Le printemps érable et la question nationale

La société québécoise a été secouée ces derniers mois par des mouvements de contestations sociales sans précédent. Des indignés d’Occupons Montréal, qui campèrent au square Victoria pendant plus de 40 jours l’automne dernier, aux centaines de milliers de personnes (250 000 ?) qui ont participé à la plus grande manifestation de rue de l’histoire du Québec le 22 avril dernier à l’occasion du Jour de la Terre, en passant par les étudiants grévistes, qui ont pris d’assaut la rue pendant plus de 100 jours, soutenus ensuite par les « casseroleux », nous avons assisté ces derniers mois à une effervescence militante jamais vue au Québec. Ce qui se donne à voir est un contexte politique et social exceptionnel.

Que penser de ces mouvements ? Quel sens donner à ce « printemps érable » ? Comment penser ces bouleversements dans la perspective de la question nationale ?

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Langue: les enjeux esquivés

Après le référendum de 1995, les questions identitaire et linguistique ont été reléguées aux marges du débat public pour plus d’une décennie. Il aura fallu du temps, la crise des accommodements raisonnables et une préoccupation grandissante de la population concernant le recul du français pour que l’identité et la langue retrouvent leur place légitime au sein du discours public.

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Journal d'un candidat

9 juillet

Nous avons tenu ce soir notre première assemblée générale des membres d’Option nationale de Sainte-Marie–Saint-Jacques au Centre Saint-Pierre Apôtre, lieu de rencontre habituel des forces progressistes. La moitié de nos membres sont venus, soit une trentaine sur 60 et nous avons formé un comité électoral de 8 personnes. J’ai fait un discours pour stimuler l’ardeur de nos militants et dénoncer les turpitudes du Parti québécois qui a encore une fois renoncé à porter le projet de pays. La direction du parti m’a présenté mon DOC (directeur de l’organisation de la circonscription), Charles-Étienne Beaudry qui a déjà participé à deux élections avec l’ADQ.

18 juillet

Le Devoir a publié mon texte intitulé « Vote stratégique ou vote authentique » où je démonte l’argumentaire des apôtres de l’unité péquiste. De nombreux militants me disent que ce texte les a confortés en justifiant la raison d’être d’Option nationale.

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Caribous contre Lucien Lucide

Au début de juin, deux mois avant le déclenchement des élections générales par le premier ministre Jean Charest, le député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, lance un appel à la nation québécoise pour constituer un front commun des partis souverainistes afin de battre le gouvernement libéral. Deux facteurs l’incitent à lancer cet appel: le fait que dans les circonscriptions composées de moins de 70 % de francophones, un candidat libéral du PLQ s’y fait élire assurément et, le fait qu'aux élections de 2008, 2,5 millions d’électeurs se sont abstenus.

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La deuxième vie de Pierre Laporte

L'auteur a remporté de nombreux prix avec son roman La constellation du lynx basé sur la crise d'octobre et la mort de Pierre Laporte. Il nous livre ici une note critique sur la biographie de Pierre Laporte par Jean-Charles Panneton, paru chez Septentrion en 2012.

On peut compter sur l’occasionnelle visite dans la Vieille Capitale pour nous ramener son nom en pleine figure, étalé à la largeur d’un panneau de signalisation. Avoir un pont à son nom, ce n’est pas rien. Et quel pont ! Son élégance, sa finesse de lignes et son arachnéenne légèreté l’apparentent au Golden Gate et aux autres célèbres ouvrages du genre. Sans compter qu’on continue de rouler sur la 20 et sur la 40, et tant pis pour Lesage et Félix, mais qu’on prend le pont Pierre-Laporte. Ce qui, pour s’en tenir au seul fleuve Saint-Laurent, place l’ancien ministre du Travail de Robert Bourassa sur un pied d’égalité avec le découvreur du Canada, le fondateur de la Nouvelle-France, une reine d’Angleterre, le fondateur de la ville de Trois-Rivières, un ancien premier ministre du Québec et champion de l’autonomisme provincial, et un grand réformateur canadien-français du XIXe siècle. Pour un homme politique dont on critiqua, jadis, l’incapacité à bien s’entourer, Pierre Laporte se retrouve en bonne compagnie.

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Pour le développement des études québécoises à l'étranger

Depuis plus d’un siècle, le Québec est actif sur la scène internationale pour défendre ses intérêts. Aujourd’hui, par le biais de ses délégations et bureaux, l’État québécois est présent à travers le monde. Toutefois, la mission de la plupart des représentations québécoises à l’étranger est davantage orientée vers la création de relations commerciales, plutôt qu’à la diffusion de la culture et des connaissances relatives aux faits de la société québécoise.

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Mort du programme d'ethnologie à l'Université Laval?

En réponse à un étudiant de l’Université Laval qui constatait dans les pages d’un quotidien montréalais le risque de disparition du programme d’ethnologie de cette institution mais qui voulait surtout faire un voyage à Waterloo en Ontario

Permettez-moi de me souvenir qu’en 1978 face à une demande de l’Association des étudiants en Arts et traditions populaires (ancêtre du programme d’ethnologie actuel de l’Université Laval), le directeur du département refusait de nous accorder l’argent pour un voyage d’étude dans… Charlevoix. Nous étions alors plus de 100 étudiants inscrits au programme et finalement la direction a cédé. Mais qu’est-ce qui a changé pour que ce programme regroupe moins de 20 étudiants qui étudient le plus souvent « en ligne » comme vous l’affirmez ?

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Ou la liberté, ou la mort

Ce texte de Pierre Falardeau a servi de narration à un film d’une minute réalisé dans le cadre d’un collectif de cinéastes en 1995 pour une œuvre intitulée 1837 secondes pour l’indépendance. Ce texte pose la question la plus fondamentale du débat québécois sur l’indépendance.

Ou la liberté, ou la mort

La lutte pour la libération de notre pays n’est pas une lutte constitutionnelle. C’est une question de vie ou de mort. Ou rester à jamais une minorité de braillards et mourir à petit feu comme à Sault-Sainte-Marie, ou devenir un peuple libre et vivre debout. La lutte pour la liberté et l’indépendance n’appartient ni à un parti ni à une classe, mais à l’ensemble du peuple québécois. Chacun, quelles que soient sa langue, son origine ethnique ou la couleur de sa peau, est personnellement responsable. Responsable de tout, responsable de tous. Il y a un prix à payer pour la victoire ou la défaite. Chacun devra rendre des comptes. Le choix est simple : ou la liberté ou la mort !

Pierre Falardeau, 1995

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Fin de cycle. Aux origines du malaise politique québécois

Mathieu Bock-Côté
Fin de cycle. Aux origines du malaise politique québécois, Boréal, 2012, 174 pages

Cinq ans après la parution de La dénationalisation tranquille, qui a connu un important succès, la barre était haute pour le deuxième livre de Mathieu Bock-Côté ; surtout qu’entre-temps il est devenu un intellectuel médiatique incontournable même à l’extérieur de la bazzosphère. Malgré ces attentes élevées, Fin de cycle ne décevra pas les amateurs d’essais politiques, bien au contraire.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.

Mémoires 2019