L’État succursale (extrait en primeur)

Que se passe-t-il quand un peuple abandonne un après l’autre les leviers qu’il s’est donnés pour se gouverner ? Quand ses dirigeants délèguent une part toujours plus grande de leurs pouvoirs à des entités « indépendantes » et aux « experts » ? Quand les réponses données aux questions les plus fondamentales sortent tout droit du bréviaire d’un libéralisme sans frontières qui perdure malgré les crises ?

L’État devient une succursale, un relais de la gérance mondialisée dont la responsabilité se limite à faciliter la circulation du capital financier et humain, quitte à léser ses citoyens et à écraser la démocratie.

Le problème de la démission du politique est universel, mais la situation géographique, culturelle et constitutionnelle du Québec lui fait prendre ici une tournure très particulière, qui n’a jamais été examinée d’aussi près que dans le présent ouvrage, un vibrant plaidoyer pour l’action collective.


Une idée bête enchante l’Occident : l’humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières. D’ailleurs, ajoute notre Dictionnaire des idées reçues (dernière édition), la démocratie y mène tout droit, à ce monde sans dehors ni dedans. Pas de souci. Voyez Berlin. Il y avait un mur. Il n’y en a plus.
Régis Debray

 En 1993, André « Dédé » Fortin exprimait en chanson son accablement devant le sort réservé à son petit village du Saguenay : Quand j’y r’tourne ça m’fait assez mal/Y’é tombé une bombe su’a rue principale/Depuis qu’y ont construit le centre d’achat (et, plus loin, le McDonald). Les Colocs rendaient brillamment compte des conséquences locales de l’essor d’une mondialisation alors présentée à la fois comme un horizon radieux et une transformation irréversible.

En 2008, le système globalitaire a pourtant semblé exploser. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les agents les plus liés au désastre, les banques au premier chef, retournent à leurs habitudes. L’interprétation dominante de la crise a à l’époque savamment présenté la spéculation financière comme une dérive du capitalisme mondialisé. Il était alors de bon ton de dénoncer la rapacité des banquiers et des spéculateurs. Or c’est la logique même de l’idéologie libérale que de prôner l’accumulation toujours plus grande du capital, objectif fétichisé que l’univers de la finance poursuit activement. Quoi qu’il en soit, les plans de relance ont certainement acheté du temps, mais la plupart des utopies du système global qui touchent entre autres à la monnaie, à la finance, au budget et à l’intervention de l’État sont revenues en force. Trois des quatre banques sauvées de la faillite par l’État américain lors de la crise de 2008 sont aujourd’hui plus imposantes qu’elles ne l’étaient à l’époque. La faillite de ces institutions entraînerait automatiquement la chute de l’économie mondiale.

Le Québec est aujourd’hui dirigé par un gouvernement rétif aux dépenses publiques et partisan du cadre fédéral comme instance de régulation, deux préceptes de la mondialisation. Il peut se targuer de n’avoir été que faiblement touché par la crise de 2008. On se dira que le modèle économique québécois et ses outils de concertation ont su lui éviter le pire. On pourra aussi se féliciter de la qualité du Code du travail du Québec, qui épargne aux travailleurs les pires excès de l’ultralibéralisme. Ce serait oublier que ce modèle est en dissolution.

La transnationalisation de l’économie québécoise

À l’heure actuelle, la véritable créatrice d’emplois au Québec, c’est la petite et moyenne entreprise1. C’est elle qui stimule l’entrepreneuriat local et régional.

Lorsqu’une multinationale s’installe en région – notamment dans le commerce de détail –, c’est toute l’économie locale qui en souffre. L’implantation d’une transnationale finit généralement par tuer la concurrence locale, le géant régnant alors sans partage sur un marché local captif. Bien souvent, la gamme de produits offerts est de la pacotille et les salaires versés par ces entreprises resteront bas, et ce, sans compter l’absence de bénéfices sociaux.

