Septembre 2014

Vol. CIV, no 7

Déconstruire les blocages, proposer nos projets et bâtir notre pays

Membres de la Commission nationale des États-généraux sur la souveraineté.

La phase I des États généraux sur la souveraineté, terminée en avril 2013, a permis de dresser une liste de 92 blocages par lesquels le cadre fédéral canadien nuit au développement et à l’épanouissement du peuple québécois.

Au cours de la deuxième phase des États généraux sur la souveraineté, nous avons cherché à déconstruire les blocages en proposant des projets démontrant les impacts économiques positifs de la souveraineté sur le développement régional, le transport et le développement durable, la culture, l’emploi et la sécurité du revenu des citoyens et des citoyennes. Cet exercice nous autorise à imaginer les possibilités qu’un Québec (pays) nous offre. En effet, seul le contrôle de toutes les ressources d’un État indépendant rend possible la réalisation de projets collectifs à l’avantage de l’économie du Québec et de ses citoyennes et citoyens.

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Travailler sur le terrain de la réalité

Le 7 avril dernier, le Parti québécois a perdu l’élection générale avec son plus mauvais résultat depuis 44 ans (25,4 %). Pire encore, il a perdu ces élections après avoir été au gouvernement – avec une équipe de grande qualité – pendant un an et demi seulement, une courte période considérant les neuf ans du mandat libéral précédent. Il serait sans doute facile d’expliquer cet échec avec des éléments circonstanciels, qui ne sont liés qu’à une mauvaise campagne, un mauvais leader ou de mauvaises décisions tactiques. Certes, plusieurs de ces éléments expliquent certainement en partie le résultat de la dernière élection. Mais la tendance est plus profonde. Considérons les faits suivants.

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De la quintuple racine du principe de souveraineté populaire

Si le républicanisme revient à la mode au sein des cercles intellectuels souverainistes, notamment en raison de l’épuisement idéologique du projet de souveraineté-association, de l’échec stratégique du nationalisme identitaire et du rejet de la doctrine multiculturaliste, il semble nécessaire d’approfondir les fondements philosophiques de cette théorie politique. Évidemment, cela n’empêche pas une enquête historique sur les germes de la République en Amérique française dans les discours des personnages politiques d’autrefois[1], celle-ci permettant d’ancrer l’idée républicaine dans la reprise critique d’un héritage culturel et symbolique. Néanmoins, il serait erroné d’insister trop fortement sur le dévoilement d’une « pratique sociale républicaine » supposément enracinée dans l’imaginaire collectif[2], comme si le peuple n’avait qu’à s’affranchir du modèle libéral canadien pour retrouver son être caché, se penser lui-même et s’objectiver dans des institutions bien à lui.

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François Legault. Cap sur un Québec gagnant. Le projet Saint-Laurent

François Legault
Cap sur un Québec gagnant. Le projet Saint-Laurent, Boréal, 2013, 295 pages

Alors qu’il est très répandu en France, le genre littéraire que constitue l’essai signé par un homme politique est plus rare au Québec. Ne serait-ce que pour cette raison, il vaut sans doute la peine de s’attarder à Cap sur un Québec gagnant. Le projet Saint-Laurent, le livre de François Legault paru en 2013.

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François Ricard. Moeurs de province

François Ricard
Moeurs de province, Boréal, 2014, 232 pages

La belle et émouvante conclusion de L’insoutenable légèreté de l’être et, a fortiori, l’œuvre influente de Milan Kundera, ont sans doute jeté le discrédit sur la littérature engagée aux yeux de plusieurs auteurs et lecteurs contemporains. Après avoir vécu une relation houleuse (à cause des multiples infidélités de Tomas), Tomas et Tereza sont maintenant âgés et, en compagnie de leur vieux chien Karénine, ils semblent avoir découvert un bonheur véritable. Beaucoup plus vrai en tout cas qu’une implication en politique. Il est certainement difficile de dire qu’à cette époque, en Tchécoslovaquie communiste, la politique noyée sous le kitsch imposé des slogans, des rassemblements de masse et des consensus factices, pouvait être un lieu où une quelconque vérité pouvait voir le jour. Surtout après le « coup de Prague de 1968 » qui mit un terme brusque à la relative libéralisation du régime entamée lors du Printemps de Prague. Le vrai ne pouvait se trouver que dans la sphère intime : l’amour, l’amitié et la relation qu’on a avec sa propre conscience.

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