Le caquisme : essai sur un échec anticipé

Le caquisme apparaît d’une manière assez évidente comme un produit de la réaction droitière à l’incapacité libérale et péquiste de résoudre les problèmes actuels de la société québécoise. Depuis l’échec référendaire de 1995, les gouvernements québécois n’ont jamais réussi, avec leurs politiques néolibérales d’intensité variable, à mettre fin à l’insécurité vécue par de larges segments de la population. « Les marchés déterritorialisés génèrent une incertitude permanente et les individus y font l’expérience de l’impuissance », comme le rappelle le sociologue Oliver Nachtwey1. Il ne s’agit pas simplement du chômage ou de la pauvreté qui, bien que toujours existants, sont probablement moins répandus que dans les années 1960 ou 1970. Il faut tenir compte aussi de l’insécurité des personnes qui travaillent et dont le niveau de vie permet un certain confort matériel, mais vivant dans la crainte d’un transfert de leur entreprise, subissant les contraintes des nouvelles méthodes de gestion destinées à accroître leur rendement, ou ayant des horaires atypiques. Il y a les inégalités, stables au cours des « Trente Glorieuses », qui atteignent aujourd’hui de tels niveaux qu’elles en génèrent des tensions sociales et de vives critiques envers « les élites ». Les dirigeants de Bombardier en savent quelque chose.

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Mémoires 2019