Anne-Marie Beaudoin-Bégin. La langue affranchie

Anne-Marie Beaudoin-Bégin
La langue affranchie. Se raccommoder avec l’évolution linguistique, Éditions Somme toute, 2017, 116 pages

Les différents malaises que vous causera cet ouvrage proviendront, d’abord et avant tout, du très pernicieux statut scientifique dont il se vernit pour enfoncer dans la gorge du lecteur une vérité épiphanique construite de toute pièce. La langue affranchie d’Anne-Marie Beaudouin-Bégin est une œuvre insidieuse qui révèle les obsessions traumatiques d’une auteure torturée par les chroniques du Journal de Montréal. Particulièrement celles de Mathieu Bock-Côté et de Denise Bombardier qui seraient à leurs façons des suprémacistes de la langue. À tout le moins, des aristocrates infréquentablesméprisant le petit monde qu’ils regarderaient de haut. Comme dans tout manifeste doctrinaire gauchiste qui se respecte, la petitesse progressiste est au rendez-vous avec les mesquineries de mauvaise foi habituelle où on fait comprendre à son interlocuteur qu’il n’appartient pas à la légitimité de ce monde, mais plutôt à une cellule de l’aile psychiatrique. Maladivement attaché à ses privilèges, le défenseur de la langue française sera en quelque sorte accusé de demeurer dans les ténèbres de l’histoire ou condamné à la fossilisation préhistorique ridicule.

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Geneviève Dorval-Douville et Jean-François Gingras. Rêver le territoire

Geneviève Dorval-Rouville et Jean-François Gingras
Rêver le territoire. Vers une vision partagée de son potentiel, Les éditions Somme toute, 2018, 156 pages

Ce livre s’inscrit dans une série d’essais réalisés par des auteurs associés aux Orphelins politiques, un mouvement citoyen visant à proposer des solutions pragmatiques et innovantes pour faire avancer le Québec. Cette série cherche quant à elle à redonner aux Québécois la fierté et le goût de bâtir collectivement le Québec.

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Paul Cliche. Un militant qui n’a jamais lâché

Paul Cliche
Un militant qui n’a jamais lâché. Chronique de la gauche politique des années 1950 à aujourd’hui, Varia, Montréal, 2018, 428 pages

C’est par son blogue dont certains textes paraissent régulièrement dans la chronique « Libre opinion » du Devoir que j’ai pu entrer en contact une première fois avec l’auteur. Paul Cliche – qui au sein QS milite avec une admirable détermination en faveur d’une réforme du système électoral – m’a alors assuré de ses convictions indépendantistes. J’avais perdu sa trace depuis la grande aventure du FRAP, victime de l’infecte démagogie de l’occupant de l’Hôtel de Ville de Montréal lors de la Crise d’octobre. Et, comme la mémoire est une faculté qui oublie, je ne me souvenais plus qu’il avait été en grande partie responsable de la victoire du parti libéral dans Mercier en se portant candidat indépendantiste de gauche lors de l’élection partielle du 9 avril 2001.

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Jérôme Blanchet-Gravel. La face cachée du multiculturalisme

Jérôme Blanchet-Gravel
La face cachée du multiculturalisme, Les éditions du Cerf, collection Idées, 2018, 224 pages

La face cachée du multiculturalisme est le plus récent ouvrage de l’essayiste Jérôme Blanchet-Gravel. La lecture révèle chez lui un grand talent. Ce talent n’a rien à voir avec la sociologie, l’étude des religions, l’histoire des idées, la science politique ou l’écriture d’essais. Le talent de Blanchet-Gravel est de convaincre des éditeurs crédules ou opportunistes de publier ses manuscrits. On en voit des signes sans ouvrir le livre. Le quatrième de couverture déclare que l’essayiste serait « considéré comme l’une des nouvelles figures de la libre-pensée au Québec », une déclaration qui devrait surprendre les connaisseurs des débats d’idées du Québec. Autre signe inquiétant, la couverture annonce une préface signée par le sociologue Michel Maffesoli. Un auteur produisant surtout des textes anecdotiques qui masquent souvent leur peu de méthode et d’analyse par une érudition qui s’en tient au verbiage et aux références inutiles à des sources d’envergure.

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Qu’est-ce que l’économie sociale au Québec ?

Note critique de l'ouvrage de Gabriel Arseneault, L’économie sociale au Québec. Une perspective politique, Montréal, Presses de l’Université du Québec, 2018, 256 pages

Il y a quelques décennies à peine, l’économie sociale n’était connue que de quelques rares spécialistes. Plusieurs de ses manifestations étaient familières à bien des collectivités, mais rarement la chose était-elle ainsi nommée. C’est à partir du milieu des années 1980 que l’expression a fini par se diffuser progressivement dans l’espace public et c’est le Sommet sur l’économie et l’emploi de 1996 qui lui a donné ses lettres de noblesse. Depuis, ses artisans, ses organisations et ses revendications trouvent leur place dans la délibération publique et dans les programmes des partis politiques.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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