Numéros publiés en 2012

Une approche constitutionnelle

Le conflit ne serait rien d’autre que l’état moral de la différence ; chaque fois qu’il n’est pas tactique, on peut pointer en lui le manque-à-jouir, l’échec d’une perversion qui s’aplatit sous son propre code et ne sait plus s’inventer : le conflit est toujours codé, l’agression n’est que le plus éculé des langages.

- Roland Barthes

Jean-François Lisée dit souvent que le facteur principal pour évaluer les progrès de l’idée souverainiste au Québec est l’identification des citoyens québécois à la nation québécoise. Nous aimerions préciser cette thèse. Peut-être que le plus simple serait de commencer avec une explication anthropologique, depuis le début.

Nous savons que la politique met en scène une gamme d’opinions diverses et contradictoires. Or la contradiction, même celle qui nous semble la plus insoluble, exige un arrière-plan sur lequel les adversaires s’entendent apriori, au minimum partagent-ils certaines significations et références, un langage, des marqueurs de relations et autres opérateurs logiques, etc. En somme, on peut dire que toute divergence d’opinions procède d’une entente préalable.

Le cours d'Éthique et culture religieuse au-delà des apparences

Le jugement de la Cour suprême sur le cours d’Éthique et Culture religieuse (ÉCR) remet la question de ce cours dans l’actualité. La Cour a débouté les parents qui demandaient l’exemption du cours pour leurs enfants. Le débat est loin d’être clos pour autant : il continue notamment sur le plan éducatif et politique. Pour aider à comprendre les enjeux, voici une analyse critique.

I - Le programme

Les objectifs affichés du programme (favoriser le vivre ensemble, promouvoir le bien commun, réfléchir sur la culture commune, etc.) sont juxtaposés à un autre, la tolérance (« tout se vaut » ; « tout est légitime »). Le programme signale qu’il faut donner priorité à la tradition chrétienne qui marque l’histoire du Québec ; mais la structuration et le contenu du programme empêchent d’atteindre cet objectif.

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Éditorial - Réussir l'unité

2012decembre250 On ne pouvait s’attendre à plus fort symbole. La semaine même où le gouvernement Marois dépose un budget résigné, libéraux et caquistes insistent pour maintenir le drapeau canadian dans une enceinte où il n’a pas sa place. Les politiciens de la province ont fait la démonstration de leur petitesse : aucun sens de l’État, aucune connaissance même des règles élémentaires du pavoisement, aucun respect des symboles nationaux, une mesquinerie de partisans serviles. Ce sont des inconditionnels du Canada et ils vont se prosterner devant le symbole du viol de la démocratie québécoise. En pleine semaine de dépôt du budget, ils viennent plastronner leur indifférence à payer l’hypothèque sans même que notre signature ne soit au bas du contrat. Ils n’exigent rien d’Ottawa et n’ont que l’automutilation à proposer pour notre gouvernement national. Cela dépasse l’entendement, ils font comme si de rien n’était. Ils font, en fait, les hypocrites. Ils acquiescent à l’ordre imposé. Ils ont mis notre destin au clou, bazardé l’héritage. Ils sont des concierges clandestins dans la demeure de la nation. Ils ont signé la Constitution, mais ne veulent ni le dire ni l’assumer devant le peuple.

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Une politique nationale de population pour guider l'avenir du Québec

L’idée d’adopter une véritable politique nationale de population au Québec n’est pas récente. Dès 1975, alors que le Québec commençait à sentir l’effet d’une fécondité sous le seuil de remplacement, le démographe Jacques Henripin[1] recommandait au gouvernement du Québec l’élaboration, avec une participation citoyenne, d’une telle politique. L’idée derrière cette recommandation était de bien agencer les actions gouvernementales pour faire face aux nouveaux défis engendrés par la transformation des comportements démographiques.

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Rejetons le fatalisme devant l'anglicisation

Intervention de Fernand Daoust, ancien secrétaire général (1969-1991) et président (1991-1993) de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, dans le cadre du Forum mondial de la langue française à Québec, le 2 juillet 2012.

Avant de parler de la situation de la langue dans les milieux de travail québécois, je voudrais faire un bref rappel historique. J’aimerais revoir avec vous le chemin parcouru par le mouvement syndical dans son engagement pour l’imposition et la défense du français comme langue de travail.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.

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