Fidélité et espérance

Au fil de sa vie, Jacques Grand’Maison a multiplié les livres. Et de lui comme du philosophe Gabriel Marcel, on peut soutenir qu’il n’a pas seulement édifié une œuvre, il l’a aussi creusée. Il a cheminé en reprenant sans cesse, pour l’approfondir, sa réflexion sur la société, l’Église, la foi.

Une réflexion enracinée dans le peuple canadien-français devenu québécois, et dans celui des ouvriers, des petits salariés dont le Québec de sa génération et de la suivante est issu. C’est pour cela qu’il n’a jamais pu accepter cette grossière caricature de notre histoire brossée il y a plus d’un demi-siècle et que certains persistent à ranimer sans cesse : image fausse et volontairement dévalorisante qui fait de nous avant 1960 un peuple ignorant replié sur lui-même et une société obscurantiste sous l’emprise du clergé. Jacques Grand’Maison n’a pas regretté que nous nous soyons libérés de ce qui était étouffant dans notre héritage historique et religieux. Mais il a rappelé aussi la longue durée de notre peuple, et il a situé l’Église et la spiritualité catholique parmi les outils que nos ancêtres ont su se donner pour affronter les épreuves personnelles, collectives et nationales, nourrir leur résistance, leur résilience, leur espérance. Sans une vue informée et juste de notre histoire, nous sommes mal outillés pour nous bâtir un présent en commun et encore moins un avenir. Il nous en avertissait déjà en 1970 dans Nationalisme et religion, un grand livre qui clôt à sa façon une grande décennie sise au couchant d’une époque plus qu’au début d’une autre, on s’en aperçoit mieux de nos jours. 

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Le dernier des chanoines

chanoine grand maison

Le dernier des grands chanoines du Québec vient de s’éteindre. Successeur, actualisateur et critique des rêves de l’abbé Groulx, le chanoine Grand’Maison a, toute sa vie, cherché à conjuguer le meilleur de la modernité et de la tradition chrétienne au service de la justice sociale. Avec Fernand Dumont et Pierre Vadeboncœur, il a été un des intellectuels les plus passionnés de sa génération et, assurément, l’une des figures les plus marquantes de l’Église québécoise depuis la Révolution tranquille. Avec les départs de Fernand ;Dumont et de Pierre Vadeboncœur, son décès témoigne peut-être en ce sens de la fin d’un monde…

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À chaud

Montréal et l'usage du drapeau du Québec

Madame Stéphanie Vallée, ministre de la Justice du Québec
Monsieur Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du Territoire
Madame Valérie Plante, mairesse, Ville de Montréal,

Pour tous les États et nations de ce monde, le drapeau représente un symbole de haute importance. Partout, des règles d’utilisation ont été décrétées à l’intention des organismes et institutions publiques qui relèvent de leur juridiction. Le Québec n’y fait pas exception. Or, en cette matière, il semble que Montréal se place en situation de rupture avec les façons de faire promulguées par le gouvernement du Québec. En évacuant le drapeau du Québec des rencontres officielles et médiatisées impliquant un premier ministre canadien ou tout autre chef d’État, non seulement renie-t-on l’affiliation de la Métropole au Québec, mais on s’octroie un statut qui n’est pas le sien. Une telle façon de faire est contraire à la réalité constitutionnelle du Québec. Il semble bien que Toronto ne s’en permette pas autant.

plantetrudeau

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