Octobre 70 vécu par la coalition dominante et par la société civile

James E. Grunig (2005), spécialiste américain des stratégies de communication, a constaté que l’occupation de la sphère publique était partagée entre deux camps principaux : la coalition dominante et la société civile. La coalition dominante est constituée de la complicité absolue entre l’État et la grande entreprise pour la définition du bien public. Lui fait face la société civile, telle que la présente Habermas (1962) c’est-à-dire l’ensemble des corps intermédiaires qui s’opposent à la dictature de la coalition dominante.

Ce modèle n’est pas théorique. On le retrouve reproduit tel quel dans les différents discours entourant l’imposition et la gestion des mesures de guerre. Les premiers ont invoqué toutes sortes d’arguments pour justifier l’injustifiable. Les seconds ont dénoncé la responsabilité des premiers dans la dégradation sociale et la révolte qui s’en est suivi.

Le paradis terrestre avant les mesures de guerre

En 1969, un an avant les événements, le premier ministre du Québec, Jean-Jacques Bertrand, déclarait : « Somme toute, il faut constater que la stabilité et la sécurité caractérisent le climat actuel du Québec qui se comparerait avantageusement à d’autres coins du monde1. » Il mettait au défi son auditoire de trouver un coin où il y aurait plus de bonheur, de paix et de tranquillité qu’au Canada : « Trouvez-moi une province où l’on est aussi libre qu’au Québec, trouvez-moi une province où la liberté de contester, la liberté de manifester et la liberté d’écrire la liberté de presse sont aussi respectées2 ? » Le ministre de la Justice du Québec, Jérôme Choquette, déclarait à son tour en juin 1970 que « le Québec demeure une province tranquille par rapport à la plupart des pays du monde […] Le Québec demeure un endroit où il fait bon vivre3 ». Michel Roy, rédacteur en chef adjoint du quotidien Le Devoir, écrivait plus tard : « À vrai dire, notre société était l’une des dernières à savourer les fruits […] de la paix, de la liberté et de la démocratie au point qu’elle était citée en exemple dans le monde et qu’il ne fut venu à personne l’idée que le territoire le plus tranquille de ce continent put ainsi basculer dans le terrorisme4 ». En 1970, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, affirmait même : « nous sommes l’un des seuls pays au monde qui permet à un parti de se servir de tous les moyens mis à sa disposition pour détruire le régime5 ».

En même temps, le premier ministre du Canada luimême, Pierre Elliott Trudeau (1970) publiait un livre intitulé : Les Cheminements de la politique dans lequel on retrouvait cette profession de foi, écrite en 1958 :

Aucun gouvernement, ni aucun régime n’a un droit absolu à l’existence […] C’est donc un devoir pour les citoyens d’interroger leur conscience sur la qualité de l’ordre social qui les lie et de l’autorité politique qu’ils acceptent. Si cet ordre est pourri et si cette autorité est perverse, c’est un devoir pour les citoyens d’obéir à leur conscience plutôt qu’à l’autorité. Et si le seul moyen sûr de rétablir un ordre juste c’est de faire la révolution contre l’autorité tyrannique et illégale, eh ! bien, il faut la faire.

Dix ans plus tard, en 1968, devant le monument qu’on érigeait à la mémoire de Louis Riel, pendu en 1885 pour s’être révolté contre les abus du pouvoir, M. Trudeau, affirmait encore que peut-être les historiens de demain allaient rendre hommage à des gens comme Riel qui, aujourd’hui, comme hier, faisaient partie de minorités bafouées.

C’est donc dans ce havre de paix et de démocratie, dans un pays qui bénéficie d’un des plus hauts niveaux de vie au monde, dans un pays qui jouit d’une liberté de parole absolue que se trame l’impensable. Le Québec avait d’autant moins raison de se révolter qu’il jouissait depuis dix ans d’un climat de liberté dont il avait été privé pendant vingt ans sous le règne de la Grande Noirceur du gouvernement Duplessis.Ainsi donc, le climat qui existe au Québec à une semaine des événements donne toutes les garanties de la tranquillité et inspire confiance. La révolte ne peut pas exister dans un pays doté d’une démocratie exemplaire.

