Le caquisme : essai sur un échec anticipé

Le caquisme apparaît d’une manière assez évidente comme un produit de la réaction droitière à l’incapacité libérale et péquiste de résoudre les problèmes actuels de la société québécoise. Depuis l’échec référendaire de 1995, les gouvernements québécois n’ont jamais réussi, avec leurs politiques néolibérales d’intensité variable, à mettre fin à l’insécurité vécue par de larges segments de la population. « Les marchés déterritorialisés génèrent une incertitude permanente et les individus y font l’expérience de l’impuissance », comme le rappelle le sociologue Oliver Nachtwey1. Il ne s’agit pas simplement du chômage ou de la pauvreté qui, bien que toujours existants, sont probablement moins répandus que dans les années 1960 ou 1970. Il faut tenir compte aussi de l’insécurité des personnes qui travaillent et dont le niveau de vie permet un certain confort matériel, mais vivant dans la crainte d’un transfert de leur entreprise, subissant les contraintes des nouvelles méthodes de gestion destinées à accroître leur rendement, ou ayant des horaires atypiques. Il y a les inégalités, stables au cours des « Trente Glorieuses », qui atteignent aujourd’hui de tels niveaux qu’elles en génèrent des tensions sociales et de vives critiques envers « les élites ». Les dirigeants de Bombardier en savent quelque chose.

Dans le secteur public et parapublic, les diverses catégories professionnelles font les frais d’une gestion qui les force à faire toujours davantage avec moins de ressources. Des régions entières dépendent d’une économie extractive qui les éloigne de la réalité sociale et culturelle des « villes globales ». Exacerbation de l’individualisme et solitude sociale accentuent l’angoisse. L’économiste Jacques Généreux a raison de souligner que « l’abolition des frontières économiques nationales et la dérégulation de la finance confèrent aux actionnaires le pouvoir d’exiger un taux de rendement du capital insoutenable tant pour l’économie que pour l’écosystème, les salariés et la démocratie2 ». Avec le poids des charges familiales qui s’ajoute à une atmosphère généralisée de concurrence mondiale et de scénarios pessimistes quant à l’avenir environnemental de la planète, nombreuses sont les catégories sociales où on constate une explosion de la consommation de psychotropes pour des raisons liées au travail ou aux études. Les enfants et les jeunes adultes le ressentent durement3. Le sommeil lui-même est atteint par ces mutations du travail, de la technologie et de la consommation4. Il s’agit là de problèmes généralisés à l’ensemble des pays développés.

L’échec du Parti québécois à résoudre la question nationale constitue l’autre élément ayant alimenté la montée de la défunte ADQ et du parti de François Legault. Une partie de l’électorat libéral, déçue des politiques économiques du PLQ, s’est tournée vers la CAQ comme choix alternatif fédéraliste, de même qu’une portion de l’électorat péquiste, désillusionnée quant au report répétitif du parti à mettre au cœur de son action politique l’élément principal de son programme. L’« autonomie » proposée par la CAQ, qui rappelle vaguement celle du gouvernement Duplessis, devient aux yeux de certains indépendantistes un pis-aller, avec l’espoir que les positions de ce parti au sujet de la laïcité ou de l’immigration entraînent une nouvelle bataille avec Ottawa susceptible de sortir les forces nationalistes de leur torpeur.

Mais la crise du mouvement indépendantiste est plus profonde qu’on ne le croit. Les facteurs visibles, tels les tergiversations du PQ, la division du vote avec l’émergence de QS, ou le fait qu’une génération entière aurait grandi sans avoir entendu parler d’indépendance, figurent parmi les raisons les plus fréquemment évoquées. J’estime cependant que des processus moins directement visibles jouent un rôle plus important. Pour percevoir ces processus, il faut prendre du recul et observer l’évolution du Québec dans la longue durée. J’y reviendrai plus loin.

