De Gaulle en notre temps

Mon seul souci en venant chez vous était de vous rendre service… ce sera à vous, au peuple du Québec, de dire si j’y ai réussi, car la suite vous appartient.
- Charles de Gaulle, 25 juillet 19671

De Gaulle n’est pas arrivé dans notre histoire comme un cheveu dans la soupe, un beau soir d’été en juillet 1967. Et, pourtant, à écouter les commentaires des uns et les réminiscences des autres, c’est bien ce que pense le grand nombre. Et c’est pour briser cette impression que j’ai pensé faire avec vous aujourd’hui une petite excursion dans notre temps, que je ferai en deux étapes, une première en remontant autour de 1960, une deuxième plus haut encore, vers 1940.

Autour de 1960

C’est au cours de quatre automnes successifs, de 1958 à 1961, que les circonstances favorables commencent à s’additionner et les étoiles à s’aligner : l’automne 1958, quand de Gaulle fonde sa nouvelle République ; l’automne 1959, quand de Gaulle annonce, le 16 septembre, que la politique de la France à l’égard de l’Algérie sera dorénavant fondée sur le principe du droit des peuples à l’autodétermination ; l’automne 1960, quand, dans la foulée d’un changement politique au Québec, Georges-Émile Lapalme, cherchant de nouveaux horizons, regarde du côté de Paris où on le mettra en contact avec André Malraux, et que de ces conversations sortiront rapidement l’idée d’installer une présence du Québec à Paris, idée qui se concrétisera au cours du quatrième de ces automnes successifs, plus précisément le 5 octobre 1961.

Deux indices

En même temps que se déroulent ces événements importants, et à un niveau modeste discret, moins sensationnel, on voit apparaître au Québec, très tôt, fin des années 1950, des indices qui montrent que, déjà, de Gaulle ne laisse pas indifférent. Je vous en propose ici deux.

La toponymie

Un premier indice, tiré de notre toponymie, et plus précisément des noms que l’on donne aux nouvelles villes qui se créent alors autour de Montréal notamment (Ville d’Anjou en 1956, Candiac et Fontainebleau en 1957). Vers la fin des années 1950, de grands promoteurs immobiliers achèvent d’acheter et de regrouper des terres agricoles au nord de Montréal et de l’île Jésus. Ils en amasseront suffisamment pour prétendre en faire la base d’une nouvelle municipalité. Ils s’adressent donc à l’Assemblée législative, plus précisément à son Comité des bills privés. Comme ces promoteurs viennent de Montréal et que ces terres se trouvent dans le voisinage de Rosemère, le projet de loi de création sera introduit sous le nom de Montrose. Et c’est sous ce nom que ce projet cheminait tout bonnement jusqu’au jour où Maurice Duplessis lui-même prit l’affaire en main et décida que la future municipalité porterait le nom de Ville de Lorraine, en souvenir justement, nous dit un auteur2, de la Croix de Lorraine. Et pour être bien sûrs que tout le monde comprenait, les responsables tracèrent sur le plan de leur futur royaume un grand axe auquel ils donnèrent le nom de boulevard de Gaulle, et c’est sur cet axe qu’ils installeront leur futur hôtel de ville (au numéro 33). C’est un premier indice que de Gaulle est déjà présent dans l’esprit de nos dirigeants.

Le vocabulaire politique

Un deuxième indice, tiré celui-là de notre vocabulaire politique. En effet, on voit apparaître chez certains de nos hommes politiques, lesquels cherchent à se l’approprier (ou à tout le moins à l’apprivoiser) un mot nouveau, proprement gaullien, celui de grandeur. Entre autres, deux de nos hommes politiques qui seront au cours des années 1960 des acteurs agissants, des figures marquantes, et aussi, on le verra, des interlocuteurs directs du général de Gaulle :

En 1959 – j’allais dire « dès 1959 » --, le chef du parti libéral du Québec, dans sa montée vers le haut, publie un livre programmatique, Jean Lesage s’engage, et donne à son chapitre de conclusion le titre suivant : « Vers une politique de grandeur nationale3. »

En 1959, toujours, un ancien maire de Montréal, qui va bientôt le redevenir, et pour longtemps, lance un livre programmatique, Jean Drapeau vous parle, dans lequel lui aussi nous parle de grandeur :

Tout ce qu’il y a aujourd’hui dans cette province de dignité blessée, de liberté frémissante, de volonté de progrès et d’espérance invincible, tout cela doit enfin se traduire dans une politique exaltante où se confondent l’épanouissement de l’homme et la grandeur de l’État (p. 72).

