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Réunis pour célébrer

logo100eBLEU150Chers amis, Joyeux Anniversaire !
Joyeux Anniversaire à tous !

Membres du comité de rédaction, auteurs, lecteurs, infographistes, personnel d’imprimerie, critiques et blogueurs, c’est une fête pour nous tous. Une fête aussi pour tous ceux et celles qui ne sont pas ici présents, mais qui se trouvent dans cette enceinte chaleureuse et fraternelle que constitue le très mystérieux collège invisible qui rend possible et stimulante la vie d’une revue.

L’Action nationale a cent ans. C’est un véritable exploit. Même si nous avons la certitude et la preuve – tous les numéros des premières années le prouvent – que les fondateurs voyaient loin, on ne peut s’empêcher de se demander si même dans leurs rêves les plus fous leur détermination leur laissait espérer l’horizon du centenaire. Un siècle entier à penser le Québec, à le chérir, à l’admonester, à en désespérer même parfois, mais un siècle toujours à foncer dans l’épaisseur du destin commun avec courage et opiniâtreté.

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Claude Corbo. Tocqueville chez les perdants

Claude Corbo
Tocqueville chez les perdants, Del Busso Éditeur, 2016, 210 pages

Claude Corbo ne cache pas son admiration pour Alexis de Tocqueville. Dès la fin de ses études collégiales, il lit des extraits de De la démocratie en Amérique et depuis, son intérêt pour l’auteur et son œuvre ne s’est jamais tari.

L’essai qu’il propose aujourd’hui reprend en l’étoffant un texte déjà publié sur Tocqueville et le Canada français ; il y ajoute deux textes relatant le point de vue tocquevillien d’abord sur les Autochtones de l’Amérique et ensuite sur l’Algérie coloniale ; le tout précédé d’une courte biographie de Tocqueville. Claude Corbo s’appuie non seulement sur les principales œuvres de l’auteur, mais également sur ses notes de voyage et sa volumineuse correspondance.

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Jean-Charles Panneton, Le gouvernement Lévesque, tome 1

Jean-Charles Panneton
Le gouvernement Lévesque, tome 1. De la genèse du PQ au 15 novembre 1976, Québec, Septentrion, 2016, 359 pages

Il est frappant, à lire le premier des trois tomes de l’ambitieux projet de Jean-Charles Panneton sur le gouvernement Lévesque, de réaliser combien l’histoire se répète et se rejoue avec d’infimes nuances qui n’ont de cesse de nous plonger dans les plus vives comparaisons avec l’actualité politique contemporaine. C’est déjà là un des grands bienfaits de cette lecture.

D’abord, les tiraillements du début des années 1970 au sein de la mouvance indépendantiste afin de fusionner les courants souverainistes – le Mouvement souveraineté-association de René Lévesque, le Rassemblement pour l’indépendance nationale de Pierre Bourgault et le Ralliement national de Gilles Grégoire – nous font immanquablement songer à ce que l’on appelle aujourd’hui le désir de « convergence » qui s’incarne dans OUI-Québec. Ensuite, la fondation du Parti québécois le 14 octobre 1968 n’est pas sans nous rappeler la refondation à laquelle on assiste actuellement autour du nouveau chef du PQ, Jean-François Lisée.

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Bernard Émond. Camarade, ferme ton poste

Bernard Émond
Camarade, ferme ton poste et autres textes, LUX, coll. « Lettres libres », Montréal, 2017, 156 pages

Nous sommes libres, pour rien ; il nous faut réapprendre à être libres pour quelque chose au-dessus de notre liberté.

