Éditorial - Emparons-nous du Nord!

2012fevrier250Il y a près de cent cinquante ans, le curé Labelle avait lancé ce mot d’ordre : « Emparons-nous du Nord ! » Le bon curé avait mobilisé les siens pour se lancer à l’assaut des Laurentides avec une vision claire de ce qu’il fallait faire : occuper ce territoire et le développer en prenant les moyens pour que ses immenses ressources servent la prospérité de notre peuple. Dans ce dernier quart du dix-neuvième siècle, Labelle proposait un modèle de développement centré sur la propriété et le contrôle. Son ambition était utopique, il ne disposait que de moyens dérisoires et ne pouvait mobiliser que des cohortes de colons encore plus pauvres que courageux. Pis encore, au moment où ces pionniers défrichent avec acharnement, les dés sont déjà jetés : le grand capital étranger a déjà fait main basse sur les ressources naturelles. Il aura eu beau multiplier discours, gestes d’éclats et projets, les moyens qu’il aura pu mettre en œuvre auront été nettement insuffisants. La bourgeoisie d’affaires canadienne-française peine à réunir des capitaux pour soutenir une mise en valeur sérieuse du territoire, l’État du Québec est dérisoire, sans moyen.

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Environnement - AQLPA. Trente ans de luttes victorieuses

Président et cofondateur de l’Association québécoise de lutte contre pollution atmosphérique (AQLPA), l'auteur nous livre ici une vision personnelle des trente années de cette organisation dont les luttes victorieuses forcent l'admiration.

Aujourd’hui, en ce début d’année 2012, je commence la rédaction des mémoires de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). J’entreprends, en fait, de revisiter sommairement trente ans d’histoire extraordinaire et particulièrement intense.

C’est à titre de cofondateur de l’AQLPA et président depuis vingt-neuf ans que j’entreprends ce voyage éclair dans le temps et ce retour dans des dossiers parmi les plus importants et les plus déterminants, à mon avis, de l’histoire environnementale du Québec. J’affirme ceci résolument, mais aussi, et surtout, avec grande modestie. Cette incroyable histoire me dépasse tellement que j’éprouve un vertige certain devant la responsabilité de rendre fidèlement et honnêtement compte de ce qui m’apparaît encore comme un conte de fées ou un appel de Mère Nature.

Rien, mais absolument rien, ne m’avait préparé à ce surprenant virage dans ma vie et encore moins à être régulièrement à l’origine et au centre de ce bouillonnement d’énergie de changement et de progrès vert.

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E. Brouillet et L. Massicotte (dir.) Comment changer une Constitution?

Eugénie Brouillet et Louis Massicotte (dir.)
Comment changer une Constitution ? Les nouveaux processus constituants, PUL, 2011, 152 pages

Fille de la Liberté et de la Raison, fondement de tout État de droit, la Constitution est un sujet d'intérêt permanent, particulièrement pour les juristes et les politologues. Comment changer une Constitution ? Les nouveaux processus constituants, un ouvrage dirigé par une juriste et un politologue, Eugénie Brouillet et Louis Massicotte, mérite a priori une certaine attention.

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Sean Mills. Contester l'empire

Sean Mills (trad. Hélène Paré)
Contester l’empire. Pensée postcoloniale et militantisme politique à Montréal, 1963-1972, Hurtubise, 2011, 360 pages

Qu’on en commun la Ligue des noirs du Québec et le mouvement de libération du taxi ? Selon Sean Mills, professeur adjoint au département d’histoire de l’Université de Toronto et auteur de l’ouvrage Contester l’empire, ces deux organisations militantes auraient, durant les années 60, participés à un commun mouvement démocratique qui eut pour principale caractéristique d’intégrer la solidarité sociale aux revendications de souverainetés individuelles et collectives. Ils eut donc, à leur manière, livré à « l’empire », fourre-tout conceptuel dont l’inhérence même exclut tout usage pondéré de la nuance, un combat aux visées émancipatrices ponctué d’une commune grammaire de contestation. La contre-culture, voilà un terme qui définit avec exactitude sur quoi s’appui un tel mouvement pour arriver à ses fins, soit la critique des institutions dominantes, mais dont l’auteur se garde bien de faire usage dans son livre, pour mieux masquer son évidente complaisance envers ces vertus autoproclamées.

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Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
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Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

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