Le projet gestionnaire de la CAQ

La CAQ provient de l’initiative d’un groupe d’hommes d’affaires et de l’absorption de l’ADQ. Elle constitue le parti par excellence de la PME et de la grande entreprise confinée à un rôle subalterne par rapport au capital mondialisé. Cet univers n’est pas très différent sur le plan idéologique du monde des multinationales, mais s’en distingue par une plus grande fragilité face à la fiscalité et aux coûts de la main-d’œuvre. La CAQ fait en quelque sorte office de version québécoise du Parti conservateur, comme l’a été l’Union nationale en son temps. L’embauche de certains membres du personnel du gouvernement Harper, de triste mémoire, ne résulte pas du hasard5. À défaut de rompre avec l’idéologie marchéiste6, la CAQ ne peut se distinguer du Parti libéral qu’en incarnant plus fortement l’idée voulant que les entrepreneurs soient plus « efficaces » dans la gestion de l’État. Parmi les 27 membres du conseil des ministres, 16 possèdent un diplôme lié aux sciences de la gestion, ont été propriétaires d’entreprise ou ont travaillé pour une organisation patronale. « Entrepreneur » et « gestion » sont devenus des maîtres-mots qu’on retrouve dans tous les discours. À cela s’ajoute un côté populiste avec la promesse de réduire le nombre d’immigrants et d’interdire le port de signes religieux pour les employés de l’État en situation d’autorité, tout en conservant le crucifix à l’Assemblée nationale. Quant à la promesse de réformer le mode de scrutin, elle a été formulée alors que le système électoral désavantageait la CAQ. Mais ayant obtenu un gouvernement majoritaire avec 37,4 % des suffrages exprimés, la promesse risque d’être difficile à tenir. On verra bien.

Avec ces entrepreneurs au pouvoir, l’intérêt pour l’économie s’exhibe sous une forme monomaniaque. À titre d’exemple, la politique internationale du gouvernement du Québec sera entièrement tournée vers la recherche de nouveaux marchés et d’investisseurs7. Au dernier sommet de la Francophonie à Erevan, François Legault n’en avait que pour l’accroissement des échanges commerciaux. « Évidemment que la question démocratique, les questions de l’égalité entre les hommes et les femmes, les questions des droits humains, on doit continuer de s’y pencher, mais pas au détriment du français et de l’économie8. » Refusant de remettre de l’argent dans l’enseignement supérieur, la CAQ veut également « faire en sorte que les cégeps et les universités soient davantage au diapason avec le secteur privé9 ».

Le modèle économique auquel adhère la CAQ a échoué à améliorer les conditions de travail et de vie des salariés, qu’ils viennent du secteur privé ou public. Constatant sa faillite théorique et pratique, d’anciens partisans y ont renoncé, soit complètement, soit à certains de ses piliers (telle la priorité au remboursement de la dette), comme c’est le cas chez de nombreux économistes, y compris au sein du Fonds monétaire international (FMI)10. Les économistes critiques du néolibéralisme gagnent en influence, alors que c’était exactement l’inverse dans les années 198011. Mais tout cela échappe à la CAQ et à son chef. Compte tenu du caractère unidimensionnel de son équipe, il serait surprenant qu’une soudaine conversion place ce gouvernement à l’avant-garde du tournant qui s’impose. Ce tournant s’avère pourtant nécessaire non seulement pour les multiples victimes de l’obsession marchéiste, mais aussi pour l’avenir du mouvement indépendantiste.

État et identité

Dans la foulée de la Deuxième Guerre mondiale, et à l’instar de ce qui se faisait aux États-Unis et en Europe, le gouvernement fédéral canadien avait opté pour l’intervention de l’État et l’instauration d’un État-providence afin de pallier les insuffisances du marché et de maintenir la paix sociale. C’est ainsi que les programmes de pensions de vieillesse et d’assurance-chômage, qui auraient dû provenir d’une initiative de l’État québécois en vertu de la constitution de 1967, ont été « imposés » au Québec en dépit de l’opposition du premier ministre Duplessis invoquant le respect des compétences des provinces. Dans les faits, Duplessis défendait moins l’autonomie du Québec qu’une vision réactionnaire du développement économique et social. Au cours de cette période, Ottawa projetait l’image du progressiste face à un gouvernement québécois dont la politique n’avait pas changé depuis le XIXe siècle : attraction des capitaux au moyen de ressources naturelles quasi gratuites et d’une main-d’œuvre à bon marché maintenue dans la docilité par une législation du travail propatronale et l’utilisation des matraques de la Police provinciale. Progressisme et appui au fédéralisme allaient de pair. La Révolution tranquille devait toutefois remettre en question cette équation.

Il a été démontré que la solidarité sociale renforçait le nationalisme lié à un territoire et ce qui s’est produit à partir des années 1960 en constitue un parfait exemple12. En effet, diverses mesures telles l’assurance-hospitalisation, la création d’un ministère de l’Éducation, la nationalisation de la production de l’hydro-électricité à usage domestique, et plusieurs autres, ont eu un impact direct sur le niveau de vie, l’accès à l’éducation, le rattrapage socio-économique. Le développement d’un État-providence québécois a renforcé l’attachement au Québec et à ses institutions. La nation canadienne-française (d’un océan à l’autre) a progressivement cédé la place à la nation québécoise. La génération qui devenait adulte au moment où ces changements s’opéraient a été particulièrement affectée par cette mutation identitaire.

