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Fin de cycle. Aux origines du malaise politique québécois

Mathieu Bock-Côté
Fin de cycle. Aux origines du malaise politique québécois, Boréal, 2012, 174 pages

Cinq ans après la parution de La dénationalisation tranquille, qui a connu un important succès, la barre était haute pour le deuxième livre de Mathieu Bock-Côté ; surtout qu’entre-temps il est devenu un intellectuel médiatique incontournable même à l’extérieur de la bazzosphère. Malgré ces attentes élevées, Fin de cycle ne décevra pas les amateurs d’essais politiques, bien au contraire.

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Ou la liberté, ou la mort

Ce texte de Pierre Falardeau a servi de narration à un film d’une minute réalisé dans le cadre d’un collectif de cinéastes en 1995 pour une œuvre intitulée 1837 secondes pour l’indépendance. Ce texte pose la question la plus fondamentale du débat québécois sur l’indépendance.

Ou la liberté, ou la mort

La lutte pour la libération de notre pays n’est pas une lutte constitutionnelle. C’est une question de vie ou de mort. Ou rester à jamais une minorité de braillards et mourir à petit feu comme à Sault-Sainte-Marie, ou devenir un peuple libre et vivre debout. La lutte pour la liberté et l’indépendance n’appartient ni à un parti ni à une classe, mais à l’ensemble du peuple québécois. Chacun, quelles que soient sa langue, son origine ethnique ou la couleur de sa peau, est personnellement responsable. Responsable de tout, responsable de tous. Il y a un prix à payer pour la victoire ou la défaite. Chacun devra rendre des comptes. Le choix est simple : ou la liberté ou la mort !

Pierre Falardeau, 1995

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Mort du programme d'ethnologie à l'Université Laval?

En réponse à un étudiant de l’Université Laval qui constatait dans les pages d’un quotidien montréalais le risque de disparition du programme d’ethnologie de cette institution mais qui voulait surtout faire un voyage à Waterloo en Ontario

Permettez-moi de me souvenir qu’en 1978 face à une demande de l’Association des étudiants en Arts et traditions populaires (ancêtre du programme d’ethnologie actuel de l’Université Laval), le directeur du département refusait de nous accorder l’argent pour un voyage d’étude dans… Charlevoix. Nous étions alors plus de 100 étudiants inscrits au programme et finalement la direction a cédé. Mais qu’est-ce qui a changé pour que ce programme regroupe moins de 20 étudiants qui étudient le plus souvent « en ligne » comme vous l’affirmez ?

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Pour le développement des études québécoises à l'étranger

Depuis plus d’un siècle, le Québec est actif sur la scène internationale pour défendre ses intérêts. Aujourd’hui, par le biais de ses délégations et bureaux, l’État québécois est présent à travers le monde. Toutefois, la mission de la plupart des représentations québécoises à l’étranger est davantage orientée vers la création de relations commerciales, plutôt qu’à la diffusion de la culture et des connaissances relatives aux faits de la société québécoise.

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La deuxième vie de Pierre Laporte

L'auteur a remporté de nombreux prix avec son roman La constellation du lynx basé sur la crise d'octobre et la mort de Pierre Laporte. Il nous livre ici une note critique sur la biographie de Pierre Laporte par Jean-Charles Panneton, paru chez Septentrion en 2012.

On peut compter sur l’occasionnelle visite dans la Vieille Capitale pour nous ramener son nom en pleine figure, étalé à la largeur d’un panneau de signalisation. Avoir un pont à son nom, ce n’est pas rien. Et quel pont ! Son élégance, sa finesse de lignes et son arachnéenne légèreté l’apparentent au Golden Gate et aux autres célèbres ouvrages du genre. Sans compter qu’on continue de rouler sur la 20 et sur la 40, et tant pis pour Lesage et Félix, mais qu’on prend le pont Pierre-Laporte. Ce qui, pour s’en tenir au seul fleuve Saint-Laurent, place l’ancien ministre du Travail de Robert Bourassa sur un pied d’égalité avec le découvreur du Canada, le fondateur de la Nouvelle-France, une reine d’Angleterre, le fondateur de la ville de Trois-Rivières, un ancien premier ministre du Québec et champion de l’autonomisme provincial, et un grand réformateur canadien-français du XIXe siècle. Pour un homme politique dont on critiqua, jadis, l’incapacité à bien s’entourer, Pierre Laporte se retrouve en bonne compagnie.

