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Mémoire de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs

Coprésident, CFQLMC
La version initiale de ce texte est le mémoire présenté au ministère de la Culture et des Communications en marge de la révision de la politique culturelle du Québec

Le renouvellement de la Politique culturelle du Québec est un bien vaste chantier. Nous en sommes conscients. Toutefois, cette initiative nous interpelle sur un aspect particulier soit l’absence d’une politique québécoise de commémoration.

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La mémoire de la guerre 1914-1918 au Québec

Comprendre la polémique du changement de nom du parc Vimy

En juin 2016, une polémique éclata concernant le changement de nom d’un parc dans Outremont. De Vimy, nom d’une célèbre victoire canadienne de la Première Guerre mondiale, d’avril 1917, le parc devait être rebaptisé « Jacques-Parizeau », du nom de cet homme politique québécois qui sut se battre pour un idéal politique et économique de Québec indépendant. À cette occasion, les prises de position de citoyens firent resurgir un vieux spectre mémoriel dont les racines remontent aussi loin qu’au lendemain même de la fin du premier conflit mondial : « je me souviens » se remémore difficilement la Grande Guerre de 14-18.

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Une mémoire blessée ?

La commémoration du fait religieux au Québec

Bien qu’il y eût plusieurs avancées au Québec dans les dernières années en matière de sauvegarde du patrimoine matériel religieux1, celle du fait religieux dans notre mémoire semble plus problématique. Après plusieurs décennies de laïcisation et de sécularisation de la société québécoise, comment aujourd’hui intégrer la religion de nos ancêtres au sein d’un patrimoine culturel vivant ? La question est délicate, mais mérite d’être traitée ouvertement et de façon impartiale, étant donné les traces indélébiles du catholicisme dans notre histoire, de la fondation à la Conquête, des Rébellions à la Révolution tranquille. Le présent article vise à y apporter quelques éléments de réponse.

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Se souvenir à l’heure des commémorations négatives

Depuis plusieurs années, et cela, dans l’ensemble des démocraties occidentales, les gouvernements ont pris l’habitude de s’excuser pour leurs torts passés, réels ou fantasmés. Spontanément, l’idée peut plaire et surtout, rencontrer l’approbation des médias, qui ont tendance à croire, en général, que les différentes minorités identitaires, qu’elles soient ethnoreligieuses ou culturelles, auraient été persécutées et que l’heure serait venue d’une forme de réparation morale. La communauté politique pourrait ajuster son contrat fondateur aux exigences de la diversité en mettant de l’avant une nouvelle conscience collective fondée sur la reconnaissance des fautes collectives. L’expiation pénitentielle permettrait de se purifier moralement : naturellement, ces demandes d’excuses s’accompagneront de la reconnaissance de nouveaux droits pour ces groupes exclus à qui on tiendrait enfin la promesse d’une citoyenneté égalitaire. Nous sommes à l’heure des commémorations négatives. 

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David Preston. Braddock’s Defeat

David Preston
Braddock’s Defeat. The Battle of the Monongahela and the Road to Revolution, Oxford University Press, 2015, 460 pages

Braddock’s Defeat nous transporte dans un lieu et une période où les intérêts de la Nouvelle-France s’imbriquent avec ceux des Amérindiens du nord-est du continent. Et il ne s’agit pas de n’importe quelle période : il s’agit des débuts de la guerre de Conquête, nommée guerre franco-indienne (French and Indian War) par les Américains et guerre de Sept Ans par les Européens.

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J.-F. Laniel et J.-Y. Thériault (dir.) Retour sur les États généraux du Canada français

Jean-François Laniel et Joseph-Yvon Thériault (dir.)
Retour sur les États généraux du Canada français. Continuités et ruptures d’un projet national, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2015, 411 pages

La douzaine de contributions rassemblées ici sont unies par une question qu’exprime bien le sous-titre de cet ouvrage collectif : les États généraux ont-ils marqué une rupture aussi profonde qu’on l’a dit entre le Québec, d’une part, et le/les Canada/s français de l’autre ?

