La révolte des Gilets jaunes en France

L.Sc. Com., HÉC Montréal, Adm.A., CMC, Associé-fondateur de deux cabinets-conseils en administration et ex-professeur agrégé à l’École Polytechnique, UdeM

Pour comprendre la révolte actuelle des Gilets jaunes en France, il faut bien saisir sur quelles prémisses la Communauté économique européenne (CEE) a été créée après la Seconde Guerre mondiale et quelles furent les institutions qui émergèrent pour assurer le fonctionnement de l’Union européenne (U.E.).

L’objectif de la CEE en 1945 consistait à pacifier le continent. Dès la fin de la guerre, en 1946, l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill avançait l’idée de créer une sorte d’États-Unis d’Europe, afin d’éviter que d’autres conflits affligent les populations du continent. Plusieurs parmi les pères fondateurs de l’U.E. dont Robert Schuman et Jean Monnet en France et Konrad Adenauer en Allemagne étaient d’avis « que les États nationaux n’avaient plus d’avenir en Europe, et cela, ni dans le domaine politique, ni dans le domaine économique1 ».

La CEE avait pour mission de promouvoir un développement harmonieux des activités économiques des États membres, en s’appuyant sur une union douanière entre eux et l’élimination des droits de douane ainsi que l’établissement d’une politique commerciale et d’un tarif douanier commun à l’égard des États tiers. Le président Charles de Gaulle ratifia ce traité dès son arrivée au pouvoir en 1958, mais il s’est toujours manifesté contre une Europe supranationale ou aux idées fédéralistes de ses fondateurs, car, même s’il acceptait la construction européenne, « il rejetait l’abandon de la souveraineté nationale2 ».

En 1992, le traité de Maastricht institue l’Union européenne (U.E.), jette les bases d’une monnaie unique, soit l’euro et ajoute à la Communauté une vocation politique3. L’U.E. se compose maintenant de 27 États membres (sans le Royaume-Uni) et de 24 langues officielles. Elle a été créée dans le but de pacifier et d’amener la stabilité et la prospérité aux États membres4.

L’origine de l’Union monétaire européenne

Le 1er janvier 1999, onze États membres, sur une possibilité de quinze, se joignent au système monétaire européen dont la France et l’Allemagne. Ces pays, en tant que membres de l’Union monétaire, acceptent que l’euro soit décrété leur monnaie nationale avec un taux de change variable par rapport aux autres devises internationales. Aujourd’hui, la zone euro compte huit autres pays portant à dix-neuf le nombre total de membres ayant adopté l’euro comme monnaie nationale5.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France a dû dévaluer sa monnaie à quelques reprises et les présidents de la République furent réticents à dévaluer le Franc. Lorsque Georges Pompidou accède à la présidence en 1969, il est convaincu que l’Union monétaire éviterait à la France d’autres dévaluations. Il fait de cette union monétaire son objectif prioritaire. Selon Joseph Stiglitz, l’idée selon laquelle l’euro résoudrait tous les problèmes domestiques d’un pays n’a rien à voir ni avec la théorie ni avec la pratique économique. Le projet européen fut à ses vingt-cinq premières années d’existences, soit de 1945 à 1970, une réussite extraordinaire. Toutefois, la création d’une monnaie unique, annoncée en 1992, mais réalisée en 1999, a constitué un cran d’arrêt à l’évolution réussie de l’U.E. depuis le traité de Rome.

Le système monétaire européen et l’Union européenne ont-ils contribué à créer la prospérité en Europe ?

Lorsque le traité de Maastricht fut signé en 1992, les dirigeants européens annoncèrent à leurs concitoyens une ère de prospérité sans pareille qui verrait les pays les plus pauvres rejoindre les plus prospères. Or, au contraire, en évoluant du marché commun à la monnaie unique, l’U.E. a-t-elle jeté les bases de son propre déclin ? C’est du moins ce que prétend l’économiste de Princeton et ancien du FMI et de la Banque mondiale, Ashoka Mody, dans un livre-choc intitulé Eurotragedy et publié en 20186. Mody arrive au même constat que l’économiste et conseiller économique sous l’administration du président Clinton et prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, dans un livre publié en 20167. Selon Stiglitz, une politique monétaire unique ne correspond généralement aux intérêts d’aucun pays. Elle risque d’être trop coercitive pour les pays les plus faibles économiquement et elle sera trop flexible pour les pays les plus forts. La monnaie unique a tendance à déplaire à tous les pays et elle n’en satisfait généralement aucun.

La concentration excessive de la BCE sur l’inflation a contribué à l’augmentation des inégalités en Europe, car lorsqu’elle a augmenté les taux d’intérêt, le chômage s’est accru et les salaires des travailleurs ont stagné ou décru. Stiglitz énonce cette phrase lapidaire lorsqu’il traite de la crise en Grèce : « le coupable c’est la victime8 ».