– Bernard Émond

Jamais le désespoir ne me parut plus allègre qu’à la lecture du dernier essai de Bernard Émond, Camarade, ferme ton poste paru aux éditions Lux. Ayez beaucoup de courage pour affronter l’inutile. Ne vous prenez pas au sérieux, mais ne méprisez pas ce que vous faites. Voilà, me semble-t-il, la tonalité du livre : une grande promenade dans un décor clair-obscur, certes désenchanté, mais où une lumière accompagne néanmoins l’homme-déambulatoire dans chaque zone sinistrée de l’âme humaine. Sa promenade surplombe fort malheureusement un paysage québécois en ruine et, qui plus est, dans un état de « déficit linguistique et esthétique » (p. 38). L’époque est à la laideur, question d’économie ! L’auteur nous offre ses réflexions avec une plume chargée à l’encre du « réalisme socialiste », pour emprunter l’expression de Roland Barthes, et dans une forme où l’auteur a le souci de saisir la structure profonde de la société. Discerner l’important et rejeter l’insignifiant : « Un peuple peut survivre à des siècles d’oppression, mais il ne peut pas survivre à sa propre indifférence » (p. 35). L’auteur, très loin des querelles de clocher, nous offre toujours des réflexions situées à très haute altitude philosophique et qui ne sont pas sans me rappeler la plume légère et dépourvue de toute animosité de Jean D’Ormesson. Amour, deuil, pudeur, gratitude, admiration, dignité humaine et petite bonté pour ne nommer que quelques-uns des thèmes abordés, et qui vont bien au-delà du plaisir de la lecture : ils tendent vers le bonheur véritable. La nostalgie est-elle le reflet d’un manque ? Peut-on la résumer avec la formule de l’auteur ? « C’était beaucoup mieux avant, mais c’est beaucoup mieux maintenant. » (p. 111) Entouré d’un monde aussi incertain que lui, c’est avec humilité et sagesse que le lecteur pourra rendre grâce et « payer sa dette » (p. 61) à cet auteur exceptionnel qui a su prendre conscience qu’il n’était pas au-dessus des choses, mais dedans. Émond est de ces écrivains qui provoque non pas un enthousiasme inutile et bruyant, mais une intime dévotion.

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Simon Harel. Foutue charte, journal de mauvaise humeur

Simon Harel
Foutue charte, journal de mauvaise humeur,Varia, coll. Proses de combat, Montréal, 2016, 231 pages

Rarement dans ma vie de lecteur je fus aussi désarçonné et dubitatif suite à la lecture d’un livre que lorsque j’ai refermé le dernier né de la plume du professeur de « littératures et langues du monde » Simon Harel intitulé Foutue charte. Avant d’en ouvrir les premières pages, je m’étais fait tout un scénario. J’allais plonger dans les pages du bouquin tête baissée, comme un baigneur se jette dans une eau inconfortable et trop froide. J’allais lutter de tout mon être pour endurer jusqu’à la fin la lecture d’un énième texte condamnant la charte des valeurs et le courant conservateur du nationalisme québécois puis, dans un exercice cathartique, j’allais finalement en faire une recension critique relativement assassine traitant des nombreuses lacunes dans la pensée politique d’un auteur trop libéral-progressiste pour moi. Quelle naïveté !

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Éditorial - Un penaud magnifique

2017avril250Il est beau à voir notre ministre de la Santé. Un penaud magnifique !

Tout sourire pour se soumettre au spin commandé pour faire semblant que le budget propulse le Québec dans une ère de prospérité, il a joué du simulacre. Floué par Ottawa, mais néanmoins incapable d’en tirer la conclusion, il passera le reste de son mandat à prétendre protéger la qualité et l’offre de services après avoir fait lui-même la démonstration que les transferts fédéraux sont largement insuffisants pour permettre au Québec de maintenir son système dans un état à peu près convenable pour faire face aux défis qui sont les siens.

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De Gaulle et le Canada

Vive le Québec libre !
Colloque commémoratif 26 et 27 mai 2017

Même si le « Vive le Québec libre du général de Gaulle » a fait couler un torrent d’encre, tout n’a pas été dit et surtout ce qui a été dit n’est pas toute la vérité. Les archives du général de Gaulle ainsi que celles du ministère des Affaires étrangères contiennent des documents inédits qui jettent un éclairage nouveau sur quatre aspects de ce voyage historique : les préparatifs, les circonstances du discours sur le balcon de l’Hôtel de Ville, ce qu’aurait dit de Gaulle s’il était allé à Ottawa comme cela était prévu dans son programme et enfin les réactions de l’opinion publique. En revisitant ces thèmes, je me propose de montrer en particulier que la prise de position du général pour l’autodétermination du Québec ne fut pas improvisée comme l’ont prétendu les thuriféraires du fédéralisme canadien, mais qu’il a de différentes façons exprimé son appui au projet d’indépendance du Québec. 