Certaines corporations transnationales ont acquis un pouvoir immense, parfois plus grand que celui de l’État. C’est sensiblement ce que le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis a admis en octobre 2015 lorsqu’il a dit de Monsanto, entreprise américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles, et des autres géants du genre : « Ils sont encore plus puissants que le gouvernement du Québec2. » Une recherche sommaire sur Monsanto nous l’indique : si l’entreprise constitue un État en elle-même, elle fait figure d’État-voyou. Qu’à cela ne tienne, sa capacité à faire la pluie et le beau temps dans une nation est sans équivoque. L’enjeu qui a suscité l’aveu du ministre Paradis relève de la décence la plus élémentaire : l’utilisation de pesticides qui pourraient s’avérer dangereux pour la santé et l’environnement. Or, même si sur papier le gouvernement serait très clairement en droit de légiférer, on constate que la capacité d’agir de l’État est en voie d’extinction. Une entité commerciale est donc davantage en mesure de dicter leur conduite à ceux qui sont chargés d’appliquer la volonté populaire.

Quelle est la vocation du ministre aujourd’hui ? Être une figure officielle, rouler en limousine, serrer des mains et couper des rubans. Pierre Paradis est un moment sorti de sa torpeur en échappant sa déclaration. Mal lui en prit. Les Américains appellent ce genre de phrase mal calculée une « Kinsley gaffe », du nom du journaliste qui l’a définie : un politicien la commet quand il a le malheur de dire une vérité évidente qui devrait normalement être tue. Cet écart a généralement des conséquences politiques. On n’attaque pas de tels mastodontes sans en payer le prix, à commencer par un renforcement prévisible du contrôle sur l’expression des ministres.

La question des délocalisations est aussi étroitement liée à la mondialisation. On s’en remettra à la définition de l’OCDE, soit « la cessation totale ou partielle de la production de certains biens ou services dans le pays du siège de l’entreprise considérée, parallèlement à la création d’une filiale ou à l’expansion d’une filiale existant à l’étranger et produisant les mêmes biens ou services. Il s’agit en fait de transférer à l’étranger certaines étapes du processus de production, les biens et services résultant de ces activités étant ensuite exportés du pays d’accueil vers le pays du siège3 ».

La délocalisation est donc un calcul économique des grandes entreprises qui consiste à déplacer les lieux de production à l’étranger, loin des lieux de consommation, mais là où la main-d’œuvre est moins coûteuse et où les réglementations sociales, environnementales et sanitaires sont beaucoup plus élastiques.

On pourrait considérer qu’une partie de la main d’œuvre fait aussi les frais de « délocalisations à domicile ». Dans ce cas, l’entreprise choisit de recourir à des travailleurs à bas salaires et de privilégier les contractuels aux salariés. L’objectif premier est le même que dans le cas d’une délocalisation : réduire les coûts. C’est aussi une conversion supplémentaire au principe de flexibilité, car on passe ainsi d’un système à coûts fixes à un système à coûts variables, en distribuant sa masse salariale en fonction de ses objectifs du moment. À ceux qui s’en inquiètent, la doxa répond que les travailleurs eux-mêmes doivent faire preuve de flexibilité.

La délocalisation permettrait à l’entreprise d’être plus performante, de créer de la richesse et des emplois. C’est contestable : souvent le fruit d’une improvisation bien plus qu’une décision mûrement réfléchie, la délocalisation compromet parfois la capacité d’innovation et ne rend donc pas plus compétitif4. La délocalisation est loin d’être toujours un bon calcul, même sur le plan boursier. En 2008, la compagnie de sandales Crocs a fermé son usine du quartier Saint-Malo, à Québec, pour en transférer la production dans une de ses usines au Mexique, en Italie, en Roumanie, en Bosnie, en Chine, au Brésil et au Vietnam, faisant perdre leur emploi à 500 travailleurs syndiqués. Cela n’a pas empêché le cours de l’action de l’entreprise de baisser de 40 % dans les semaines qui ont suivi5.

Toutes les sociétés intégrées à l’aventure mondiale sont appelées à faire face aux délocalisations. Dans le secteur manufacturier, on a vu, entre 1997 et 2000, une croissance annuelle moyenne de 4,5 % de l’emploi salarié au Québec. Mais le mouvement s’est inversé ensuite et le nombre de salariés a chuté de 170 300 dans la décennie 2000, sans qu’il n’y ait eu de redressement depuis6. Il faut dire qu’au-delà des mutations globales de l’économie la politique monétaire canadienne du dollar fort a considérablement nui au secteur manufacturier québécois en pénalisant ses exportations. On pourrait être tenté de parler dans ce cas d’une tertiarisation de l’économie : le développement du secteur des services au détriment des secteurs de transformation et des matières premières. Mais comme on a vu que les staples restent à l’ordre du jour, la tendance pourrait aussi être qualifiée de désindustrialisation considérée comme un recul de l’industrie dans l’emploi total.

