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Une victoire douce-amère

Le 4 septembre au soir, les Québécois ont élu un gouvernement péquiste minoritaire beaucoup plus faible que prévu avec 54 sièges, contre 50 pour le PLQ, une surprise de taille, 19 pour la CAQ et 2 pour QS. Le fort taux de participation de 74,50 % montre que ce n’est pas un hasard. Il aurait fallu 64 sièges au PQ pour former un gouvernement majoritaire capable de réaliser son programme et de concrétiser ses engagements.

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Se rappeler d'où vient cette victoire électorale

Avant de tirer des conclusions trop dures, lisons ce commentaire qu’on pourrait intitulé « Le 4 septembre 2012 vu de Toronto ».

Les étudiants : clé de la victoire du PQ

Jean Charest, aujourd’hui ancien premier ministre du Québec, a été le tout dernier fédéraliste envoyé au Québec pour réduire les séparatistes et mettre en œuvre les politiques économiques du tandem FMI/Banque mondiale (c’est-à-dire, appauvrir les pauvres et faire les mamours avec les riches). Il a déjà été chef des conservateurs fédéraux, mais vu le manque de talent disponible pour cette tâche, les gens riches et insolents qui dirigent le Canada l’ont placé à la tête du Parti libéral du Québec. Merci ! Il n’y a pas de quoi. Charest a réussi à gagner les élections, mais s’est heurté à une résistance solide quand il a essayé de faire du Québec un modèle corporatif. Ayn Rand n’a jamais été populaire en français. Curieux, ça doit être une affaire de langue.

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Journal d'un candidat

9 juillet

Nous avons tenu ce soir notre première assemblée générale des membres d’Option nationale de Sainte-Marie–Saint-Jacques au Centre Saint-Pierre Apôtre, lieu de rencontre habituel des forces progressistes. La moitié de nos membres sont venus, soit une trentaine sur 60 et nous avons formé un comité électoral de 8 personnes. J’ai fait un discours pour stimuler l’ardeur de nos militants et dénoncer les turpitudes du Parti québécois qui a encore une fois renoncé à porter le projet de pays. La direction du parti m’a présenté mon DOC (directeur de l’organisation de la circonscription), Charles-Étienne Beaudry qui a déjà participé à deux élections avec l’ADQ.

18 juillet

Le Devoir a publié mon texte intitulé « Vote stratégique ou vote authentique » où je démonte l’argumentaire des apôtres de l’unité péquiste. De nombreux militants me disent que ce texte les a confortés en justifiant la raison d’être d’Option nationale.

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Une approche constitutionnelle

Le conflit ne serait rien d’autre que l’état moral de la différence ; chaque fois qu’il n’est pas tactique, on peut pointer en lui le manque-à-jouir, l’échec d’une perversion qui s’aplatit sous son propre code et ne sait plus s’inventer : le conflit est toujours codé, l’agression n’est que le plus éculé des langages.

- Roland Barthes

Jean-François Lisée dit souvent que le facteur principal pour évaluer les progrès de l’idée souverainiste au Québec est l’identification des citoyens québécois à la nation québécoise. Nous aimerions préciser cette thèse. Peut-être que le plus simple serait de commencer avec une explication anthropologique, depuis le début.

Nous savons que la politique met en scène une gamme d’opinions diverses et contradictoires. Or la contradiction, même celle qui nous semble la plus insoluble, exige un arrière-plan sur lequel les adversaires s’entendent apriori, au minimum partagent-ils certaines significations et références, un langage, des marqueurs de relations et autres opérateurs logiques, etc. En somme, on peut dire que toute divergence d’opinions procède d’une entente préalable.

Éditorial - Des instruments pour se perdre de vue

2012novembre250La publication des données du recensement provoque toujours de nombreuses réactions. C’est un moment crucial, en effet, où normalement l’idéologie vient se heurter aux faits et cela devrait suffire pour faire de cette publication un temps fort de la délibération publique sur nombre de sujets d’importance. Et parmi ceux-là, la discussion entourant les données relatives à la situation linguistique devrait occuper une place névralgique. Loin de clarifier les choses, cette année, la parution des résultats, le 24 octobre dernier, a largement contribué à semer la confusion. Et du coup à fournir un instrument de désinformation supplémentaire aux adversaires du français et aux tenants du consentement hypocrite à notre minorisation.

