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Roméo Dallaire: le Canada fait de lui un héro, le Québec saura-t-il y voir clair?

Le Canada voudrait faire du général Roméo Dallaire un héros d'envergure internationale. Méfions-nous! Le Québec n'a aucun intérêt à suivre le Canada sur ce chemin. Le livre que Roméo Dallaire a récemment signé (J'ai serré la main du diable, La faillite de l'humanité au Rwanda Libre Expression 2003) fournit beaucoup de raisons pour ne pas le faire. De même, un croisement simple d'informations sur la tragédie rwandaise devrait permettre à tout observateur attentif de voir qu'il y anguille sous le socle du monument qu'on est en train d'ériger en l'honneur de cet ancien chef de la Mission des Nations unies au Rwanda.

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Revoir le cadre stratégique

2004janvierCouv

Texte majeur publié en 2004, «Revoir le cadre stratégique» continue de stimuler la réflexion sur la démarche indépendantiste québécoise.

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Le cycle politique ouvert avec la Révolution tranquille n’est pas mort avec la défaite du Parti québécois en avril dernier. C’est le Clarity Bill qui marque à la fois la conclusion du débat politique amorcé avec la commission Laurendeau-Dunton et l’éclatement du cadre et de la logique politiques qui structuraient les rapports Québec-Canada. La réponse de l’État canadian au référendum de 1995 vient clore la relation dialogique qui s’était imposée au fil des décennies et qui avait fini par donner sa forme et son cadre au « débat » constitutionnel. Il n’y a plus désormais une telle chose que ce débat. Le Canada a fait ses choix, la question du Québec est réglée. Non seulement n’est-il plus disposé à envisager quelque révision que ce soit, mais encore et surtout s’est-il octroyé le droit de définir lui-même la légitimité des demandes recevables de la part des souverainistes. L’État canadian a dit clairement que les souverainistes-partenairistes n’ont plus d’interlocuteur. La démission de Lucien Bouchard a consacré la mort du cycle : il n’y aura pas de conditions gagnantes à prétendre dialoguer avec le Canada.

En dépit de ses protestations, le Parti québécois n’a pas saisi la portée politique de C-20. Lucien Bouchard a eu beau dire son étonnement devant la réaction populaire à ce coup de force, il n’a rien trouvé d’autres à dire qu’à l’en blâmer. Bernard Landry et son gouvernement n’ont pas été en mesure de rajuster le tir par une riposte politique systématique. Ils sont restés enlisés dans la gestion provinciale où les avait conduits un Lucien Bouchard velléitaire et bonne-ententiste. Pis encore, le gouvernement du PQ a été tenté de renoncer à assumer sa responsabilité de leader du mouvement historique en se lançant dans une apologie de la société civile qui semblait porter toutes les vertus, y compris celle d’avoir les idées plus claires et la volonté mieux trempée que les élus responsables du seul instrument utile à la réalisation de l’objectif : l’État du Québec. La création du Conseil de la souveraineté est certes une initiative louable qui saura sans doute prouver son utilité, mais elle n’épargnera pas au Parti québécois la tâche douloureuse, ardue et périlleuse de revoir son cadre stratégique. Certes la souveraineté appartient au peuple, c’est un combat qui doit mobiliser toute la société, mais c’est un combat qui ne se peut gagner que par l’action rigoureuse d’un parti politique qui accèdera à la gouverne pour traduire l’idéal en réalité.

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Québécitude et musique québécoise

Musicienne et ethnologue. Professeure au département de musique de l’Université du Québec à Montréal

Ma réflexion prend comme point de départ une déclaration de la député bloquiste Suzanne Tremblay, faite en février 1999 devant un comité parlementaire fédéral sur le patrimoine. Alors qu’elle défendait le pourcentage de contenu canadien dans la programmation des radio-diffuseurs nationaux, madame Tremblay avait émis l’avis selon lequel la vedette internationale de la chanson Céline Dion, originaire de Charlemagne au Québec, n’était « ni québécoise ni canadienne », mais plutôt « une chanteuse américaine ou universelle […] dont les chansons ne reflètent rien de l’expérience québécoise » (Petrowski, La Presse, avril 1999). À cela, la journaliste très respectée qui commentait le fait s’était sarcastiquement indignée en demandant s’il fallait « faire dans les tapeux de pied » pour être québécois…