Les délocalisations sont inhérentes à la montée en puissance de l’actionnariat, que nous avons évoqué au chapitre II. Il n’est pas ici question des petits actionnaires défendus depuis des années par Yves Michaud et son MÉDAC, mais des fonds de placement qui prennent le contrôle des entreprises. La financiarisation de l’économie est le résultat des vagues de déréglementation de la décennie 1980. La corporation d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a trente ou quarante ans : les décisions ne se prennent plus en son sein, mais dans les hautes sphères de la finance. Le PDG, on l’a dit, a un pouvoir décisionnel infiniment moindre que par le passé. Pour les institutions financières qui le choisissent et lui dictent sa conduite, délocaliser ou mettre à pied des salariés est un choix économique légitime, et même vertueux, quand il est au service de la maximisation du profit. Dans des marchés financiers libéralisés, la mobilité des actionnaires est presque totale. Pour un oui ou pour un non, on peut liquider une action de son portefeuille. Les travailleurs sont ainsi les seuls à assumer les risques quand les actionnaires imposent des objectifs de profit irréalistes : ces derniers peuvent se départir de leurs actions avant que la catastrophe se produise, ce qui, bien souvent, suffit à faire sombrer l’entreprise. Voilà qui justifierait en soi la taxation des transactions financières pour limiter la frénésie et l’irresponsabilité qui les caractérisent.

Parmi les freins aux profits qui embêtent les transnationales et que fustigent les néolibéraux, il y a bien entendu les syndicats. En 2005, la décision de Walmart de fermer sa succursale de Jonquière après la décision de ses employés d’y implanter un syndicat en a surpris plus d’un.

Ces employés avaient été les premiers de Walmart en Amérique du Nord à se syndiquer. Si les Québécois connaissaient depuis longtemps la réalité des fermetures d’usines ou de magasins, faute de rentabilité, cette affaire montrait qu’ils étaient peu au fait des pratiques du capitalisme des gros détaillants transnationaux7. La Cour suprême s’est penchée à deux reprises sur la situation, donnant d’abord raison à Walmart en 2009, pour la condamner ensuite, en 2014, à dédommager les 180 employés. La Cour suprême a alors invoqué le fait que leur licenciement violait l’article 39 du Code du travail, qui impose un gel des conditions de travail lorsque les employés sont en processus de syndicalisation8.

La mondialisation, les délocalisations et le nouvel État

La mondialisation est l’émergence d’une nouvelle échelle géographique qui devient le théâtre d’une intensification des échanges. On aurait bien tort d’en limiter la définition à la dimension économique, celle-ci étant souvent imbriquée dans des motifs géopolitiques.

Depuis les années 1980, la mondialisation est clairement – et à nouveau – d’orientation libérale. Le « consensus de Washington », programme inspiré par un article de l’économiste John Williamson et appuyé par la plupart des institutions économiques mondiales, a largement contribué à sa mise en place à l’échelle globale. Parmi les dix points qui composent cet éventail de réformes énoncé à l’origine à l’intention des économies sud-américaines victimes des crises des années 1980, on peut lire un refus clair du protectionnisme et une défense de l’ouverture commerciale, un appel à la dérégulation pour améliorer la concurrence, ainsi que la suppression des barrières aux investissements étrangers directs9. Ledit « consensus », caractérisé par les « plans d’ajustements structurels » qui visaient la transformation des systèmes économiques nationaux, a laissé miroiter que le modèle libéral était le seul à même de favoriser le développement des pays en mal de croissance.