Et pourtant, c’est dans ce même pays que la commission Laurendeau-Dunton en 1967 démontrait que le Québécois était un citoyen de deuxième zone dans son pays. C’est pourtant dans ce même pays où s’affirme la liberté de parole que Pierre Vallières et Charles Gagnon passèrent deux ans en prison sans jamais avoir été accusés de quoi que ce soit. Il est vrai que Pierre Vallières avait écrit en 1968 Nègres blancs d’Amérique dans lequel étaient exposées les vexations auxquelles étaient soumis les Québécois.

Et pourtant, dans un texte de quelque 120 pages intitulé La crise d’octobre 70 était prévisible et prévue (Dagenais 1985), nous avons présenté tous les éléments qui décrivaient pas à pas et mots à mots la crise à venir. Que les autorités n’aient pas compris que la société québécoise était révoltée, ce ne pouvait pas être de la cécité, c’était de l’aveuglement volontaire.

L’État de droit et les mesures de guerre

Alors pourquoi les mesures de guerre ? Toute la classe politique, tous gouvernements confondus ont adopté le discours officiel des autorités politiques : la démocratie est en péril. Le gouvernement Trudeau, le gouvernement Bourassa, le gouvernement Drapeau ont tambouriné de concert l’hymne à la démocratie et à l’ordre. Et dans le même souffle, prôné le recours sauvage à la répression par les mesures de guerre. Le ministre Tetley (2007) a justifié dans un livre de 260 pages que la violence, c’est de la violence et qu’il faut la réprimer. Il ne s’est pas posé une seule fois dans ce livre, la question : comment expliquer cette violence.

Quant au ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, il avait exprimé l’avis qu’« il serait injuste à l’égard de la pègre, d’utiliser à d’autres fins les pouvoirs spéciaux conférés en vertu de la Loi des mesures de guerre ». Il avait expliqué que ces pouvoirs avient été donnés en rapport avec les activités d’une association révolutionnaire appelée FLQ et ne devaient pas être utilisés contre des citoyens auxquels on pouvait reprocher leur mode d’existence. « Cela risquerait de pervertir l’esprit de la loi, » avait-il précisé.

Mais pourquoi alors ne pas déclarer la pègre « illégale » ? avait demandé un journaliste. Et le ministre de répondre qu’une commission d’étude sur le crime organisé concluait, il n’y a pas si longtemps, que la police connaissait le nom et l’adresse des principaux membres de la pègre. Qu’il était impossible cependant d’agir contre eux, sans sacrifier les libertés démocratiques. Il soulignait notamment l’obligation pour la police d’être munie de mandats de perquisition et d’arrestation. Visiblement agacé, Me Choquette avait encore précisé que la loi et les règlements actuels étaient restreints à un certain nombre d’activités et qu’il n’avait pas le droit d’en dépasser le cadre en procédant à des arrestations et perquisitions. « Je dois me soumettre aux lois telles qu’elles sont », avait-il dit6.

Samedi soir, 10 octobre à 18 heures, M. Jérôme Choquette, s’adresse ainsi aux ravisseurs juste avant l’enlèvement de Pierre Laporte :

Aucune société ne peut accepter que les décisions de ses institutions gouvernementales et judiciaires soient remises en question ou écartées par le moyen du chantage exercé par un groupe, car cela signifie la fin de tout ordre social ce qui est justement la négation de la liberté des individus, des groupes, car cette liberté ne peut s’exprimer qu’à l’intérieur d’un cadre d’institutions qui arbitrent les conflits et les intérêts des groupes en cause7.

Il faut toutefois souligner la sortie remarquable du ministre Claude Castonguay, du cabinet de Robert Bourassa qui fut le seul ministre de ce cabinet à se poser la question de la raison de la violence plutôt que de la condamner sans détour. Il a parlé des causes profondes de la crise d’octobre en termes de pauvreté et d’insécurité, d’échec de la révision constitutionnelle et de besoins chez certains individus d’être considérés comme des citoyens à part entière.

Le Devoir des oppositions

Les partis d’opposition dans les trois ordres de gouvernement se sont montrés solidaires de la société civile, dont nous parlerons plus loin. À Montréal, le FRAP s’est opposé à Drapeau, le Parti québécois à Bourassa et le Parti conservateur de Stanfield à Trudeau. Thomas Douglas, chef du Nouveau Parti démocratique, a accusé le gouvernement d’avoir cédé à la panique et d’avoir monté ensuite une mise en scène pour couvrir son inaptitude.