Cette question fondamentale en entraîne d’autres. La rupture, au fond, n’était-elle pas en préparation dès avant cette grande rencontre en trois temps des années 1966-1969 ? Par ailleurs, des continuités ont-elles malgré tout transcendé cette rupture ? Bref, doit-on repenser l’interprétation généralement proposée des États généraux comme moment clé de l’inflexion, voire de l’éclatement du « projet national » que fut le Canada français ? Livre riche, qualité des contributeurs : on a là un ouvrage incontournable.

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J. Maurice Arbour. Cessons d’être des colonisés

J. Maurice Arbour
Cessons d’être des colonisés, Québec, Presses de l’Université Laval, 2015, 242 pages

Le mot est devenu tabou au Québec. Ne le prononçons surtout pas. Il « cache un terrible sentiment de honte qui ne peut se dévoiler au grand jour » (p. 63). Pourtant, J. Maurice Arbour, professeur à la retraite de l’Université Laval où il a enseigné le droit constitutionnel canadien et le droit international public, ne se gêne pas, dans son ouvrage intitulé Cessons d’être des colonisés !, pour étaler au grand jour notre tare nationale. Oui, nous sommes au Québec des « colonisés » et il serait grand temps de cesser de l’être.

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Pierre Céré. Coup de barre

Pierre Céré
Coup de barre, Éditions Somme Toute, Montréal, 2016, 154 pages

Avez-vous déjà tenté de peler une anguille pour la cuisiner après l’avoir tuée ? La tâche est difficile, car l’animal glisse et, même mort, fuit vos mains comme si sa vie en dépendait. C’est cette exacte impression qui restera de la complétion de la lecture du plus récent opus de Pierre Céré intitulé Coup de barre.

Ce court essai publié aux éditions Somme Toute se veut un appel à la refondation du Parti québécois. C’est, du moins, la prétention de son auteur qui, rappelons-le, est sorti d’un relatif anonymat grâce à l’édition 2015 de la course à la chefferie de ce même parti, course à laquelle il a pris part en s’arrogeant le rôle d’objecteur de conscience. Le titre est pesant, et les attentes sont d’autant plus grandes que le Parti québécois se retrouve de nouveau sans tête dirigeante, à peine un an après que son nouveau chef Pierre Karl Péladeau fut triomphalement élu, au grand dam de l’auteur. Serons-nous convaincus par la plume de Pierre Céré, qu’on supposera bien acérée ? Hélas non, à moins d’aimer peler des anguilles fuyantes ou d’apprécier les auteurs qui écrivent non pas avec la pointe de leur plume, mais avec l’extrémité opposée.

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Amin Maalouf. Un fauteuil sur la Seine

Amin Maalouf
Un fauteuil sur la Seine, Grasset, 2016, 331 pages

Après avoir failli perdre la raison en lisant Les intellectuel.les au Québec pour en faire un compte rendu, je m’enfonçai dans la déprime. J’avais mal à mon français, à mon intelligence et à la haute opinion que j’avais des professeurs d’université. Je ne désirais rien d’autre que de m’isoler, panser mes plaies et faire le vide. C’était une mauvaise idée. Il ne me fallait pas faire le vide, mais plutôt refaire le plein ; le plein d’harmonie, d’esprit et d’élégance. Le hasard fit bien les choses. Je commençai à lire Un fauteuil sur la Seine d’Amin Maalouf. C’était comme si, après m’être baigné dans l’eau poisseuse, je redécouvrais la félicité de l’eau pure. Maalouf me redonna espoir. Pour peu que nous l’aimions, pour peu qu’un écrivain ait du talent, la langue française est la plus belle langue du monde.

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Éditorial - Courtiers en frayeurs

2016octobre250Il n’y avait pas grand monde chez les indépendantistes qui s’attendait à une couverture intéressante de la course à la chefferie du Parti québécois. Dès le départ, les catégories avaient été fixées : référendite aiguë et charte de fermeture, les candidats étaient campés dans des balises confortables pour les bonimenteurs. Plusieurs avaient cependant redouté ce qui s’est effectivement produit et n’ont pas tardé à se désoler de voir les candidats tomber à pieds joints dans le marécage. Et les choses se sont déroulées comme le mauvais vaudeville que souhaitaient s’offrir ceux-là qui ne demandaient pas mieux que de « passer à autre chose », c’est-à-dire, en clair, à la politique de minoritaire content.

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action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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