Numéros publiés en 2022

L’État social nécessaire à l’indépendance

Dans leur ouvrage publié en 2021, Brève histoire de la Révolution tranquille, les historiens Martin Pâquet et Stéphane Savard nous apprennent que le 16 février 1983 marque la fin de la Révolution tranquille. C’est le jour où le Parti québécois au pouvoir adoptait la loi 111, qui annulait les gains salariaux accordés aux employés du secteur public et parapublic lors de la dernière négociation, et forçait le retour au travail des professeurs des cégeps et des enseignants des écoles du secteur public. L’éditorialiste du Devoir, Lise Bissonnette, la qualifia de « loi d’exception la plus odieuse jamais déposée à l’Assemblée nationale » (Le Devoir, 16 février, 1983) parce qu’elle suspendait des articles de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

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La guerre du bois

L’administration américaine a annoncé le 24 novembre dernier que, dès 2022, les droits compensateurs sur le bois d’œuvre exporté depuis le Canada allaient doubler, passant en moyenne de 9 à 18 pour cent. La principale victime ? L’entreprise québécoise Produits forestiers Résolu, qui écope d’une taxe combinée de 29,66 pour cent. La Chambre des communes s’est réunie le 1er décembre au soir dans le cadre d’un débat exploratoire sur la question. Le hic, c’est que nos forêts ne sont ni le pétrole ni l’automobile, c’est-à-dire des secteurs stratégiques pour le Rest of Canada. Le bois ne sera jamais placé en tête de liste des enjeux jugés centraux par Ottawa, malgré la langue de bois habituelle des personnages clés de l’actuel gouvernement canadien.

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Oligopolarchie

La thèse ici présentée se résume ainsi : l’Occident est en train de glisser dans un système d’oligopolarchie, soit un système gouverné par des multinationales contrôlant à la fois les marchés économiques (oligopoles) et les systèmes politiques (oligarchies).

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L’histoire politique du Québec vue à travers la lexicométrie

Les historiens pour mieux comprendre le passé cherchent à le découper en périodes plus ou moins cohérentes afin d’identifier les constantes et les ruptures qui marquent l’évolution d’une société. Les critères utilisés pour effectuer ces découpages relèvent bien souvent de l’intuition du chercheur et ne font pas toujours consensus. Récemment, deux historiens ont présenté un nouveau découpage de l’histoire politique du Québec en situant la révolution tranquille entre 1960 et 1983 prétextant que la crise des finances publiques de 1983 avait mis fin à l’ère de l’État providence qui serait à leurs yeux la caractéristique essentielle de la révolution tranquille1.

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Le Parti rhinocéros, une certaine ressemblance avec le théâtre de l’absurde

« J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre ».
Albert Camus (Les justes, p.24, Folio n° 477)

Nombre de chercheurs scientifiques, autant biographes qu’analystes, nous ont présenté l’œuvre de Jacques Ferron, à la fois ses romans et ses historiettes, ses lettres aux journaux qu’à ses pièces de théâtre. Nous savons que Ferron fut avant tout un auteur très prolifique et qu’il a abondamment écrit sur son peuple. Il a produit plus d’une douzaine de pièces de théâtre de 1948 à 1975. À l’égard de ces multiples créations théâtrales, pourrions-nous dire que Ferron, un peu à l’image de son parti politique, le parti Rhinocéros, s’est inspiré de ce que nous pourrions appeler comme étant le théâtre absurde ? Mais qu’en est-il de cette forme de théâtre ?

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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