En résulte un système mondial fondé sur la croyance en la gouvernance par les marchés et la libre circulation des capitaux et des entreprises. Les délocalisations témoignent bien de l’idéologie de la mondialisation : le périmètre d’action de la corporation est sans frontières. Comme les limites du monde sont les seules qu’elle reconnaisse, elle a d’ailleurs recours de manière décomplexée aux paradis fiscaux. Les choix de la mondialisation qui se rattachent au capital humain sont pensés en fonction de la maximisation du profit inhérente aux prérogatives d’un actionnariat protégé des risques et qui a la planète comme terrain de jeu. Le monde devient un jeu d’échecs où l’entreprise a le loisir de déplacer ses pièces en fonction de ses calculs. Les mises à pied qu’elle décide lorsqu’il lui apparaît plus avantageux de déplacer une usine dans un pays émergent en sont un témoignage éclatant. C’est aussi valable en ce qui a trait aux ventes d’entreprises nationales qui n’entraînent pas nécessairement dans un premier temps de pertes d’emplois. Les années 2015 et 2016 ont été riches en la matière au Québec, alors que des fleurons comme le Cirque du Soleil10, Rona et St-Hubert ont été vendus à des intérêts étrangers. Image éclatante de la nouvelle gouvernance de l’État, la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, a qualifié la transaction Rona de « bénéfique » pour les Québécois, après avoir refusé d’intervenir pour garder l’entreprise au Québec11.

Moins de deux semaines après cette sortie de la ministre, Bombardier, compagnie proche du parti au pouvoir, annonçait que 7000 emplois seraient supprimés. Le premier ministre n’a pas tardé à commenter l’événement, y voyant « une bonne nouvelle » et le signe d’une « nouvelle phase de croissance12 » ! Le citoyen, lui, verra sans doute dans ces commentaires une attitude bien peu compatissante à l’égard des victimes des calculs de rentabilité. Et pourtant, les propos de Philippe Couillard comme ceux de sa ministre ne constituaient pas des bourdes politiques, mais un témoignage honnête de la conception économique des nouvelles élites du Québec mondialisé.

Le Québec inc. s’est révélé incapable de maintenir sa cohésion avec l’adhésion de ses leaders à cette nouvelle overclass qui transcende les petites patries. L’élite économique du Québec ne possède pas de vision de l’intérêt national. Les retombées structurantes pour l’ensemble de la société ne sont pas de son ressort. Une bourgeoisie d’affaires qui devait pourtant son existence à l’État du Québec s’est empressée de s’en émanciper, animée par le seul principe du rational choice, de la décision prise en fonction du profit maximal. Ottawa a vite compris l’avantage qu’il y avait à maximiser l’ouverture à l’étranger pour les grosses entreprises.

Une fonction actuelle des pouvoirs publics semble être de gérer les conséquences des remous du nouvel ordre mondialisé. À l’État succursale s’ajoute l’État ambulance. Lorsqu’il sentira, par exemple, qu’une entreprise qu’il souhaite préserver est à la veille de fuir, le gouvernement la financera pour éviter le pire, et pas toujours avec succès. Le contribuable aura donc à assumer, tout comme les salariés, un risque qui n’est nullement encouru par les actionnaires. Il arrive qu’un gouvernement, après une délocalisation massive ou médiatique, se démène pour que d’autres entreprises, privées ou publiques, embauchent les licenciés. L’injustice que vivent les nouveaux sans-emplois se double alors de celle dont sont victimes ceux qui se trouveront défavorisés par rapport à eux. Si l’on ne peut que se réjouir pour les licenciés qui parviennent ainsi à se replacer assez vite, d’autres solutions, structurelles, devraient être envisagées.

Ces solutions devraient avoir un objectif clair : responsabiliser la direction actionnariale des entreprises afin que les êtres humains qui les font vivre soient autre chose à leurs yeux que des pions. Cela pourrait passer, par exemple, par une égale représentation des actionnaires et du personnel dans les conseils d’administration. Une telle mesure aurait également le bénéfice d’accroître la connaissance qu’ont les employés des défis auxquels fait face leur entreprise. On pourrait également promouvoir le modèle de l’économie sociale et solidaire, une composante trop souvent négligée d’un « modèle québécois » qu’on associe exclusivement à l’intervention de l’État, mais dont la fonction est fondamentale dans l’emploi, l’entrepreneuriat et la solidarité13. Actuellement, 7000 entreprises québécoises fonctionnent selon ce modèle. Le site internet du Chantier de l’économie sociale, dont le directeur général est Jean-Martin Aussant, la définit ainsi :

  • L’entreprise d’économie sociale a pour finalité de servir ses membres ou la collectivité plutôt que de simplement engendrer des profits et viser le rendement financier ;
  • elle a une autonomie de gestion par rapport à l’État ;
  • elle intègre dans ses statuts et ses façons de faire un processus de décision démocratique impliquant usagères et usagers, travailleuses et travailleurs ;
  • elle défend la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition de ses surplus et revenus ;
  • elle fonde ses activités sur les principes de la participation, de la prise en charge et de la responsabilité individuelle et collective14.