Et un peu plus loin :

Non, il n’est pas vrai que les régimes de petits politiciens véreux que nous avons connus depuis trop longtemps aient réussi à supprimer chez les nôtres ce sens de la grandeur, cette soif de la liberté et ce goût du risque inséparables (chez) tous les peuples qui méritent de vivre et de s’épanouir (p. 119)4

Assez naturellement, ce mot trouvera aussi sa place dans le vocabulaire prophétique du mouvement indépendantiste, comme en témoigne, entre autres, l’exhortation finale de Marcel Chaput dans son libre paru en septembre 1961 Pourquoi je suis séparatiste :

Canadiens français qui souhaitez la libération de l’homme et la Grandeur française en Amérique, Canadiens français qui vous reconnaissez une parenté spirituelle avec les 25 nations et les 150 millions de parlant français dans le monde, criez, vous aussi, votre soif de Liberté et d’Indépendance. Vous vous le devez à vous-mêmes ; vous le devez à votre peuple ; vous le devez à la Civilisation5.

Une première grande réalisation

Mais l’homme ne vit pas que de noms de rues ou de villes, ou même de grands mots forts et claironnants. Il lui faut autre chose, et d’abord, un toit, une Maison, idéalement avec des fenêtres qui ouvrent larges sur l’horizon lointain. C’est ainsi qu’après les quatre automnes et les deux indices voici une première grande et belle réalisation, concrète et durable, qui témoigne de la présence de De Gaulle dans notre vie : la « Maison » du Québec, la « Délégation du Québec », dont l’inauguration officielle se fit en octobre 1961 (Cette date est un important marqueur du début des rapports officiels, d’État à État, entre la France et le Québec. Citons ici René Lévesque dans la chronique qu’il publia dans le Dimanche-matin, du 23 juillet 1967, soit le jour même de l’arrivée de De Gaulle au Québec :

La France n’a pas besoin de nous. C’est nous qui avons besoin de la France. N’ayons pas peur de le dire. De Gaulle ne le dira pas, mais il le sait. Il y a longtemps qu’il le sait et qu’il le prouve avec une discrète efficacité6.

Ou encore, en novembre 1977, devant les députés français rassemblés par Edgar Faure :

Dès 1961, le général avait tenu à présider avec le premier ministre Lesage à de véritables retrouvailles entre la France et le Québec. Dès 1961, il se donnait la peine d’étudier le dossier de ce rejeton unique que nous sommes7.

Le 5 octobre 1961, ce fut à Paris un beau jour de fête et de fierté. Certes, la population du Québec – le peuple du Québec, dirait le Général – n’est pas, n’est pas encore de la fête, en tout cas, il n’y est pas directement. Mais les grands journaux qu’il lisait, eux, sont présents à la fête, et c’est à pleines pages et quatre jours de suite, qu’ils feront participer leurs lecteurs à cette fête. Relisons quelques titres : « Le drapeau du Québec flotte sur Paris » (Le Devoir, 6 octobre), « L’État du Québec s’implante en Europe » (Le Soleil, 5 octobre), « Une ambassade du Québec à Paris » (La Presse, 5 octobre), « L’État du Québec, symbole d’un réveil » (La Presse, 6 octobre), « Réception fastueuse à l’Élysée » (Le Soleil, 6 octobre), titre appuyé d’une photo à la Une du général de Gaulle ayant à ses côtés Jean Lesage, tous deux en habit de gala, accueillant les nombreux et distingués invités. Et quand Jean Lesage n’est pas en tenue de soirée à l’Élysée, il est reçu à l’Académie française, une première pour un chef d’État étranger depuis le tsar de Russie en 1894, ou encore à la Comédie-française où sa présence est soulignée solennellement, comme il est coutume pour des dignitaires de haut rang8.