Ces mesures d’austérité furent la première étape des programmes utilisés par la BCE. Elles n’ont non seulement pas ramené la prospérité, mais elles ont même aggravé la récession. Depuis le krach boursier de 1929, ces politiques publiques erronées ont été tentées à répétition (notamment par le FMI), mais elles ont conduit à des échecs récurrents. On sait très bien que la plupart des pays occidentaux (notamment les États-Unis, etc.) ont choisi de réaliser des déficits importants pour relancer leur économie après la grande récession de 2008. Toutes les sommes d’argent prêtées par les membres de l’U.E. à la Grèce ont servi en premier lieu aux banquiers grecs pour qu’ils remboursent leurs créances auprès des institutions financières européennes. En bout de piste, la population grecque n’a reçu qu’une très faible partie des sommes prêtées9.

La seconde étape de ces programmes portait sur des réformes structurelles. Les pays européens, sous la tutelle de l’euro et n’ayant plus leur propre monnaie, ne pouvaient réduire leur taux de change comme autrefois lorsqu’ils disposaient d’une monnaie nationale. Puisqu’ils ne disposaient plus d’une telle mesure, ils choisirent, pour être à nouveau compétitifs, de baisser les salaires et les prix et de restructurer leurs économies. Ces réformes ont été contre-productives, car elles réduisaient les salaires et favorisaient une augmentation du chômage. Bruxelles espérait ainsi qu’une réduction des salaires ferait baisser les prix des produits exportés, mais la hausse des exportations fut décevante10.

Vers une Europe supranationale ?

Ni l’austérité ni les réformes structurelles n’ont été efficaces pour résoudre les problèmes des pays en crise dans la zone euro. Celle-ci n’a jamais été jusqu’à adopter de politique de redistribution des revenus par un système de péréquation, par exemple, pour venir en aide aux pays en difficulté. D’ailleurs, l’Allemagne s’y est toujours opposée. Pour instaurer un tel mécanisme de redistribution, il aurait fallu une plus grande intégration politique de tous les pays de la zone euro. Accepter l’intégration politique signifierait la fin des États-nations et la naissance d’une entité supranationale, soit la nation européenne.

L’intégration économique : y a-t-il des avantages ?

L’un des arguments évoqués lors de la création de l’euro avait trait aux bienfaits de l’intégration économique des pays d’une même région ou zone. Les fondateurs de l’U.E. avançaient qu’une intégration économique plus poussée contribuerait à accroître la croissance économique, car l’édification d’un plus vaste marché faciliterait les économies d’échelle. De plus, chacun des pays pourrait se spécialiser dans ses champs d’expertise (ses avantages comparatifs) ce qui occasionnerait des gains d’efficacité. Ces théories furent énoncées par deux économistes classiques, soient Adam Smith et David Ricardo vers le début du XIXe siècle. L’Europe du début du XXIe siècle diffère énormément de l’époque où ces deux économistes réputés évoluaient. L’expérience vécue par les pays de la zone euro depuis sa fondation en 1999 n’a pas permis de conclure que la croissance économique s’est accrue depuis vingt ans.

Mondialisation et traités de libre-échange tous azimuts

Les pays occidentaux étaient entrés dans une ère de mondialisation tous azimuts après les accords du Kennedy Round (1964-1967), et tout particulièrement par l’expérience de l’U.E. conduisant à l’abolition des barrières douanières dans un grand nombre de pays. De plus, lors des négociations d’un traité de libre-échange, les dirigeants d’entreprises multinationales jouent un rôle déterminant afin d’influencer l’accord alors qu’ils ne sont pas élus, ce qui constitue une entrave à la démocratie.

À titre d’exemple, les multinationales veulent souvent inscrire dans les accords de libre-échange le droit de poursuivre en justice un État si leurs intérêts sont brimés ou menacés. De plus, un grand nombre d’entreprises multinationales refusent de se conformer aux lois des pays membres, comme de verser leurs impôts dans les pays où elles font affaire. Un très grand nombre de multinationales transfèrent leurs revenus dans les paradis fiscaux et ne paient aucun impôt dans les pays où elles opèrent. C’est évidemment l’ensemble des salariés, en particulier ceux des classes moyennes, qui doit compenser les pertes de revenus subies par l’État. Ces salariés sont donc taxés à des taux d’imposition extravagants par rapport à leur revenu réel. Il est tout à fait paradoxal de constater qu’à l’intérieur de la zone euro, ou de l’U.E. certains pays comme l’Irlande et le Luxembourg s’affichent comme étant des paradis fiscaux. (La City, Londres, est considérée comme le plus important paradis fiscal au monde11.) De plus, elle est au centre d’un réseau d’une trentaine de paradis fiscaux sous sa juridiction tels les Bahamas, les Bermudes, les iles Cayman, les iles Anglo-normandes Jersey, et Guernesey et plusieurs autres. L’Allemagne et l’Autriche ont pour leur part le Liechtenstein comme paradis fiscal alors que la France dispose de Monaco et de la Principauté d’Andorre.