Les coopératives, associations et mutuelles sont conformes à ce descriptif. En leur sein, la perspective de décisions allant à l’encontre de leurs membres serait pour le moins absurde. Il serait donc théoriquement possible, en supposant l’extension de ce modèle, d’avoir une économie nationale largement composée d’entreprises non capitalistes. Le rêve atteindrait cependant ses limites lorsque lesdites entreprises non capitalistes affronteraient la concurrence d’un marché déréglementé. Pour survivre, elle se muera inévitablement en ce qu’elle affronte. Le cas du Mouvement Desjardins illustre bien cette réalité : l’institution s’est mise à singer les banques et leurs objectifs financiers au détriment des membres. L’un des piliers de cette institution, Claude Béland, a affirmé en 2015 ne plus s’y reconnaître15.

Il n’y a pas de modèle miracle. Mais tous doivent avoir pour fin ultime la recherche du bien commun, laquelle implique, en démocratie, l’intervention de l’État comme outil d’équilibre.

 

 


1 Banque de développement du Canada, « Les PME d’un coup d’œil », août 2011 ; Direction générale de la petite entreprise, « Principales statistiques relatives aux petites entreprises », juillet 2012.

2 Alexandre Shields, « Les géants des pesticides sont “ plus puissants ” que l’État, dit Pierre Paradis », Le Devoir, 23 octobre 2015.

3 OCDE, « Comment rester compétitif dans une économie mondiale : progresser dans la chaîne de valeur », 2007, p. 19.

4 Éric Laurent, Le scandale des délocalisations, Paris, Plon, 2013 [2011], 287 p.

5 François Desjardins, « Crocs : après le rêve québécois, le choc », Le Devoir, 16 avril 2008.

6 « Portrait statistique du secteur manufacturier au Québec », édition 2013, Institut de la statistique du Québec, p. 58.

7 Sur les méthodes de Walmart, on lira Hugo Meunier, Walmart : journal d’un associé, Montréal, Lux, 2015, 180 p.

8 « Fermeture du Walmart de Jonquière : entente de principe avec les ex-employés », radio-canada.ca, 11 mars 2015.

9 John Williamson, « What Washington Means by Policy Reforms? », dans Latin American adjustment : how much has happened ?, Institute for International Economics, 1990, 445 p.

10 Dans sa préface de la réédition des mémoires de René Lévesque, le fondateur Guy Laliberté écrivait : « Si notre rêve […] s’est réalisé, c’est en raison des rencontres déterminantes qui ont jalonné notre parcours. Des êtres de cœur et d’influence ont pris le pari de croire en nous, et René Lévesque était de ceux-là. D’ailleurs, c’est en grande partie grâce à lui et aux pressions qu’il a choisi d’exercer pour nous venir en aide que nous avons obtenu les subventions essentielles à notre deuxième année d’existence. » Pas de soutien du Québec, pas de Cirque du Soleil : ceux qui colportent le mythe d’une entreprise autocréée feraient mieux d’arrêter leur… cirque. René Lévesque, Attendez que je me rappelle…, Québec Amérique, 2007 [1987].

11 Louis Gagné, « Vente de Rona : une transaction bénéfique pour le Québec », Agence QMI, 3 février 2016.

12 Charles Lecavalier, « Pertes d’emplois chez Bombardier : une nouvelle phase de croissance, dit Couillard », Le Journal de Québec, 17 février 2016.

13 Pour une étude du modèle québécois qui accorde sa juste part à ce secteur névralgique : Gilles L. Bourque, Le modèle québécois de développement. De l’émergence au renouvellement, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2000, 235 p.

14 chantier.qc.ca

15 Marie-Ève Dumont, « “ Desjardins a perdu son âme ” : L’ancien président Claude Béland ne reconnaît plus l’institution à laquelle il a contribué la majorité de sa vie », Le Journal de Montréal, 2 mai 2015.

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