Il est aussi reçu à l’hôtel de ville de Paris, où il lance (mais ce n’est pas du haut du balcon) : « Nous ne voulons pas être le satellite culturel des États-Unis ». Ou encore, comme il dira ailleurs : « Le Québec s’est engagé en quelque sorte dans un processus d’autoréalisation pour lequel il se donne les instruments et les institutions nécessaires et par lequel il entend désormais vivre comme peuple adulte ». Décidément, cette inauguration officielle de la Délégation, cette fastueuse réception à l’Élysée, l’allocution qu’y prononça de Gaulle, rien de tout ça n’était anodin : à Montréal, dans son bureau du Nouveau Journal, Jean-Louis Gagnon, le patron du journal, réfléchissant sur la chose, écrira ceci : « Il est fort possible qu’un jour on tienne (ce voyage) pour la première manifestation publique du réaménagement amorcé de la Confédération canadienne », avant d’ajouter :

Il est somme toute naturel que certains parmi nous songent aussi à invoquer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes9 » Et pour sa part, dans son bureau du Devoir, le caricaturiste nous montre un de Gaulle le doigt prophétique levé, s’adressant à Jean Lesage, lui disant : « Et je maintiens… que chez vous… Canadiens… il y a aussi un problème d’autodétermination10. »

L’ouverture de la Délégation générale fut un grand moment, célébré comme tel. Guy Frégault, l’historien et haut fonctionnaire, en estima ainsi la valeur : « Le sentiment s’imposait à nous que nous sortions d’un enclos et que notre existence prenait une nouvelle dimension. Par le large boulevard que nous ouvrait la France, nous entrions dans le monde francophone. » Que tout cela fut rendu possible par la volonté de De Gaulle, il suffira de lire Claude Morin, lui aussi témoin et acteur de ces événements, pour s’en convaincre :

Le rôle qu’ont joué la France et particulièrement de Gaulle dans l’émergence internationale du Québec a été tout à fait déterminant, essentiel même. Cet apport, ou mieux, cette complicité s’est manifestée dès le début, au moment de la mise sur pied de la Délégation générale du Québec à Paris11.

Le voyage du Général en avril 1960

« Ville de Lorraine », « Boulevard de Gaulle », « Grandeur », « Grandeur nationale », « Grandeur française », « État du Québec », « Ambassade du Québec », « Autoréalisation du Québec », « autodétermination », tout ça est bien joli. Mais, me direz-vous, si vous avez les yeux rivés sur juillet 1967 et les oreilles bourdonnantes du « Vive le Québec Libre », vous me répondrez que nous sommes encore loin du compte. En apparence, oui. En ces années 1960-1961, il parlait volontiers du Canada français et des Canadiens français, mais pas du Québec (et de son statut) et, en tout, jamais des Québécois.

Mais avant de conclure, jetons un regard, non pas sur un automne cette fois, mais sur un printemps, celui de 1960, en avril précisément. Parce que, ce mois-là, de Gaulle est venu au Québec, non pas il est vrai comme le « chef de la mère patrie », le chef de la Francophonie mondiale venu se ressourcer auprès de son rejeton nord-américain (comme il le fera en 1967). Il est venu plutôt dans le cadre d’un voyage qu’il entreprit en tant que chef d’un des « Quatre Grands », comme on disait encore parfois à l’époque, celui des Quatre qui, justement, aurait la charge d’accueillir dans quelques semaines la Conférence au Sommet de Paris, et que, pour bien se préparer à jouer son double rôle d’hôte et de porte-parole du « Monde libre », il fit la tournée des capitales des pays amis. Londres, d’abord, du 5 au 8 avril, Washington et les États-Unis plus tard, du 22 au 29 avril. Entre les deux, il y eut le Canada, pays où il était venu deux fois à l’occasion de la guerre (en juillet 1944 et en août 1945). Il y avait été reçu avec tous les égards par Mackenzie King, et il le sera, cette fois-ci par John Diefenbaker, le 19 avril.

