et l’avenir politique du Québec.

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Marc Cassivi. Mauvaise langue

Marc Cassivi
Mauvaise langue, Éditions Somme Toute, 2016, 101 pages

À défaut de maîtriser d’emblée le sujet qu’il veut traiter, on attend d’un journaliste qu’il fasse un certain travail de recherche, questionne des spécialistes ou lise les principaux travaux sur celui-ci. Le livre de Marc Cassivi, Mauvaise langue, publié aux éditions Somme Toute, ne suit définitivement pas cette approche. L’objectif de cet essai serait de contrer le discours prétendument alarmiste de ceux qui s’inquiètent du déclin du français au Québec. Voilà un sujet d’actualité sur lequel de nombreux démographes, linguistes et sociologues ont écrit. Mais pour Cassivi, nul besoin d’aller voir leurs travaux. Son expérience personnelle est suffisante.

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Les désastres annoncés du pilotage à vue

Note critique sur Dominique Lebel. Dans l’intimité du pouvoir. Journal politique 2012-2014, Montréal, Boréal, 2015, 432 pages

lebeldanslintimiteOn sort perplexe de la lecture des notes quotidiennes rédigées par Dominique Lebel et réunies sous le titre Dans l’intimité du pouvoir. Ce qui étonne au premier chef dans ces notes de l’ex-directeur de cabinet adjoint de Pauline Marois, c’est d’y découvrir au détour de chaque page un amateurisme désolant. Une parfaite démonstration de ce que peut être le pilotage à vue en politique.

Ce qu’on y constate, c’est le tourbillon dans lequel sont engagées les quelques personnes qui gravitent autour de la première ministre. Une succession de faits, de rencontres, de réunions, d’appels qui nous sont présentés sans, dans l’immense majorité des cas, qu’on y retrouve la moindre trace d’une réflexion ou d’une analyse. Les rencontres se succèdent à un rythme infernal, laissant peu ou pas de place à la préparation. On dîne avec Jean Lapierre. On discute avec le directeur de cabinet à la Culture de la fusion de deux musées. On tente de faire en sorte que Nicolas Marceau et Martine Ouellet s’entendent sur la nouvelle politique minière. On se désole que le gouvernement Harper veuille couper les crédits d’impôt accordés aux cotisants des fonds de travailleurs. Après une rencontre avec le ministre de la Santé Réjean Hébert, on y va d’une observation : « C’est un idéaliste qui refuse de voir les contraintes du monde politique. » Petit déjeuner avec Esther Gaudreault, du cabinet de Pierre Duchesne, pour parler du Sommet sur l’enseignement supérieur.

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Éditorial - One nation, one pipeline

2016septembre250Pendant que la province de Québec tourne chaque jour davantage à la bourgade asphyxiante, le plus meilleur pays du monde avance ses pions. Occupés à débattre des vertus des patates en poudre pour la gastronomie dans les centres d’accueil et à méditer les propos du savant docteur sur la conformité du lavage à la débarbouillette aux plus hauts standards de la médecine version libérale, les Québécois continuent de se faire enfirouaper dans l’indigence intellectuelle de la régression provinciale. Le projet de pipeline devient de moins en moins une hypothèse. Le Canada s’organise.

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L’affaire Boulangerie Maxie’s et la « fatigue culturelle » du Québec

Le 12 avril 2016, la Cour supérieure confirmait, dans un jugement passé complètement inaperçu, la décision qu’avait rendue la Cour du Québec en janvier 2015 dans l’affaire Boulangerie Maxie’s. Onze petits commerçants de la région de Montréal, reconnus coupables d’infractions à la Charte de la langue française, revenaient à la charge avec des arguments bien connus : leur affichage commercial bilingue ou unilingue anglais ne respectait pas la règle de la nette prédominance du français, mais les accusations à leur endroit devaient tomber puisque les dispositions de la loi 101, présentées comme contraires aux droits protégés par les chartes canadienne et québécoise des droits, seraient inconstitutionnelles. Déboutés en Cour supérieure, leur procureur portait la cause en appel. Le 3 juin 2016, le plus haut tribunal québécois accueillait la requête pour permission d’en appeler.

