18juinINVITATION

Éditorial - Lettre ouverte au docteur Gaétan Barrette

Monsieur,

Je ne vous le cacherai pas, je vous écris en désespoir de cause. De tous les responsables de corps constitués qui ont eu à se prononcer sur le dossier du CHUM, vous êtes un des rares chez qui je vois encore luire une parcelle de courage et d’intégrité intellectuelle. Je m’adresse à vous parce que je pense que vos interventions ont jusqu’ici témoigné des qualités indispensables aux devoirs afférents à la fonction que vous occupez. Je pense cependant que vous n’allez pas au bout de vos raisonnements et je vous invite ici à vous tenir droit dans la logique et la responsabilité qui s’en dégagent avec clarté.

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Rosaire Morin, tel que je l'ai connu

Rosaire Morin nous a quittés le 14 avril 1999. Il y a précisément dix ans de ce triste jour en ce printemps 2009. Celui qui fut, entre autres, Chancelier de l’Ordre Jacques-Cartier, fut aussi sans nul doute possible, l’un des plus grands Patriotes de sa génération. Seule la publication d’une biographie substantielle rendra vraiment justice à l’exceptionnelle œuvre d’éducation nationale qui fut celle de ce fils de Saint-Honoré dans le Témiscouata, né en 1922. D’ici là, voici quelques fragments des impressions que j’ai ressenties au fil des années en côtoyant au quotidien ce géant du mouvement québécois.

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La vraie nature de L'ADQ

L’abstentionnisme et les institutions politiques du Québec

Les principales institutions politiques québécoises sont un héritage du conquérant anglais adapté aux couleurs locales. Notre régime parlementaire préconise une concentration extrême des pouvoirs. Il s’agit d’une « régime pour élites » protégé par un élément principal, le mode de scrutin majoritaire. Le Québec, comme le Canada d’ailleurs, est toujours gouverné par un parti minoritaire aux voix, ne disposant souvent même pas de 40 % des voix. Cette aberration démocratique n’est fonctionnelle que parce qu’elle dispose d’un mécanisme transformant le parti vainqueur en parti majoritaire aux sièges. C’est ce qui le rend capable de prendre des décisions. La prise de décision devient du coup elle-même questionnable : des gouvernements dirigés par une faction minoritaire aux voix peuvent-ils être légitimes démocratiquement ? Pis encore, il arrive de temps à autres que le second parti aux voix dispose de plus de sièges que le premier parti et qu’il forme ainsi le gouvernement. Il est également la règle que les partis disposant de moins de 20 % des voix en soient réduits à une représentation symbolique. En bout de ligne, ces gouvernements ne sont légitimes qu’en vertu de la reconnaissance de leur légitimité par les partis d’opposition. Pour le plus grand malheur des citoyens, tous les partis d’opposition rêvent d’en faire autant, c’est-à-dire de gouverner seuls et sans partage.

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Énergie éolienne et développement régional

Le marché est un grand serviteur, mais un très mauvais maître.
(Rafael Correa, président de l’Équateur)
Prix André-Laurendeau 2009

Quel type de développement régional doit-on poursuivre ? Comment l’assurer, et en faveur de qui ?

Ce sont là des questions complexes. Pour les traiter, je compte les aborder ici sous l’angle écologique, conjuguant économie, politique et éthique. Cette perspective influence à présent nombre de politiques publiques. L’approche écologique change radicalement la façon d’envisager notre mode de vie, qu’on parle modèles de développement ou habitudes de consommation.

Cette problématique porteuse ratisse par conséquent très large, un atout indispensable pour affronter les graves questions qui plombent actuellement l’horizon. L’on songe évidemment au réchauffement climatique qui mobilisera les énergies au cours des prochaines décennies, mais qui n’est pas propre aux régions.

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Pour en finir avec une imposture: la « laïcité ouverte »

Au nom de quoi, sur certaines questions touchant l’avenir de la nation, les choix politiques ne devraient-ils par exprimer des préférences collectives ? Comme si, concernant ces questions, les « bons sentiments » pouvaient remplacer une pensée politique […] les nouveaux Tartuffe ne font guère qu’exercer et renforcer leur pouvoir symbolique. Sans considération pour l’avenir de leur nation.
- Pierre-André Taguieff

Qu’est-ce que la « laïcité ouverte » ? Dans un récent texte, visant à répondre à la question « l’école québécoise est-elle laïque ? », Rachida Azdouz évoque « la notion de laïcité ouverte telle que prônée par le Québec1 ». Comment, par le Québec ? Le Québec est-il au courant ? Le peuple québécois a-t-il opté pour la « laïcité ouverte » après avoir délibéré de cette question ? Je crois que l’écrasante majorité de nos concitoyens serait bien en peine d’expliquer cette nouveauté et ce néologisme. L’État québécois a-t-il adopté une grande politique officielle de « laïcité ouverte » ? Force est de répondre trois fois « non ». Il s’agit bien plutôt de la créature d’une certaine tribu d’intellectuels : ceux-là mêmes qui étaient en majorité dans les comités d’experts de la commission Bouchard-Taylor et dont le rapport reflète les opinions. Or ce concept est avant tout une supercherie intellectuelle. En effet, de quoi parle-t-on sinon d’une laïcité qui n’en est pas une ?

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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