Éric Poirier. La Charte de la langue française

Éric Poirier
La Charte de la langue française. Ce qu’il reste de la loi 101 quarante ans après son adoption
Québec, Éditions du Septentrion, Collection Cahiers des Amériques, 2016, 254 pages

Disons-le d’entrée de jeu. Le livre d’Éric Poirier, La Charte de la langue française. Ce qu’il reste de la Loi 101 quarante ans après son adoption, est une œuvre magistrale qui fera époque par son érudition, mais surtout par la perspicacité de son analyse et les perspectives qu’elle dégage.

Originaire de Hawkesbury, en Ontario, Éric Poirier nous confie qu’il s’est un jour rendu compte qu’il était « fatigué de demander des services en français et que cela ne servait à rien s’il y avait cent autres personnes qui ne le faisaient pas. C’est là que j’ai compris qu’il fallait que l’État intervienne, si je ne voulais plus être en position de quémandeur ».

Lire la suite

Guillaume Morissette. Nouvel onglet

nouvelonglet250Guillaume Morissette 
Nouvel onglet, roman (trad. de l’anglais par Daniel Grenier), Boréal, 2016, 248 pages

Dans un fascinant article paru, l’an dernier, dans Nouveau projet[1] – magazine dont le titre, par une amusante coïncidence, n’est pas sans évoquer celui du livre ici recensé –, l’auteur Daniel Grenier révélait au public québécois l’existence d’un singulier phénomène dans la littérature montréalaise anglophone. Un jeune homme né à Jonquière, Guillaume Morissette, Québécois de souche on ne peut plus banal, unilingue qui avait appris l’anglais en écoutant The Simpsons à la télé, puis en parachevant plus tard sa conversion à Concordia dans un programme de creative writing, faisait désormais sa marque comme écrivain dans le Montréal anglophone branché. Son roman autobiographique, New Tab (Vehicule Press, 2014), était porté par une vague locale qui transcendait les frontières. On l’invitait à Seattle et à Los Angeles et, sur Amazon aussi bien que sur Tumblr, les commentaires se succédaient pour saluer en son livre un formidable miroir de la génération hipster.

Lire la suite

À chaud

Montréal et l'usage du drapeau du Québec

Madame Stéphanie Vallée, ministre de la Justice du Québec
Monsieur Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du Territoire
Madame Valérie Plante, mairesse, Ville de Montréal,

Pour tous les États et nations de ce monde, le drapeau représente un symbole de haute importance. Partout, des règles d’utilisation ont été décrétées à l’intention des organismes et institutions publiques qui relèvent de leur juridiction. Le Québec n’y fait pas exception. Or, en cette matière, il semble que Montréal se place en situation de rupture avec les façons de faire promulguées par le gouvernement du Québec. En évacuant le drapeau du Québec des rencontres officielles et médiatisées impliquant un premier ministre canadien ou tout autre chef d’État, non seulement renie-t-on l’affiliation de la Métropole au Québec, mais on s’octroie un statut qui n’est pas le sien. Une telle façon de faire est contraire à la réalité constitutionnelle du Québec. Il semble bien que Toronto ne s’en permette pas autant.

plantetrudeau

Lire la suite...

Nos publications récentes

2017decembre250 2017automne250 memoniere250

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.