Les gouvernements québécois successifs ont poursuivi la construction de l’État-providence et l’identification au Québec s’est renforcée continuellement. Mais la quasi-victoire du OUI en 1995 a changé la donne, tant à Québec qu’à Ottawa. Au nom de l’objectif d’obtenir les « conditions gagnantes » avant toute nouvelle consultation référendaire, le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard imposait des mesures d’austérité destinées à atteindre le « déficit zéro ». Les secteurs public et parapublic, qui regroupent une partie importante des forces indépendantistes, ont été particulièrement touchés, de même que les organismes communautaires luttant contre diverses formes de pauvreté. Le groupe porteur du projet souverainiste en a été particulièrement affecté, au point de l’en éloigner de manière significative13. Des mesures progressistes comme les garderies à cinq dollars par jour n’ont pas suffi à venir à bout de la perception du gouvernement Bouchard comme particulièrement conservateur, déclenchant le processus qui a abouti à la fondation de Québec solidaire. Mais le pire viendra avec les gouvernements de Jean Charest et de Philippe Couillard14, pour des raisons différentes il va sans dire. De son côté, le gouvernement fédéral de Jean Chrétien, nageant dans les surplus budgétaires et réduisant en même temps ses transferts aux provinces, commençait à jouer les Pères Noël en investissant massivement dans les champs de juridiction provinciale. À son tour, le gouvernement de Stephen Harper a accentué l’étranglement fiscal des provinces, leur faisant porter l’odieux de leurs choix budgétaires. Celui de Trudeau fils agit d’une façon similaire.

Si la croissance de l’État social québécois a contribué à renforcer l’identification au Québec, on peut émettre l’hypothèse que c’est en bonne partie sa décroissance qui l’a affaiblie. En bonne partie, parce qu’il ne s’agit pas du seul facteur plus ou moins inconscient. De nouveaux phénomènes affectent l’ensemble des pays développés. Pour Gil Delannoi, l’État-nation « apparaît trop identitaire pour un type de cosmopolitisme déraciné dont l’ambition est l’abolition des frontières » et « trop intégrateur pour un multiculturalisme dont l’ambition est le déploiement de toutes les identités minoritaires15 ». La victoire des indépendantistes ne pourra, dans cette perspective, reposer sur la seule identité. Mais cette dernière demeure néanmoins une condition indispensable pour reprendre l’offensive. Dans un article publié en 2011 dans la revue L’actualité, Jean-François Lisée faisait état d’une augmentation constante de l’identité québécoise au détriment de la canadienne et son auteur en tirait des conclusions optimistes pour l’avenir16 :

Il y a un Courant-Jet de la souveraineté du Québec. Un mouvement sous-jacent qui en détermine, de loin, l’évolution. On ne le voit pas dans les évolutions conjoncturelles de l’intention de vote souverainiste. Il travaille en profondeur. Dans l’évolution de l’identité québécoise. En bref, plus les Québécois se définissent comme « Québécois » plutôt que « Canadiens », plus ils seront nombreux à appuyer la souveraineté lors d’un référendum. En 1980, moins de 40 % des Québécois se disaient « Québécois d’abord » – ils furent 40 % à voter Oui. En 1995, on comptait 50 % de « Québécois d’abord ». Résultat référendaire : 50 %.

L’optimisme de Lisée était alimenté par un sondage de novembre 2010 indiquant que le pourcentage de la population se définissant comme « Québécois d’abord » atteignait 60 %, après des années de croissance continue, tandis que l’identité canadienne fléchissait à 16 % et que 20 % s’estimaient autant Canadiens que Québécois. Mais en 2018, on constate que le processus de décanadianisation des Québécois s’est inversé. Les « Québécois d’abord » ne représenteraient plus que 39 % des sondés. L’identité canadienne grimpe à 23 % et le pourcentage de ceux qui se revendiquent également des deux appartenances se situe désormais à 33 %17. Le « Courant-Jet » dont parlait Lisée semble avoir changé de direction. Mais fallait-il s’attendre à autre chose alors que l’État québécois ne répond plus à l’ensemble des besoins en éducation et en santé, à ceux des organismes communautaires, sans compter le démantèlement d’institutions régionales ? Pensons aussi au discours des radios-poubelles, des chambres de commerce, des think tanks néolibéraux qui dénoncent la taille de l’État (celui du Québec, principalement, puisqu’il s’occupe du « social »), au mépris à l’égard des fonctionnaires, qu’on assimile à des paresseux grassement payés, au gaspillage, et tutti quanti. L’État fédéral, de son côté, a su profiter de la situation. On a sans doute fini par saisir, là-bas, et beaucoup plus vite qu’au Québec même, le lien entre nationalisme et politiques sociales. C’est peut-être aussi ce qui permet de comprendre les politiques austéritaires particulièrement dures du gouvernement Couillard, une sévérité que ne justifiait aucunement la situation financière réelle du Québec.

