Février 2004

Vol. XCIV, no 2

Gil Courtemanche ou Le progressisme de droite

Trop loin à l’est, c’est l’ouest.
Lao-Tseu

Une tentation antinationale guette la social-démocratie de gauche au Québec. Elle jette dans les bras des ennemis extérieurs du Québec certains éléments gravitant autour par exemple de l’Union des forces progressistes (UFP), des collectifs d’abord solidaires ou autres groupes progressistes.

À la base de cette tentation – outre bien sûr l’hégémonie canadienne et sa propagande, qui exercent un effet déréalisant sur la politique « provinciale » – il y a une préoccupation mal comprise, ou à moitié comprise, du bien commun, d’où la dimension politique disparaît au profit de la seule dimension socioéconomique. Certains poussent cette logique jusqu’à dénigrer ouvertement la lutte des Québécois contre leur dépendance politique, alignant leur discours sur celui des contempteurs traditionnels du Québec. Sur la question nationale, se vantant de faire de la politique « autrement », ils rattrapent simplement la meute criante des politiciens d’outre-Outaouais tout ce qu’il y a de plus traditionnels. C’est le cas de Gil Courtemanche. Son plaidoyer de chemise déchirée pour une Seconde Révolution tranquille illustre bien le tropisme réactionnaire en question1. Ce tropisme, faut-il dire, est très loin d’emporter toute la gauche, mais il la travaille ; assez pour que l’analyse du « programme » courtemanchien présente un intérêt, par-delà son caractère assommant et verbeux.

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