Le monde des affaires et les mesures de guerre

Le monde des affaires s’est fait extrêmement discret pendant la crise. Il s’est parfaitement bien intégré à la coalition dominante. Pour lui, n’existaient que les inconvénients dus à cette crise. Certains craignent qu’avec la crise le geste des terroristes risque d’anéantir les efforts gouvernementaux dans le domaine des investissements. Un gérant de cinéma, Bert Kidger, affirme que cette affaire va coûter des millions de dollars au commerce si elle n’est pas réglée rapidement8.

Les hommes d’affaires de Montréal sont inquiets des conséquences des rapts sur le climat économique. Autant les investissements que les talents risquent de fuir le Québec. L’économiste Tabacsy soutient qu’une négociation souple avec les ravisseurs nuira aux investissements.

Le 17 octobre, The Gazette mentionne que plus de 175 millions $ d’investissements ont été retardés à cause des événements. L’éditorialiste affirme que les gouvernements subissent la pression du monde des affaires et des investisseurs pour conserver une ligne dure. Et montrer qu’ils contrôlent bien la situation. Le chroniqueur Boris Miskew écrit que les deux enlèvements versent une douche froide sur les investisseurs qui s’apprêtent à engager des sommes importantes au Québec. « Le climat économique du Québec fait face à une période d’incertitude ».

Ces propos nous permettent d’affirmer que le milieu des affaires n’avait d’horizon que ses propres intérêts.

La société civile et les mesures de guerre

Par ailleurs, les critiques ont vite retourné contre le gouvernement tous les arguments qui avaient été avancés pour justifier le recours aux mesures de guerre. À l’arbitraire du FLQ, on oppose l’arbitraire des arrestations. À la perte de la démocratie redoutée du côté du FLQ, on oppose la véritable perte des libertés occasionnée par la décision du gouvernement. À l’acceptation par la population des mesures de guerre, comme l’affirment les autorités, on oppose la contestation des mesures qui se développe dans toutes les sphères d’activités au Québec. Au retour à l’ordre prôné par le gouvernement, on oppose l’augmentation du malaise social et l’affolement des esprits qu’ont occasionné l’application des mesures.

Un groupe de personnalités, « le groupe des dix », tient à appuyer formellement la négociation et favorise la souplesse. Ce groupe comprend Claude Ryan, rédacteur en chef du Devoir, René Lévesque, président du Parti québécois, Camille Laurin et Jacques Parizeau du même parti, Louis Laberge, président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Marcel Pépin, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean-Marc Kérouac, secrétaire général de l’Union des cultivateurs catholiques, Yvon Charbonneau, président de la Centrale des enseignants du Québec (CEQ), Matthias Rioux, président de l’Alliance des professeurs de Montréal, Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ, Alfred Rouleau, président de la Sauvegarde et de l’Assurance-vie Desjardins.

C’est devant la lenteur des progrès accomplis jusqu’ici vers un dénouement satisfaisant du drame Cross-Laporte et le danger d’une dégradation politique et sociale qu’ils ont cru percevoir tout dernièrement, que ces personnes sont entrées spontanément en communication entre elles. C’est justement le même argument qu’utilisera le gouvernement pour promulguer la Loi sur les mesures de guerre.

Ce groupe fut suivi par ceux qu’on a appelés « les Amis de Pierre Laporte » qui incitèrent le gouvernement à opter pour la négociation.

En même temps, des groupes de tous horizons endossaient la position des 10 ou se montraient solidaires des objectifs du manifeste du FLQ. La Corporation des ingénieurs du Québec, le conseil du Québec du Syndicat canadien de la fonction publique, la Commission des écoles catholiques de Montréal, le Centre des dirigeants d’entreprises, l’Institut canadien d’éducation des adultes, les étudiants de l’École d’architecture de Montréal, le Conseil du travail de Montréal, le Conseil du bien-être du Québec et bien d’autres groupes appuyèrent le manifeste des 10 pour promouvoir une négociation avec les ravisseurs qui permettrait la libération des otages.

