Janvier 2022

Janvier 2022

Éditorial - Le marasme et la confusion

2022janvier250Version PDF

Les commentateurs et chroniqueurs autorisés s’en sont donné à cœur joie avec leurs babillages en marge du congrès du Parti québécois. Piaffant d’impatience et d’envie de rédiger sa notice nécrologique, les Michel David, Michel C. Auger et autres Francine Pelletier de la confrérie ont repris le refrain encore plus usé que celui qu’ils reprochent au PQ de tenir. À les lire et les entendre, le parti aurait fait son temps parce qu’il aurait fait la démonstration de son esprit pétrifié par son incapacité à sortir du ressentiment envers les Anglais et par sa manie de toujours mettre la faute sur le Canada dès qu’il s’agit de constater que quelque chose cloche dans la province. Les pauvres, ils sont sans mémoire, leurs devanciers – et peut-être eux-mêmes en début de carrière – ânonnaient les mêmes insignifiances dès le lendemain du référendum de 1980.

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L’anthropologue et l’écrivain partagent une raison

Titre complet: Le lièvre québécois. L’anthropologue et l’écrivain partagent une raison

Dans les bois, cela discute fort entre lièvres filous et coyotes jongleurs.
Serge Bouchard (1947-2021)

Qu’est-ce qu’une mythologie ? Souvent, elle est réduite à un panthéon de figures divines ou héroïques. Non pas tant des figures animées que des portraits qui, en quelques caractéristiques, disent de quoi il s’agit. Par exemple : Poséidon, dieu grec de la mer ou Chaahk, dieu maya de la pluie. Évidemment, quand il s’agit de figures mayas, on se les approprie en suggérant que nous savons de quoi il s’agit : nous en faisons des divinités parce que ce concept (dieu) existe dans la civilisation occidentale.

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La poésie aux portes du sentiment national

Sur le chemin du citoyen errant, l’existence saillante d’un sentiment national se révèle à lui la plupart du temps des suites de la collision inévitable entre l’observation du monde présent et l’apprentissage de l’histoire de la communauté politique dont il fait partie.

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L’école québécoise ne croit plus en elle-même

L’école québécoise va mal et ce n’est pas un secret. Devenu une machine d’ingénierie sociale plutôt que le passeur d’un patrimoine, à genoux devant un étudiant-roi qu’il faudrait désormais divertir pour le faire apprendre, constamment en train de niveler vers le bas pour éviter l’échec, le système d’éducation semble pris dans une impasse dont il n’est pas près de sortir.

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Michel Nadeau 1946-2021. L’extraordinaire batailleur du OUI aux deux référendums

Michel Nadeau nous a quittés brusquement, tué par un cancer du pancréas, comme Marcel Masse avant lui, un autre grand Québécois. Michel Nadeau n’avait cessé d’être actif pour le Québec depuis 1973, l’année du début de son activité professionnelle au journal Le Devoir. Il y fit une intervention cruciale dans les semaines qui précédèrent le premier référendum. Puis, en 1995, il joua un rôle déterminant, dans l’ombre, ayant préparé le Québec à affronter un choc financier, s’étant employé à réduire à zéro toute menace au lendemain du référendum, et dans les semaines après un OUI du peuple à la souveraineté du Québec.

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L’État social nécessaire à l’indépendance

Dans leur ouvrage publié en 2021, Brève histoire de la Révolution tranquille, les historiens Martin Pâquet et Stéphane Savard nous apprennent que le 16 février 1983 marque la fin de la Révolution tranquille. C’est le jour où le Parti québécois au pouvoir adoptait la loi 111, qui annulait les gains salariaux accordés aux employés du secteur public et parapublic lors de la dernière négociation, et forçait le retour au travail des professeurs des cégeps et des enseignants des écoles du secteur public. L’éditorialiste du Devoir, Lise Bissonnette, la qualifia de « loi d’exception la plus odieuse jamais déposée à l’Assemblée nationale » (Le Devoir, 16 février, 1983) parce qu’elle suspendait des articles de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

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La guerre du bois

L’administration américaine a annoncé le 24 novembre dernier que, dès 2022, les droits compensateurs sur le bois d’œuvre exporté depuis le Canada allaient doubler, passant en moyenne de 9 à 18 pour cent. La principale victime ? L’entreprise québécoise Produits forestiers Résolu, qui écope d’une taxe combinée de 29,66 pour cent. La Chambre des communes s’est réunie le 1er décembre au soir dans le cadre d’un débat exploratoire sur la question. Le hic, c’est que nos forêts ne sont ni le pétrole ni l’automobile, c’est-à-dire des secteurs stratégiques pour le Rest of Canada. Le bois ne sera jamais placé en tête de liste des enjeux jugés centraux par Ottawa, malgré la langue de bois habituelle des personnages clés de l’actuel gouvernement canadien.

