Numéros publiés en 2014

Éditorial - Il faut faire monter la mise

2014dcembre250Le geste mérite d’être salué : le pied de nez aux puissants que vient de faire Gabriel Nadeau-Dubois en remettant son Prix du gouverneur général au regroupement « Coule pas chez nous » est susceptible de mettre le Québec en mouvement. La réponse au premier appel de soutien au financement est encourageante. Il faut faire monter la mise.

Il faut non seulement accroître les moyens de financer l’opposition, il faut élargir les motifs de protestation. Ce qui se joue dans ces projets, ce n’est pas seulement la protection de l’environnement et des bélugas. Ce qui se joue là, c’est l’autodétermination du Québec. C’est notre capacité d’orienter notre développement et de faire servir nos avantages stratégiques à la construction d’une économie durable, propre. L’alliance du grand capital et de l’État canadian vise à nous imposer un fédéralisme pétrolifère, c’est-à-dire une servitude imposée. Notre territoire, notre façon de l’habiter, nos choix énergétiques et environnementaux sont de travers dans le chemin du nation building du pétroÉtat et Ottawa ne négligera rien pour réduire à néant toute volonté de s’y opposer au nom de notre intérêt national.

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Françoise Graton (1930-2014). Allumer le feu du théâtre

Françoise Graton, que les habitués des soupers-conférences annuels de L’Action nationale connaissent comme une amie fidèle de la revue avec son compagnon Gilles Pelletier, est décédée le 7 novembre 2014, à 84 ans, deux semaines après notre dernière rencontre. Toujours aussi vive et allumée, elle avait tenu à poser une dernière question au conférencier Mario Beaulieu. Elle l’avait fait sans micro avec l’aplomb de l’actrice de talent qu’elle était toujours.

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Ci-contre, Françoise Graton posant sa question sous l’oeil complice de Gilles Pelletier lors du souper-conférence du 24 novembre 2014 au Lion d’Or (photo: Christian Gagnon).

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Le Saint-Laurent, autoroute du pétrole… pour qui?

Déclaration du GIRAM (Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu) le 28 novembre 2014

Le pétrole de l’Ouest jaillit ou jaillira de toutes parts : trains, conduites réaménagées (Enbridge) ou nouvelles (Énergie Est), pétroliers géants de plus en plus nombreux sur le Saint-Laurent. Ce nouveau schéma pour désenclaver le pétrole, notamment le plus polluant de la planète provenant des sables bitumineux, aura des conséquences environnementales, terrestres et maritimes exponentielles en plus de porter atteinte à l’intégrité du territoire québécois et causer de multiples effets pervers sur la voie navigable du Saint-Laurent. Le GIRAM se réjouit de la mobilisation citoyenne qui croît de jour en jour contre le projet TransCanada ; il salue également les conditions récemment posées par le gouvernement du Québec. Il se propose toutefois de mobiliser l’opinion publique concernant la mise en place sur le Saint-Laurent d’un réseau de ports destinés au transport d’hydrocarbures américains ou canadiens et plus particulièrement le projet de TransCanada qui projette d’implanter un énorme terminal pétrolier destiné exclusivement à l’exportation.

En conséquence :

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Qui doit défrayer le coût de construction du nouveau pont Champlain?

Le gouvernement Harper affirme que le coût de reconstruction du pont Champlain doit être acquitté par les Québécois parce qu’il s’agirait selon lui d’un pont à vocation locale ! Pourtant, il est facile de montrer qu’il s’agit aussi d’un pont à vocation internationale et qu’en conséquence, le coût devrait en être supporté par l’ensemble de la population du Canada.

1. Le pont Champlain, une infrastructure internationale

Si le nouveau pont Champlain s’avère très coûteux, c’est parce qu’il devra être très haut de manière à laisser passer sous ses structures les immenses navires océaniques qui se rendent jusqu’aux Grands Lacs en empruntant la voie maritime du Saint-Laurent. C’est parce que ce pont devra impérativement passer au-dessus de cette grande voie de commerce international que son COÛT INITIAL ESTIMÉ en 2014 est de 5 milliards $[1].

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Le démantèlement de la nation (chronique 4)

La période couverte s’étend du 25 août au 28 novembre 2014 (3 mois)
Les dates entre parenthèses renvoient à l’édition du Devoir. Lorsqu’il s’agit d’une autre source, celle-ci est mentionnée explicitement.

Elle se clôt à la veille de la grande manifestation contre l’austérité qui s’est tenue à Montréal et à Québec ; et au terme d’une semaine où, à la suite de l’exemple donné par Gabriel Nadeau-Dubois et à son appel, plus de 350 000$ ont été recueillis pour dire au pétrole sale de l’Alberta « Coule pas chez nous » ! Oui, il est possible de nous mobiliser, nous le ferons de plus en plus souvent.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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