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Pourquoi il faut clarifier le sens de la nation

Dans l’histoire universelle comme dans celle du Canada, l’usage du concept de nation a été problématique, car il sert à désigner à la fois des réalités sociologiques et politiques. Au Canada, c’est le sens politique de la nation qui a prévalu alors qu’au Québec, les conceptions culturelle et politique sont en rivalité pour la définition de la nation. Cette dualité de sens a été illustrée récemment lorsque le premier ministre Trudeau dans ses vœux pour la fête du Canada a célébré l’unité de la nation canadienne ce qui a soulevé l’ire des nationalistes québécois qui lui ont reproché de faire abstraction de l’existence de la nation québécoise. Certains nationalistes québécois se réclament d’une définition communautaire de la nation et soutiennent que le Québec peut être une nation même dans le cadre du régime fédéral canadien qui engloberait plusieurs nations. Pour justifier leur position ils se réfèrent au sens étymologie de nation qui signifie groupe humain partageant la même origine, la même histoire et les mêmes caractéristiques culturelles.

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Quelles langues parlerons‑nous en 2030 ?

Deux collègues danois, Hanne Leth Andersen et Lars Damkjær, tous deux professeurs de français, ont fait une simulation de l’enseignement des langues pour leur pays à partir des prévisions démographiques de l’ONU (juillet 2015) pour la suite de ce vingt et unième siècle. À quoi ressemblera le monde de demain et, en conséquence, quelles langues doit-on apprendre au Danemark ?

Quelles réflexions peut-on en dégager pour le Québec ? Voici donc en premier lieu leur texte, suivi d’un commentaire qui s’interroge sur une politique de l’enseignement des langues au Québec en regard des statistiques de l’ONU.

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Au pays fantôme de Jack Kerouac

J’ai lu les écrits français de Jack Kerouac au printemps dernier. Cela s’inscrivait, pour moi, dans une démarche de découverte du Canada français. Je m’étais intéressé plus tôt à l’Acadie, à la Gaspésie, aux écrits de Jacques Ferron et de Gabrielle Roy… mais pénétrer le monde de Kerouac a été une révélation. Je voulais savoir ce qu’il en restait.

Je suis né en 1980 et j’ai grandi au sein de la classe moyenne en région, dans un bungalow non loin d’un centre d’achat. J’avais tendance à dire : « comme tout le monde ». Je suis et j’ai toujours été Québécois. Je n’ai pas vécu l’univers culturel du Canada français traditionnel, ou si peu. Mais voilà : aujourd’hui, même un ministre du gouvernement québécois (Jean-Marc Fournier, pour ne pas le nommer) nous invite à nous redéfinir comme Franco-Canadien. On a beau vivre dans le pays imaginaire, tout ça devient trop réel. Je voulais en savoir davantage. Avec Jack Kerouac, j’ai voulu voir comment ça s’était passé dans le « Canada d’en bas ». Je vous présente ici le fruit de mon travail. Je suis parti pour une semaine en terre franco-américaine, j’ai rencontré des membres éminents de la communauté, et j’en ai tiré le texte que voici.

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Un évènement structurant pour le Québec !

États généraux sur les commémorations historiques

Depuis sa fondation en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (ancienne Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste) veille aux intérêts culturels et linguistiques du Québec en participant activement à la vie publique et en prenant position des enjeux qui façonnent notre vie collective. Avec constance, nous avons fait de la défense et la promotion de l’identité québécoise notre raison d’être. La défense de la langue française, de notre histoire, culture et patrimoine sont au cœur de notre mission depuis près de soixante-dix ans. D’ailleurs, pour mémoire, rappelons que c’est sous l’impulsion de la Ligue d’Action nationale et de notre Mouvement que se sont tenus États généraux du Canada français (1966-1969), qui ont généré une réflexion et des propositions structurantes pour l’avenir constitutionnel du Québec.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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