C’est par dizaines que des groupes de toutes les régions du Québec appuyèrent les objectifs du manifeste du FLQ. Des étudiants de toutes les universités et d’un grand nombre de collèges, le comité exécutif de la Confédération des syndicats nationaux, des curés de village se sont prononcés en faveur des objectifs du manifeste. Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) estime de son côté que sans changements profonds aux niveaux social et économique, le Québec ne pourra passer à travers cette crise.

D’autres groupes, qui sans approuver comme telle la déclaration des 10 ou le manifeste du FLQ, dénonçaient la situation sociale actuelle et rendaient d’une façon ou d’une autre le gouvernement responsable de ce qui arrivait.

La Société Saint-Jean-Baptiste affirmait que, pour avoir refusé de négocier avec des groupes modérés, le gouvernement en était réduit à négocier avec des terroristes. Le Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique désirait poursuivre son action du côté des classes exploitées du capitalisme.

Déjà, le 17 octobre, les évêques du Québec, par la voix du cardinal Maurice Roy, lancent un appel à la population, l’invitant à agir de toute urgence et avec réalisme pour assurer une distribution équitable des richesses et des chances devant la vie. Le diagnostic posé par les évêques est clair : l’injustice nourrit la violence. Justice doit être faite également aux légitimes aspirations des collectivités. Quelques jours plus tard, le clergé s’implique plus directement dans la vie québécoise. L’archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire affirme que :

[…] chacun reconnaît que les événements récents nous obligent à nous interroger sur l’état de notre société […] Des situations malheureuses subsistent encore qui suscitent à bon droit des inquiétudes que nous partageons. Il y a la misère des petits, le chômage d’un grand nombre, l’incertitude des jeunes. Il y a un peuple qui s’interroge de plus en plus sur son identité et son avenir9.

Au début du mois de novembre, l’abbé Charles Banville, curé de la paroisse Saint-Paul-de-Matane, déclare que « dans une forte majorité, la population des prêtres du comté de Matane et de Matapédia étaient fondamentalement d’accord avec les revendications exprimées dans le manifeste du FLQ10 ».

Au nom de 17 curés signataires d’une déclaration, l’abbé Banville présente ainsi les revendications de la population de sa région : « A-t-on le droit de laisser le spectre du désespoir brimer continuellement notre population ? » Et il met en garde contre « l’affrontement malheureux qui pourrait se produire à brève échéance ». Jean-Paul Légaré, du journal coopératif L’Ensemble rappelle que le FLQ se veut une réponse à une agression qu’il décrit comme étant celle de la haute finance qui exploite les travailleurs. Au début décembre, l’évêque de Rimouski, Mgr Louis Lévesque, affirme que les revendications du FLQ sont basées sur des éléments réels et appuie le manifeste signé par 17 curés de son diocèse, quelques jours plus tôt. Mgr Ernest Lemieux et le révérend Gaston Rinfret, porte-parole du conseil des prêtres du diocèse de Québec, se déclarent d’accord en principe avec plusieurs des déclarations sur les problèmes sociaux formulées dans le manifeste du FLQ.

Les injustices sociales sont décriées de toute part par la société civile. La société humaine crée des inégalités criantes et une pauvreté généralisée. Et une société ne pourra résister aux tensions s’il n’y a pas de changement. Une bonne partie de la tension, du chaos et de l’incertitude de la vie sociale à l’heure actuelle résulte de ce sentiment de frustration, d’injustice et d’iniquité, suscité par la pauvreté.

Tant qu’il y aura des injustices, il ne faut donc pas s’étonner de vivre des révoltes. Si les felquistes se sont révoltés, c’est qu’au Québec, il y a trop de chômage, la richesse est mal répartie. Ces injustices poussent au désespoir. La seule raison d’agir des agitateurs, souligne le président de l’Assurance-Vie Desjardins, M. Alfred Rouleau, c’est la discrimination sociale engendrée par la pauvreté11.

Ainsi donc, tant que le niveau de vie des Québécois restera inférieur à celui du reste du Canada et le chômage plus élevé, tant que les jeunes n’auront pas la chance de se trouver du travail, le ressentiment des Québécois continuera à mijoter à certains moments et à bouillonner à d’autres. De plus en plus « ceux qui voient une société satisfaite d’elle-même rester sourde à l’appel de la justice éprouvent plus que jamais, ces années-ci, la tentation de la violence12 ». Pour René Lévesque, les événements ne sont que la conclusion logique des injustices13.