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Une oeuvre toute entière vouée à conjurer le défaitisme

Présentation de l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu à l'occasion du souper-conférence de L'Action nationale au Lion d'Or le 26 octobre 2012

2012souperFERRETTI600Bonsoir Madame L’Action nationale.

Bonsoir Monsieur Victor-Lévy Beaulieu.

Chers vous toutes et tous,

Laissez-moi d’abord vous dire que lorsque, mercredi matin, Denis Monière m’a demandé de présenter ce soir notre impressionnant invité, je me suis immédiatement exclamé : « À deux jours d’avis, tu n’y penses pas ». En fait, Denis n’a pas eu à beaucoup argumenter pour me convaincre d’accepter un tel honneur.

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La révolution intranquille

2012souper300Conférence prononcée au Lion d'Or le 26 octobre 2012 à l'occasion du souper-conférence de L'Action nationale

Quand Maurice Duplessis, premier ministre de Québec, décéda le 7 septembre 1959, j’avais 14 ans. Mon père en avait 44. On fit des funérailles nationales à celui qui, sans interruption, pendant 15 ans, avait gouverné le Québec. En 1936, Duplessis avait mis fin à 39 ans de pouvoir du Parti libéral, alors que le gouvernement Taschereau croulait sous le poids de scandales si nombreux que c’en était devenu indécent.

À la mort de Maurice Duplessis, son gouvernement était lui aussi un nid à patronage comme on disait, un euphémisme pour enrober la réalité dans le cellophane : népotisme, concussion, caisse électorale occulte, corruption à tous les niveaux, et tout cela avec la bénédiction de l’Église qui en retirait sa large part, elle qui, par son clergé, contrôlait l’éducation et la santé.

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La tête coupée de John A. Macdonald

Stephen Harper aime bien les anniversaires, mais il a ses préférences. Cela tombe bien puisqu’un gouvernement majoritaire a tout le loisir de choisir. Tout au long de l’année 2012, les conservateurs se sont franchement payé la traite en nous faisant à la fois le coup du jubilé de diamant d’Elizabeth II et celui du bicentenaire de la guerre de 1812. Ils ont grossièrement instrumentalisé ces deux commémorations pour saturer les Canadiens – et particulièrement les Québécois – de propagande d’unité nationale et de monarchisme britannique. Très cohérente, la campagne publicitaire fédérale à la télévision disait : « Il y a 200 ans, les États-Unis nous ont envahis. Mais nous avons défendu notre territoire, [anglophones, francophones et autochtones] côte à côte, et gagné la lutte pour le Canada. » Or puisque cette guerre opposa l’Angleterre aux États-Unis d’Amérique, indépendants depuis un quart de siècle, et que le Canada n’existera que 55 ans plus tard, qui donc ce « nous » désigne-t-il ? Nous, les loyaux sujets de Sa Majesté, bien sûr.

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On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France

L'auteur est doctorant en démographie à l'Institut national de la recherche scientifique

Xavier Chojnicki et Lionel Ragot
On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France. Qu’en pensent les économistes, Eyrolles, 126 pages

En France, réagissant à la crise économique affectant le pays et à la montée du chômage, certains commentateurs et politiciens pointent du doigt l’immigration comme faisant partie du problème. Dans le livre On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France. Qu’en pensent les économistes, les économistes Xavier Chojnicki et Lionel Ragot cherchent à démystifier certaines idées préconçues sur l’impact de l’immigration à partir de la littérature scientifique sur le sujet. L’immigration a-t-elle réellement un impact sur les salaires, sur le marché de l’emploi et sur les finances publiques ? Les immigrés profitent-ils vraiment du généreux filet social offert par la France ? Voilà quelques-unes des questions sur lesquelles se sont penchés les auteurs. De l’autre côté de l’Atlantique, au Québec notamment, les idées reçues sur l’immigration sont complètement à l’opposée de celles véhiculées en France et rapportées par les auteurs. À cet égard, l’ouvrage est donc d’une pertinence qui dépasse les frontières. Les politiques d’immigration québécoises cherchent explicitement à contribuer à la prospérité économique et à combattre les conséquences du vieillissement de la population.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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