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Oligopolarchie

La thèse ici présentée se résume ainsi : l’Occident est en train de glisser dans un système d’oligopolarchie, soit un système gouverné par des multinationales contrôlant à la fois les marchés économiques (oligopoles) et les systèmes politiques (oligarchies).

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L’histoire politique du Québec vue à travers la lexicométrie

Les historiens pour mieux comprendre le passé cherchent à le découper en périodes plus ou moins cohérentes afin d’identifier les constantes et les ruptures qui marquent l’évolution d’une société. Les critères utilisés pour effectuer ces découpages relèvent bien souvent de l’intuition du chercheur et ne font pas toujours consensus. Récemment, deux historiens ont présenté un nouveau découpage de l’histoire politique du Québec en situant la révolution tranquille entre 1960 et 1983 prétextant que la crise des finances publiques de 1983 avait mis fin à l’ère de l’État providence qui serait à leurs yeux la caractéristique essentielle de la révolution tranquille1.

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Le Parti rhinocéros, une certaine ressemblance avec le théâtre de l’absurde

« J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre ».
Albert Camus (Les justes, p.24, Folio n° 477)

Nombre de chercheurs scientifiques, autant biographes qu’analystes, nous ont présenté l’œuvre de Jacques Ferron, à la fois ses romans et ses historiettes, ses lettres aux journaux qu’à ses pièces de théâtre. Nous savons que Ferron fut avant tout un auteur très prolifique et qu’il a abondamment écrit sur son peuple. Il a produit plus d’une douzaine de pièces de théâtre de 1948 à 1975. À l’égard de ces multiples créations théâtrales, pourrions-nous dire que Ferron, un peu à l’image de son parti politique, le parti Rhinocéros, s’est inspiré de ce que nous pourrions appeler comme étant le théâtre absurde ? Mais qu’en est-il de cette forme de théâtre ?

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Rachad Antonius et Normand Baillargeon. Identité, « race », liberté d’expression

Rachad Antonius et Normand Baillargeon
Identité, « race », liberté d’expression. Perspectives critiques sur certains débats qui fracturent la gauche
Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2021, 396 pages

Le recueil Identité, « race », liberté d’expression : Perspectives critiques sur certains débats qui fracturent la gauche a beaucoup fait parler de lui à sa sortie en novembre 2021. Dirigé par Rachad Antonius et Normand Baillargeon, ce collectif rassemble des personnalités universitaires, médiatiques et militantes qui s’identifient majoritairement à la gauche, mais qui critiquent vertement le courant woke.

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Martin Pâquet et Stéphane Savard. Brève histoire de la Révolution tranquille

Martin Pâquet et Stéphane Savard
Brève histoire de la Révolution tranquille
Montréal, Boréal, 2021, 276 pages

Cet ouvrage se veut à la fois une synthèse et un essai interprétatif de cette tranche de près d’un quart de siècle de l’histoire contemporaine du Québec, soit de la mort de Duplessis le 7 septembre 1959, jusqu’au 16 février 1983 précisément, moment où le PQ oblige les enseignants en grève des collèges et des écoles du secteur public à rentrer au travail sous la menace de fortes sanctions. Pour nos deux auteurs, ce qui caractérise fondamentalement cette période qualifiée de Révolution tranquille, c’est le plein déploiement de l’État-providence québécois.

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Simon Jodoin. Qui vivra par le like périra par le like

Simon Jodoin
Qui vivra par le like périra par le like
Laval, Guy Saint-Jean Éditeur Inc., 2021, 144 pages

Je ne connais pas Simon Jodoin. Avant de parcourir son livre et ses réflexions, je ne l’avais même jamais écouté ni entendu dans les médias. Mon milieu de travail, celui des affaires semble à des années-lumière de celui des communications qui est le sien. Mes médias d’affection ne lui donnent pas d’antenne. Pire, le magazine dont il a dirigé la rédaction, le Voir, ne m’a jamais le moindrement intéressé.

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