Et le conseil d’animation pastorale de la communauté chrétienne de l’Université de Moncton déclare :

Qu’on le veuille ou non, nous avons tous dans les veines un peu de ce sang sauvage qui a poussé les extrémistes à violer les droits fondamentaux de deux personnalités politiques. Demandons-nous courageusement si cet acte désespéré que nous condamnons, ne serait pas quand même la réaction de l’homme devant toute une gamme d’humiliations et d’injustices qui ne rencontrent que silence et passivité.

Peut-être est-ce encore un grand rêve de justice pour tous et le désir de révolte de millions de malheureux qui viennent se rencontrer dans ce kidnapping. C’est le fleuve large et profond de nombreuses déceptions, de rêves brisés, de vengeances inassouvies, d’espoirs tenaces de plusieurs générations d’hommes humiliés, qui menace de faire sauter le barrage inhumain de certaines puissances financières et de structures sociales dépassées14.

Dans un mémoire qu’il a remis au Comité sénatorial sur la pauvreté, le Comité des assistés sociaux du Québec affirme : « Il vaut mieux apporter aux problèmes de la pauvreté des remèdes sociaux que de subir la peste de la révolution armée15 ».

En somme, on lie les enlèvements à toutes les injustices que le Québec a connues : injustice linguistique, quête de l’identité nationale, inégalités économiques, chômage, inégalités sociales, patronage politique, système judiciaire arbitraire. Tous ces malaises sociaux non réglés poussent les citoyens qui n’ont plus rien à perdre à recourir aux moyens extrêmes.

Voilà donc ce qu’avait à dire la société civile. Elle reconnaissait aux événements des causes réelles et non la raison d’État et la défense d’un principe d’ordre.

Et la thèse de Grunig est bien démontrée. Ce n’est ni la profondeur du discours, ni l’intelligence des propos de la coalition dominante qui construisent le discours sur la place publique, c’est l’appartenance à un groupe donné. Et on aura compris que la coalition dominante ne pense qu’à ses intérêts et que la société civile pense au bien public.

La coalition dominante, comme toujours, s’est enfermée dans une rhétorique dépassée, se refusant de voir des causes là où il y a contestation.

 

Bibliographie

Grunig James E. 2005, « Power Over, Power With, and Power to Relations: Critical Reflections on Public Relations, the Dominant Coalition, and Activism », January 2005, Journal of Public Relations Research 17(1):5-28

DOI : 10.1207/s1532754xjprr1701_3

Dagenais Bernard, 1985, La crise d’octobre 1970 au Québec et les médias d’information, Thèse de doctorat, p. 11-118

Habermas Jürgen. 1993, L’espace public, Paris, Éditions Payot.

Tetley William, 2007, The october Crisis, 1970, An insider’s view, McGill-Queen’s University Press, Montreal-Kingston,

Trudeau, Pierre-Elliott, 1970, Les cheminements de la politique, Éditions du Jour, Montréal.

Vallières Pierre, 1968, Nègres Blancs d’Amérique, Éditions Parti pris, Montréal.


1 Le Devoir 25.08.1969

2 Le Devoir, 18-08.1969, Discours prononcé à Cap aux Meules

3 Le Devoir, 02-06-1970

4 Maclean, janvier 1971

5 Le Droit, 13-11-1970

6 Pierre-L O’Neill, Le Devoir, 10 novembre 1970

7 Pierre-L. O’Neill, Le Devoir, 10 novembre 1970

8 The Gazette, 13 octobre 1970

9 Communiqué de Mgr Paul Grégoire, 22 octobre 1970, Le Droit, 9 janvier 1971

10 Le Devoir, 10 novembre 1970

11 Le Devoir, 13 octobre 1970

12 Le Devoir, 6 octobre 1970

13 Le Devoir, 8 octobre 1970

14 L’Évangéline, 16 octobre 1970

15 L’Action, 11 novembre 1970

 

 

* Professeur au Département d’information et de communication, Université Laval.

** Tiré du colloque « La violence politique » organisé par la SOPPOQ à l’occasion du 50e anniversaire de l’imposition des mesures de guerre.

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