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La démarche de Monsieur Lambert

Adaptation de l’entrevue réalisée avec Yves Lambert, chanteur, accordéonniste et cofondateur de La Bottine souriante, Françoise Boudrias, ancienne gérante de La Bottine et Sylvie Genest, professeure de musique à l’UQAM et collaboratrice d’Yves Lambert

Le Québec devait se donner en spectacle le 11 septembre 2001 près du World Trade Center dans le cadre de La Saison du Québec à New York. Le contretemps cataclysmique que l’on sait ayant compromis la tenue du spectacle d’ouverture, une adaptation de circonstance avait été organisée à Montréal quelques jours plus tard sous le thème « Québec-New York : un show pour la vie ».

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La nationalisation de l'électricité au Québec: repères historiques

M.Sc.A, ing., Président, Syndicat professionnel des scientifiques de l’IREQ.

La nationalisation de l’électricité au Québec découlait de l’urgence, à l’aube des années 60, de corriger une situation chaotique qui nuisait au développement économique du Québec. Initiée par Jean Lesage à la suite d’un mandat électoral obtenu en ce sens, elle conduit à la nationalisation des entreprises électriques opérant sur le territoire du Québec et à leur rétrocession à Hydro-Québec, à l’exception des firmes Alcan et McLaren lesquelles conserveraient la propriété des centrales dont elles étaient propriétaires avant la nationalisation de l’électricité.

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De Montréal à Kyoto en passant par le Suroît ou comment faire perdre au Québec son leadership mondial en environnement

Avec la ratification à Montréal du protocole relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et bénéficiant d’un bilan énergétique qui fait une large place aux énergies renouvelables, le Québec peut se targuer d’être dans le peloton de tête des nations industrialisées d’un point de vue des enjeux environnementaux globaux. C’est pourtant avec une détermination froidement mercantile que les dirigeants d’Hydro-Québec cherchent à changer de cap et à aliéner notre patrimoine aux besoins du marché énergétique nord-américain. Après avoir évité la prolifération de centrales nucléaires le long du Saint-Laurent, les Québécois souhaitent-ils vraiment se lancer dans les filières du gaz et du pétrole ?

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L’éolien ou le thermique

Pour rencontrer l’augmentation prévue de sa demande électrique, le Québec semble vouloir se tourner vers le thermique (centrales au gaz naturel). Les centrales au gaz représentent une très belle technologie. Mais cette technologie est importée, que ce soit l’équipement ou le carburant, rien ou presque ne proviendra du Québec. En plus de l’investissement initial, pour une centrale au gaz naturel comme « Le Suroît », le Québec devra importer environ 300 Millions $ par année de carburant. Une telle centrale émettra quelque 2,25 millions de tonnes de gaz à effet de serre par année, soit une augmentation de l’ordre de 3 % pour le Québec ou l’équivalent d’une flotte de 600 000 autos.

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Suroît: d'autres solutions disponibles

Cet article a mérité à son auteur le prix André-Laurendeau 2004

Des solutions efficaces pour répondre aux besoins d’Hydro-Québec Distribution durant l’horizon 2006-2008

Un des motifs au soutien du projet de centrale à cogénération Le Suroît tient au fait que le Québec se trouverait en situation de déficit, en puissance et en énergie, durant la période 2006-2008, selon les allégations du promoteur de ce projet, Hydro-Québec Production.

Quoique l’examen en profondeur de la situation énergétique du Québec ne puisse établir, à ce moment-ci avec certitude, si le Québec sera en situation de déficit énergétique, il n’en demeure pas moins que la finalité de ce projet a connu des changements importants depuis son annonce en l’an 2002, comme nous l’avons rapporté lors de l’audience tenue par le BAPE sur ce projet en octobre 2002 (2) .

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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