Comment la population européenne peut-elle faire confiance à ses dirigeants lorsque ceux-ci tolèrent que des entreprises multinationales évitent l’impôt en transférant leurs revenus dans des paradis fiscaux à l’intérieur même de l’Union européenne ?

Dès les années 1980, avec l’entrée en vigueur des traités de libre-échange, un grand nombre d’entreprises multinationales européennes (et nord-américaines) transférèrent leurs productions manufacturières dans les pays émergents à bas salaires. Cette procédure permettait de minimiser leurs coûts de production et de maximiser leurs bénéfices sans trop se soucier d’innover ou d’accroître leur productivité, ni de se préoccuper de leurs salariés mis à pied.

Pour la première fois, les pays importaient massivement des biens qu’ils étaient capables de fabriquer en abondance. Cette mondialisation permit le décollage économique de la Chine et d’autres pays du Sud-est asiatique, mais elle a aussi conduit à déstabiliser profondément les sociétés occidentales et à appauvrir les classes moyennes moins scolarisées (éducation inférieure au niveau collégial ou universitaire), car ce sont elles les plus durement touchées par la concurrence des pays en voie de développement.

Les travailleurs moins scolarisés subissent une concurrence frontale des pays émergents alors que ceux bénéficiant d’une scolarité plus élevée en sont généralement exempts. Voilà pourquoi nous assistons à une montée des populismes en Europe, et en France en particulier, avec la révolte des Gilets jaunes, en Grande-Bretagne avec le Brexit, sans compter aux États-Unis, avec l’arrivée d’un président atypique (Donald Trump). Les classes dominantes en Europe comme en Amérique du Nord ne se sentent pas menacées par la mondialisation et avec raison, car elles en bénéficient.

Les barrières douanières avaient été presque abolies pour les pays membres de l’Union européenne avant même l’arrivée de l’euro. Par conséquent, le vaste marché et les économies d’échelle que devait créer l’euro existaient déjà avant même sa création. Le deuxième argument avancé par les tenants de l’intégration économique se rapportait à la théorie des avantages comparatifs.

Selon cette thèse, lorsque chacun des pays se spécialise dans ses domaines d’expertises relatifs, il se produira des gains de productivité ou d’efficacité. Il est difficile d’entrevoir en quoi cette théorie serait plus efficiente avec la construction d’une zone euro par rapport à la situation qui prévalait avant celle-ci.

Certains économistes réputés, tels Stiglitz et Mody, croient que la leçon à retenir de l’expérience européenne depuis l’euro c’est que sans intégration politique une simple union économique ne dispose pas d’institutions essentielles permettant de transférer la richesse des pays forts vers les pays plus faibles. Pour qu’une telle intégration politique puisse survenir, il faut que la solidarité entre pays membres soit forte. Dans certains pays, l’intégration économique a aggravé la situation de la grande majorité des citoyens, même si elle avait amélioré la performance globale mesurée par le PIB12.

À qui profite la monnaie unique ?

À cette question, les Européens répondront sans hésiter : à l’Allemagne. Elle dispose de l’économie la plus puissante en Europe et à ce titre elle est également maître de la politique de la zone euro. En fait, la politique monétaire de l’U.E. c’est précisément celle de l’Allemagne. Malgré cela les Allemands demeurent généralement sceptiques face à l’euro depuis sa création13.

Conclusion

La crise sociale vécue par la strate de travailleurs la moins scolarisée de l’U.E. s’est transformée en manifestations populaires souvent violentes en Italie, en Espagne ou en Grèce et a culminé avec la révolte des Gilets jaunes en France, à la fin de 2018 et en 2019. La classe ouvrière en Europe (appelée classe moyenne en Amérique) n’a connu aucune croissance de ses revenus au cours des deux dernières décennies. Avec la Grande Récession de 2008, la situation de ces travailleurs s’est encore aggravée. Les banques ont été sauvées à coup de milliards de dollars, alors que très peu d’aide fut apportée aux victimes, soit les travailleurs. Ces derniers ont parfois perdu leur emploi et même leur résidence dans des vagues d’expulsions massives14 et il s’agit d’un premier facteur à l’origine de la colère populaire qui s’est répandue dans plusieurs pays d’Europe.