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Éditorial - Réussir l'unité

2012decembre250 On ne pouvait s’attendre à plus fort symbole. La semaine même où le gouvernement Marois dépose un budget résigné, libéraux et caquistes insistent pour maintenir le drapeau canadian dans une enceinte où il n’a pas sa place. Les politiciens de la province ont fait la démonstration de leur petitesse : aucun sens de l’État, aucune connaissance même des règles élémentaires du pavoisement, aucun respect des symboles nationaux, une mesquinerie de partisans serviles. Ce sont des inconditionnels du Canada et ils vont se prosterner devant le symbole du viol de la démocratie québécoise. En pleine semaine de dépôt du budget, ils viennent plastronner leur indifférence à payer l’hypothèque sans même que notre signature ne soit au bas du contrat. Ils n’exigent rien d’Ottawa et n’ont que l’automutilation à proposer pour notre gouvernement national. Cela dépasse l’entendement, ils font comme si de rien n’était. Ils font, en fait, les hypocrites. Ils acquiescent à l’ordre imposé. Ils ont mis notre destin au clou, bazardé l’héritage. Ils sont des concierges clandestins dans la demeure de la nation. Ils ont signé la Constitution, mais ne veulent ni le dire ni l’assumer devant le peuple.

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Rejetons le fatalisme devant l'anglicisation

Intervention de Fernand Daoust, ancien secrétaire général (1969-1991) et président (1991-1993) de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, dans le cadre du Forum mondial de la langue française à Québec, le 2 juillet 2012.

Avant de parler de la situation de la langue dans les milieux de travail québécois, je voudrais faire un bref rappel historique. J’aimerais revoir avec vous le chemin parcouru par le mouvement syndical dans son engagement pour l’imposition et la défense du français comme langue de travail.

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Une politique nationale de population pour guider l'avenir du Québec

L’idée d’adopter une véritable politique nationale de population au Québec n’est pas récente. Dès 1975, alors que le Québec commençait à sentir l’effet d’une fécondité sous le seuil de remplacement, le démographe Jacques Henripin[1] recommandait au gouvernement du Québec l’élaboration, avec une participation citoyenne, d’une telle politique. L’idée derrière cette recommandation était de bien agencer les actions gouvernementales pour faire face aux nouveaux défis engendrés par la transformation des comportements démographiques.

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L'histoire nationale sans restrictions

Comme mon ancien collègue Jean-Marie Fecteau est décédé le 3 octobre dernier et qu’il n’est plus là pour se défendre, j’aimerais rétablir certains faits quant à la réplique que vient de lui adresser Charles Courtois. J’inviterais d’abord les lecteurs de L’Action nationale à consulter le texte original de Monsieur Fecteau dans le numéro de novembre-décembre de l’année 2011 afin qu’ils se fassent une idée exacte de ses propos. Pour résumer les positions d’une façon simple, disons que nous sommes devant deux écoles de pensée en ce qui concerne l’histoire nationale. Celle défendue par le rapport Bédard-D’Arcy et reprise ici par Charles Courtois soutient une vision conservatrice en confinant celle-ci aux grands personnages et événements politiques. Nous sommes plutôt d’avis que les luttes menées par les pauvres, les ouvriers et les femmes pour améliorer leur sort participent à cette histoire au même titre que les actions des membres de l’élite.

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L'histoire politique nationale, un champ d'étude qui doit reprendre sa place

Réponse à la critique du rapport « L’histoire nationale négligée » par Jean-Marie Fecteau parue dans L'Action nationale (Novembre-Décembre 2011, vol. CI, nos 9-10) sous le titre « Histoire politique et histoire nationale au Québec »
N.B. : L’historien Jean-Marie Fecteau a été emporté par la maladie cet automne à l’âge de 63 ans. Son apport à l’historiographie en matière d’histoire sociale, notamment de la pauvreté et du crime, est reconnu au Québec et à l’étranger. Tout en saluant les contributions d’un historien émérite disparu trop tôt[1], nous croyons qu’il demeure impératif d’exposer les raisons de notre désaccord avec les arguments développés par lui dans la livraison de novembre-décembre 2011 de L’Action nationale, dans « Histoire politique et nationale au Québec » en réponse au rapport de recherche L’histoire nationale négligée. Enseignement et recherche universitaires au Québec rédigé par Éric Bédard, avec l’assistance de Myriam D’Arcy[2]. Le débat sur la place de l’histoire politique et nationale du Québec, que nous estimons essentiel, continue de faire rage. Pour les défenseurs de l’histoire politique et nationale, il demeure important de prendre en compte les critiques présentées par J.-M. Fecteau et d’y répondre, car ils sont représentatifs d’un courant de pensée. C’est ce que nous entendons faire dans ce texte, en cherchant à éviter le débat personnel pour nous en tenir à un débat d’idées.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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