Œuvre du mois – Georges Delfosse
Marie-Joseph Georges Delfosse, peintre, illustrateur et professeur, est né le 8 décembre 1869 à Saint-Henri-de-Mascouche. Il est décédé le 22 décembre 1939 à Montréal.
Marie-Joseph Georges Delfosse, peintre, illustrateur et professeur, est né le 8 décembre 1869 à Saint-Henri-de-Mascouche. Il est décédé le 22 décembre 1939 à Montréal.
Depuis un certain nombre de mois, par la force des choses, j’ai fait et je continue de faire une réflexion sur l’état du mouvement souverainiste-indépendantiste au Québec. La lecture de Maurice Séguin m’a beaucoup aidé à démystifier les discours ambiants et leurs origines, en particulier le mythe des deux peuples fondateurs.
Les archives des conférences « Genèse et historique de l’idée séparatiste au Canada français », diffusées à Radio-Canada en 1962, permettent de jeter une lumière nouvelle sur un des seuls livres publiés du vivant de Maurice Séguin.
J’aurais bien aimé que les historiens de ma génération s’intéressent davantage à Maurice Séguin et à son œuvre. À mon grand désarroi, je suis encore la seule à avoir fait un mémoire de maîtrise en histoire sur Maurice Séguin, toutes générations confondues.
Il serait facile et tentant d’expédier la thématique du colloque et de régler le sort de l’œuvre de Maurice Séguin. À l’heure où l’indépendantisme semble battre de l’aile et que son destin peut paraître lié à celui du Parti québécois qui, après en avoir absorbé les premières moutures modernes (RIN), s’est montré incapable de l’assumer, la thèse de Maurice Séguin a l’air non seulement fondée, mais indépassable.
Au tournant des années 1950, Maurice Séguin, Guy Frégault et Michel Brunet, protégés et disciples de Groulx au départ, apparaissent dans le paysage des historiens canadiens-français – disait-on encore – ou québécois marquants de notre panthéon nationaliste. Ils formeront ce que l’on identifie comme l’école de Montréal, alors en opposition idéologique avec l’école de Québec.
Ce problème de rupture entre Maurice Séguin et Lionel Groulx me laisse dans l’embarras. Je n’ai pas le sentiment que monsieur Séguin désirait se mettre en « rupture » ni avec l’Abbé Groulx ni avec quelqu’un d’autres. Toutefois, je vois ici deux individus qui cherchent à s’expliquer leur passé pour mieux choisir leur avenir collectif.
Je tenterai de vous expliquer que si ces deux historiens méritent tous les deux notre admiration, leurs interprétations respectives de l’histoire canadienne et québécoise diffèrent considérablement. Il y a bien eu un changement de paradigme après la Deuxième Guerre mondiale.
La vie et la pensée de l’abbé Lionel Groulx traversent la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle; cet état de fait exige qu’on analyse sa pensée sur la longue durée pour en voir les variables, la persistance, la cohérence, l’évolution.