Ce voyage d’avril 1960 se situait, pour de Gaulle, sur le plan de la politique étrangère et relevait de la conduite de la diplomatie en ces années de guerre froide et de querelle autour du statut de Berlin, toutes choses qui ne sont pas de la compétence d’une province. Néanmoins, loin de faire l’impasse sur le Québec, de Gaulle choisit d’y consacrer le plus clair de ses heures canadiennes, à Québec d’abord, puis à Montréal. Un choix que ne manquera pas de souligner André Laurendeau, qui en fut touché :

Qu’il ait néanmoins décidé de consacrer quelques jours au Canada ; qu’à l’intérieur de ce voyage trop rapide, il ait donné au Canada français le plus clair de son temps et de ses préoccupations : c’est un hommage auquel nous ne pouvons pas ne pas être profondément sensibles […] Aussi, l’hommage, venant d’un tel homme, acquiert-il un prix inestimable. Nous étions heureux que la France nous rende visite, et comblés qu’elle s’incarne dans de Gaulle12.

À Québec, il dit des choses belles et bonnes à entendre, aussi bien à l’Université Laval, où il fut accueilli par Mgr Parent, qu’au Château Frontenac, où il fut reçu par Antonio Barrette et à l’hôtel de ville alors dirigé par Wilfrid Hamel. Belles et bonnes à entendre, parce qu’elles parlaient de nous, non par rapport au passé, mais par rapport à l’avenir13, au rôle que nous étions appelés à jouer en tant qu’entité française sur le continent nord-américain. Écoutons-le au déjeuner offert par la Ville de Montréal au moment où il reprenait, pour les accentuer, ses propos de Québec :

Ce que vous êtes est très important, pour le Canada bien entendu, pour la France aussi… et j’ajoute, pour le monde, car il est essentiel, vous le savez tous, qu’il y ait sur cet immense continent américain, une réalité française vivante, une pensée française, qui dure, qui est indispensable pour que tout ne se confonde pas dans une sorte d’uniformité. Il a fallu qu’il y eût votre flamme, vous l’avez entretenue, elle brûle, je vous félicite. Je vous en remercie aussi pour la France, car elle le sait14.

Mais, insisterez-vous, il n’a pas parlé du tout du Québec, de son statut d’État, de son avenir. À quoi je répondrai qu’au cours de ce voyage en Amérique du Nord, il a, chaque fois que l’occasion se présentait, parlé du droit des peuples – de tous les peuples de la terre -- à disposer d’eux-mêmes, et notamment là où ça comptait le plus, à Washington, le 25 avril, devant les deux chambres réunies du Congrès, thème qu’il reprendra ensuite à New York, puis à San Francisco :

Ce qui a conduit et maintient la France à vos côtés, c’est, avant tout, son âme millénaire, sa tradition qui fait d’elle un champion de la liberté, son idéal qui a pour nom les Droits de l’Homme, sa conviction qu’en fin de compte l’ordre du monde exige la démocratie dans le domaine national et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur le plan international15.

Or ces propos qu’il avait tenus à Washington et ailleurs aux États-Unis au lendemain de son séjour au Québec, il les avait aussi exprimés à Ottawa devant l’aréopage politique réuni autour de Diefenbaker, la veille de son arrivée chez nous. Écoutons-le parler de la France millénaire, « à qui sa stabilité et sa puissance renaissante ne font que rendre plus clair son devoir universel, plus lumineux son idéal qui consiste à vouloir que les autres disposent librement d’eux-mêmes, comme elle le veut pour sa part16 ».

Juste avant d’arriver au Québec, puis juste après en être parti. Et il ne pensait pas à nous ? C’est par diplomatie, par habileté, qu’il n’aura pas voulu nous bousculer – comme il le fera un peu, beaucoup avec nos notables en juillet 196717. Mais il savait que quelque chose ici commençait à lever. Connaissait-il déjà – il la connaîtra plus tard, c’est sûr – la célèbre phrase de Jean Drapeau dans son livre précité de 1959 :

Ah ! Que s’opère enfin la mobilisation de tous les hommes qui ont gardé le goût de la vérité et la foi en un Québec libre et rayonnant. Ils sauront que le grand combat que nous avons à mener passe par la double voie de l’indépendance économique et politique, l’une et l’autre bases indispensables de notre avenir18.