Un second élément explicatif a trait aux paradis fiscaux avec la fuite de revenus pour les États ce qui nécessite une ponction fiscale exagérée sur les classes sociales faibles et moyennes. Une troisième cause expliquant la turbulence sociale en Europe provient de la mondialisation. Celle-ci a permis le décollage économique de plusieurs pays asiatiques, par une délocalisation d’un grand nombre d’entreprises européennes et nord-américaines. Ce transfert d’entreprises a déstabilisé profondément les sociétés occidentales et a appauvri les classes moyennes moins scolarisées.

Enfin, un quatrième élément déclencheur à la source des malaises sociaux survenus en Europe a pour cause la politique monétaire commune des pays membres de la zone euro. L’arrivée de la monnaie commune (euro) dans une zone englobant dix-sept pays européens faisait en sorte que ceux-ci perdaient l’usage de leur politique monétaire. Sans politique monétaire, les États n’ont plus la maîtrise de leur taux de change pour corriger les déséquilibres de leur balance commerciale, car ils n’ont plus de monnaie nationale.

La leçon à retenir de l’expérience européenne depuis l’instauration de l’euro, c’est que sans intégration politique une simple union économique ne dispose pas d’institutions essentielles lui permettant de transférer, au besoin, la richesse des pays forts vers les pays plus faibles. Pour qu’une telle intégration politique puisse survenir, il faut que la solidarité entre pays membres soit forte. L’intégration politique complète des pays de la zone euro signifierait la fin des États-nations et la naissance d’une seule grande entité supranationale, soit la nation européenne. C’est un idéal endossé par plusieurs membres fondateurs du marché commun, mais il s’apparente davantage à une utopie compréhensible à la fin de la Seconde Guerre mondiale et après trois conflits mondiaux dévastateurs en moins de trois quarts de siècle plutôt qu’à un projet réaliste. Un seul espoir pour sauver l’euro serait d’adopter un euro flexible ce qui revient à dire retourner aux anciennes monnaies nationales. Les pays européens pourraient très bien vouloir conserver l’Union européenne après l’avoir actualisée, sans toutefois maintenir la monnaie commune qui s’est avérée être une erreur stratégique majeure pour tous les pays de la zone euro, sauf, évidemment, pour l’Allemagne.

 

 


11 Konrad Adenauer, Mémoires 1940-1953, tome 1, Hachette, 1965, p. 526

2 De Gaulle, Le premier des Français, Par Max Gallo, Robert Laffont, tome 3 – 1998, P 96 et 107 et C’était de Gaulle, Par Alain Peyrefitte, https://www.upr.fr/dossiers-de-fond/de-gaulle-et-l-europe/

3 Les grandes étapes de la construction européenne, Centre d’information sur les Institutions Européennes, Strasbourg l’Européenne., http://www.strasbourg-europe.eu/les-grandes-etapes-de-la-construction-europenne,3375,fr.html

4 Élargissement de L’Union européenne, Wikipédia., https://fr.wikipedia.org/wiki/élargissement_de_1%27 Union_européenne

5 Histoire de L’Union économique et monétaire et de l’euro, Synthèse, Le 23, février 2017., https://www.toutleurope.eu/actualite/histoire-de-l-union-economique-et-monetaire-et-de-l-euro.html et Union européenne, https://fr.wikidia.org/wiki/union_europeenne et Histoire de l’Union européenne, Synthèse, le 2 août 2018, https : //www.touteleurope.eu/actualite/histoire-de-l-union-europeenne.html

6 Ashoka Mody, The Euro Tragedy, A drama in Nine Acts, Oxford University Press, 2018, p. 4 op.cit., et Christian Rioux, « Bruxelles contre l’Europe », Le Devoir, Le 8/02/2019

7 Joseph E. Stiglitz, L’Euro : Comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe, Editions LLL, Les liens qui libèrent, 2016, p. 366-367

8 J.E.Stiglitz., op.cit., p. 350

9 J.E.Stiglitz, op.cit., p. 351

10 J.E.Stiglitz., op.cit., p. 43 à 45

11 Marc Roche, « Premier paradis fiscal au monde, la City au cœur d’un empire offshore », Le Monde, 9 avril 2018, mis à jour 10 avril 2018.

12 J.E.Stiglitz, Amartya K.Sen et Jean-Paul Fitoussi, Performances économiques et progrès social, 2 vol., Vers de nouveaux systèmes de mesure et Richesse des nations et bien-être des individus, Paris, Odile Jacob, 2009.

13 Sondage effectué en 2012 par TNS Emnid ; « Most Germans Oppose euro, French also losing faith: Pools », Reuters, 17 septembre 2012.

14 Branko Milanovic, Global Inequality: A New Approach for the Age of Globalization, Cambridge, MA, Belknap Press, 2016

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