Réussir l’indépendance

Pour beaucoup d’entre nous, la dernière campagne électorale prit la forme d’une petite apocalypse politique. Jamais on n’avait si peu parlé du Québec et de ses intérêts les plus élevés en contexte d’élection, jamais on n’avait élevé avec tant d’ostentation l’Ontario comme ultime étalon auquel se mesurer. L’esprit du colonisé a refait surface comme jamais, et pas un seul instant le chef présumé des troupes souverainistes assis aux commandes du Parti québécois n’a offert au peuple d’ici de sortir de cette abominable et humiliante mascarade.

Le 1er octobre, pour l’indépendance, rien n’est arrivé. Nous savions depuis longtemps qu’il allait en être ainsi. Faibles consolations : le Parti libéral a été violemment congédié par le Québec français et un parti en apparence sensible à des questions longtemps interdites, mais qui préoccupent néanmoins les gens d’ici, est entré à Québec. Malgré cela, malgré que ce réveil électoral du Québec français soit fondamentalement réjouissant, nous pouvons et nous devons nous demander : est-il cohérent, est-il même possible de se tenir debout pour la nation en ne parlant de l’État que de manière administrative et en rejetant totalement l’idée de sortir du régime canadien auquel nous sommes pourtant soumis ?

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