 

 

 

 

 

 


1 Propos tenus par le général à Jean-Marc Léger après le dîner offert par le gouvernement français au pavillon de la France, le 25 juillet 1967. Cité par l’auteur, in Le temps dissipé, p. 340-341.

2 Fournier, Pierre, Au cœur des gens Ville de Lorraine 1960-2010, éditions Textes et contextes, 2010, voir p. 35.

3 Jean Lesage s’engage. Libéralisme québécois d’aujourd’hui. Jalon de doctrine par J. Lesage. Présentation de René Paré, 1959).

4 Jean Drapeau vous parle

5 Chaput, Marcel : Pourquoi je suis séparatiste, 1961, p. 156.

6 Dimanche-matin, 23 juillet 1967, reproduit dans Le Monde, 25 juillet 1967.

7 René Lévesque, « Comment les “Canadiens” de l’Ancien Régime et les Canadiens français de naguère sont devenus les Québécois d’aujourd’hui ». Texte intégral du message de M. Lévesque aux parlementaires français. Le Devoir, 3 novembre 1977.

8 Pour quelques dignitaires qui y participent, c’est une multitude qui s’en trouve honorée par ces grandes réceptions. En témoigne la lettre que Doris Lussier envoya à Daniel Johnson à l’occasion de la réception qui lui fut faite à Paris en mai 1967 : « Mon cher Daniel,/J’étais tellement fier de mon Québec à la lecture quotidienne des nouvelles de ton voyage à Paris, cela me remplissait d’une telle émotion et d’une telle fierté que je n’ai pu m’empêcher de te le dire. Je sais qu’elle te fera plaisir aussi. /Que le premier ministre du Québec soit reçu par le président de la France d’une façon aussi somptueusement brillante et avec une affection aussi ostensible, ça m’a remué. Je t’en félicite de tout mon cœur et je m’associe à toute la joie que tu as dû en ressentir. » (Lettre à Daniel Johnson en date du 18 mai 1967. Encore Doris!. Propos inattendu d’homme de conviction. Stanké)

9 « La Confédération recommencée », Opinions, Jean-Louis Gagnon, Le Nouveau Journal, mardi 10 octobre 1961.

10 Le Devoir, 6 octobre 1961.

11 Morin, Claude, « L’émergence internationale du Québec. La société québécoise après trente ans de changements », IQRC, 1990.

12 Laurendeau, André, « De Gaulle parmi nous », Le Devoir, le 22 avril 1960.

13 Cette préférence pour l’avenir sur le passé a été bien mis en lumière par Laurendeau dans ce même éditorial du 22 : « Chaque fois c’est notre avenir qu’il saluait autant que notre passé commun. Il n’est pas de ceux qui se contentent d’honorer les morts : il n’est pas au service d’une grandeur déchue. Son instinct le porte à désirer, non des fidélités nostalgiques, mais les restaurations et les nouveaux départs ».

14 Le Devoir, vendredi 22 avril 1960, p.7

15 Discours et messages, tome 3, p. 198. Puis, à New York, le 26 avril, reçu par le maire Robert Wagner : « La France cherche à faire en sorte que tous les hommes et tous les peuples de la terre disposent librement d’eux-mêmes, car c’est seulement dans ces conditions qu’ils pourront se trouver au degré voulu de dignité de notre espèce » (à la p. 202)

16 Discours et messages, tome 3, p. 185.

17 Témoignage de Jacques Parizeau : « Je ne peux qu’apporter le témoignage d’un acteur parmi d’autres qui, sur la scène québécoise, fut bousculé, bouleversé, comme tant de Québécois, par une phrase qui, dans un tournant majeur de l’histoire du Québec, fut louée comme un coup de tonnerre et demeure, dans la conscience collective des Québécois, un point de repère de l’histoire et un cri vers l’avenir. » « Une phrase dans la vie d’un peuple », Le Devoir, 22/23 juin 1996.

18 Drapeau, Jean, op. cit. p. 120.

 

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