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Les pouvoirs constituants québécois et autochtones (deuxième partie)

Deuxième partie de l’article publié dans le numéro de mars

2. Le pouvoir constituant du peuple québécois et la coexistence avec les peuples autochtones

Le Renvoi relatif à la sécession du Québec ne discute pas des droits des peuples autochtones du Québec, refusant même de décider, comme dans le cas du peuple québécois, s’ils sont des peuples aux yeux du droit international1. La Cour suprême mentionne seulement que la question autochtone sera à l’ordre du jour des négociations entre le Canada et le Québec. Elle ne dit rien sur la participation des peuples autochtones à ces négociations ni sur leurs droits spécifiques. Il nous faut remédier à cette lacune majeure par un raisonnement juridique approprié.

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Simon-Pierre Savard-Tremblay. L’État succursale. La démission politique du Québec

Simon-Pierre Savard-Tremblay
L’État succursale. La démission politique du Québec, VLB éditeur, 2016, 234 pages

À l’heure du renouveau du libre-échange, notamment avec le traité Canada-Union européenne et le traité transpacifique, et surtout à l’heure de sa remise en cause en Europe et aux États-Unis, une réflexion proprement québécoise sur cet enjeu et plus globalement sur celui de l’État-nation dans la mondialisation s’impose. Le dernier essai de Simon-Pierre Savard-Tremblay, L’État succursale. La démission politique du Québec, qui porte sur ces questions, arrive donc à point.

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Josée Boileau. Lettres à une jeune journaliste

Josée Boileau
Lettres à une jeune journaliste, Montréal, VLB éditeur, 2016, 142 pages

Depuis un an qu’elle a quitté Le Devoir, la plume alerte de Josée Boileau, son jugement sûr, ses engagements du côté de la justice, sa sensibilité généreuse, sa langue superbe nous manquent. Nous étions nombreux à avoir pris goût à la fréquenter. Depuis, on se plaît à espérer la lire encore pour avoir à nouveau l’occasion de se réjouir.

À défaut de la lire au quotidien, elle nous est revenue avec un essai dans lequel on la retrouve tout entière. Dans ces huit Lettres à une jeune journaliste, Josée Boileau fait étalage de toutes ces qualités qui en ont fait une étoile unique du journalisme québécois. Et face à toutes les difficultés auxquelles est confrontée la presse, la lucidité dont elle fait preuve n’altère aucunement son enthousiasme.

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Sous-catégories

  • Janvier-Février 2017

    Vol. CVII, nos 1-2

    Le numéro du centenaire

    Nombre d'articles :
    16
  • Mars 2017

    Vol. CVII, no 3

    Nombre d'articles :
    9
  • Avril 2017

    Vol. CVII, no 4

    Nombre d'articles :
    13
  • Mai 2017

    Vol. CVII, no 5

    Nombre d'articles :
    10
  • Juin-Septembre 2017

    2017juinseptembre250Vol. CVII, nos 6-7

    L’Action nationale vous propose un numéro double pour l'été!

    Le numéro Juin-Septembre 2017 présente les actes du colloque commémoratif «Vive le Québec libre!» tenu les 26 et 27 mai dernier pour le cinquantième anniversaire de la visite du général de Gaulle.

    Vous y trouverez aussi des analyses concernant la charte des valeurs, l'indépendance et Québec solidaire, le 375e et le souvenir d'Hochelaga, la cour suprême en cheval de Troie de même que la minutieuse chronique du démantèlement et des recensions d'ouvrages récents sur le Québec.

    Nombre d'articles :
    19

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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