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Le mémorial du Palais de l’Intendant abandonné

PALAISLe Palais de l’Intendant était le lieu de pouvoir de l’Amérique française, un territoire de 20 millions de km2 s’étendant sur l’essentiel du Québec et du Canada actuels et sur le territoire de 31 des 50 États américains d’aujourd’hui. Bien peu de Québécois sont conscients que leurs ancêtres ont jadis été au cœur de cette extraordinaire épopée et de « ce chapitre mémorable, à moitié oublié, de l’histoire de l’humanité ». C’est pourquoi, l’aménagement d’un Mémorial dans ce Palais, reconstruit selon les plans d’origine, sur ses voûtes d’époque (1713) devait indubitablement représenter pour les Québécois une source de fierté et de force dans le combat incessant qu’ils doivent s’imposer, depuis deux cent ans, pour la vitalité de leur langue et de leur culture.

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La fresque BMO à Québec: la dégradation du patrimoine

L'auteur est architecte et urbaniste, lauréat du prix Gérard-Morisset 2003 accordé à une personne pour l'ensemble d'une carrière consacrée au patrimoine dans le cadre des Prix du Québec.

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La fresque BMO du 400e a été peinte. Par ce geste, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) a signé une insulte visible sur un joyau de l’architecture moderne des années 60. Elle s’affiche sur le mur ouest de l’édifice Marie-Guyart, rue de La Chevrotière et fait honteusement face à la chapelle des Soeurs du Bon-Pasteur, monument classé dont l’aire de protection devait contenir cette agression. Ce ne fut pas le cas. Pourquoi avilir une oeuvre-phare de l’architecture du mouvement moderniste international au Québec? Pourquoi mutiler un monument, symbole d’un État moderne, qui exprime avec grandeur et dignité, le « maîtres chez nous » de Jean Lesage. Une telle attaque à l’esthétique d’une architecture de grande valeur, propriété de l’État, est du jamais vu en Occident.

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L'anniversaire exproprié

[…] on a tout simplement fait l’économie de l’Histoire. On se contentera d’un pur divertissement pour réunir des factions opposées à Québec et attirer des touristes du reste du Canada et du monde. À une époque où l’Histoire — source de honte et de gêne (sinon d’ennui) pour certains — a été jetée aux oubliettes, on pourra fermer les yeux et soupirer de soulagement. Mieux vaudra fêter les vedettes, les nombreux talents de Québec, les jeux de lumière… et le retour du parrainage fédéral.

H.V. Nelles1, dans L’Encyclopédie canadienne.

La préparation des fêtes de 2008 s’est amorcée en 1998, à l’instigation du maire Jean-Paul L’Allier. En 2000, la ville en confiait l’organisation à la Société du 400e anniversaire de Québec, un organisme autonome, sans but lucratif, financé par le gouvernement du Québec (40M$), le gouvernement du Canada (40M$) et la ville de Québec (5M$). Des revenus autonomes plus élevés que prévu (9M$) ont porté le budget total de la Société du 400e à 94M$, ce qui ne comprend pas les dépenses d’immobilisations des gouvernements.

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Le refoulement de la mémoire

À partir de l’établissement de Québec officiellement créé le 3 juillet 1608 — le plus ancien en Amérique du Nord à avoir conservé sa permanence jusqu’à nos jours —, un peuple de langue française est né sur le continent. Ce poste administratif, qui deviendra une capitale nationale est, au surplus, le lieu de départ d’une extraordinaire épopée saluée encore de nos jours par un très grand nombre d’observateurs de l’aventure humaine. L’Amérique française laisse des traces encore visibles aujourd’hui sur les deux tiers du territoire de cet immense continent. Il y a là tout un gisement de faits d’armes propres à rappeler avec fierté aux Québécois d’aujourd’hui qu’ils sont « nés géants ».

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Le Canada se fabrique une histoire nationale

Un retour sur les célébrations du 400e anniversaire de fondation de l’Acadie s’avère des plus pertinents pour en apprendre davantage sur le rôle joué par le gouvernement fédéral dans l’organisation des fêtes du 400e de Québec. Nous y avons découvert avec stupéfaction la volonté entêtée de l’État canadien de se fabriquer une histoire nationale au détriment de l’Acadie et du Québec, confirmant ainsi les critiques les plus virulentes à l’égard de la façon dont les fêtes de 2008 se sont tenues.

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Interculturalisme, multiculturalisme: blanc bonnet, bonnet blanc

Ainsi, les commissaires Bouchard et Taylor recommandent-ils que les Québécois adoptent l’interculturalisme, sur la base, écrit-on, que ce modèle d’intégration serait plus conforme à la manière québécoise que le multiculturalisme canadien, qui ne serait pas « bien adapté à la réalité québécoise » (Gérard Bouchard et Charles Taylor, Fonder l’avenir. Le temps de la conciliation (rapport final intégral), p. 19).

Mais qu’est-ce qui distingue l’interculturalisme du multiculturalisme canadien ?

Qu’on ne s’y méprenne pas, à quelques détails près, l’interculturalisme, tel que l’entendent les commissaires, et le multiculturalisme, c’est du pareil au même. En vérité, tous deux s’abreuvent à la même source idéologique. Bonnet blanc, blanc bonnet.

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Le verrou religieux de la question nationale

Le rapport Bouchard-Taylor sur les « accommodements raisonnables » constitue une encyclique du conformisme politique : les commissaires-bergers y prêchent un laïcisme mou tout en morigénant la majorité québécoise. Ainsi, des prescriptions religieuses particulières menacent de devenir des contraintes étatiques pour l’ensemble des citoyens. Le « vivre-ensemble » des commissaires s’oppose donc au « vouloir-vivre » du peuple québécois.

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Bouchard-Taylor: un rapport trudeauiste

Communication présentée dans le cadre de la Table ronde « Bouchard-Taylor : analyse et critiques » organisée par l'IRQ, le 3 juin 2008.

Pour tous ceux qui avaient été sensibles à la crise des accommodements raisonnables, et qui, très majoritairement, exprimaient le voeu d'un renforcement de l'intégration au Québec, le rapport Bouchard-Taylor sera une grande déception. « Tout ça pour ça ? », serait-on tenté de dire. Une grande déception, parce que l'opinion publique a clairement exprimé une volonté de réaffirmation, dans le modèle québécois, non seulement de la laïcité et de l'égalité républicaines, mais de l'intégration à la culture nationale. Au contraire, dans leur rapport, les commissaires proposent une série de mesures pour « normaliser » le modèle québécois et le rendre conforme aux principes pluralistes régissant le multiculturalisme canadien, pour lequel ils ne cachent pas leur admiration.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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