À la lumière de ce qui précède, miser sur les conflits entre Ottawa et Québec pour relancer l’indépendantisme ne sera guère suffisant. Même si le gouvernement libéral (à la condition qu’il soit toujours en place à l’issue des élections de 2019) ou la Cour suprême fait obstacle au projet de laïcité ou de réduction du nombre d’immigrants, la jeunesse apparaît peu susceptible de prendre le parti de François Legault. Au contraire, si ce dernier applique de manière cohérente ses politiques tournées vers le secteur privé et la gestion purement comptable des finances de l’État, il ne fera qu’amplifier le contraste entre le caractère « progressiste » du gouvernement fédéral (même si c’est discutable eu égard à l’environnement, par exemple) et clairement droitier de celui du Québec. Dans le combat politique, les perceptions demeurent plus importantes que la réalité. C’est pourquoi, par son contenu néolibéral et gestionnaire, l’autonomisme de la CAQ risque de renforcer l’identité canadienne et donc d’affaiblir l’identité québécoise, surtout du côté de la jeunesse, sans laquelle l’indépendance demeure impossible. Les gains espérés dans les conflits entre Québec et Ottawa surpasseront-ils les effets négatifs des politiques économiques et sociales régressives – ou inefficaces – du gouvernement caquiste ? Il est permis d’en douter. Le gouvernement fédéral jouera certainement le rôle protecteur qui était le sien dans les années 1950, face à un Duplessis radin. On le voit déjà au sujet d’un système de santé à deux vitesses, soutenu par Québec et dénoncé par Ottawa18. La légalisation du cannabis a également été un coup de marketing particulièrement efficace chez les jeunes en donnant d’Ottawa l’image d’un gouvernement cool alors que Québec, réticent parce qu’inquiet des coûts sociaux qu’il devra assumer, produit l’image d’un vieux mononcle.

Si le gouvernement caquiste était déterminé à combattre le réchauffement climatique, il trouverait là un terrain favorable au renforcement de l’identification à l’État québécois auprès de la jeunesse en refusant les projets de gazoduc ou de liquéfaction du gaz naturel au Saguenay. Mais son parti-pris sans condition en faveur de l’entreprise privée le lui interdit19. Sans projet de société axé sur un certain contrôle du développement et l’atteinte d’objectifs progressistes sur le plan social, le gouvernement caquiste nous condamne à persister dans la régression tranquille.

* * *

Le caquisme me semble donc voué à l’échec. Sa vision du Québec et les solutions qu’il propose ont fait la preuve de leur vétusté. Le Québec a besoin d’autre chose que d’une hypothétique « bonne gestion » pour venir à bout des problèmes qu’il partage avec la plupart des pays développés, et pour résoudre ceux qui lui sont propres, à commencer par son inféodation à un État fédéral sur lequel il n’exerce plus la moindre influence.

Comme partout ailleurs, l’échec du néolibéralisme met la table pour un retour du politique afin d’encadrer le marché et les mouvements de capitaux. Une nouvelle « Grande Transformation20 » s’imposera tôt ou tard et redonnera à l’État du Québec l’occasion de jouer un rôle clé, comme il l’a fait dans les années 1960 et 1970. Ce processus n’est pas visible à l’œil nu. Il agit comme la taupe creusant ses galeries sous nos pieds. Le mouvement indépendantiste doit donc se préparer en conséquence et élaborer la stratégie nécessaire en gardant à l’esprit que l’État québécois doit redevenir attrayant. Cette tâche implique une franche rupture avec le caquisme.

 

 

 


1 Oliver Nachtwey, « La dé-civilisation. Sur les tendances régressives à l’œuvre dans les sociétés occidentales », in Heinrich Geiselberger (sous la direction de), L’âge de la régression, Paris, Éditions Premier Parallèle, 2017, p. 204.

2 Jacques Généreux, La déconnomie, Paris, Seuil, 2016, p. 20.

3 Caroline Touzin, « TDAH : forte hausse de la consommation de médicaments », La Presse, 20 novembre 2018. https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201811/20/01-5204847-tdah-forte-hausse-de-la-consommation-de-medicaments.php Page consultée le 21 novembre 2018.

4 On consultera, à ce sujet, l’excellent ouvrage de Jonathan Crary, 24/7 : Le capitalisme à l’assaut du sommeil, Paris, Zones, 2014.

5 Joël-Denis Bellavance, « La CAQ repêche d’anciens proches collaborateurs de Harper », La Presse, 2 octobre 2018. https://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201810/02/01-5198808-la-caq-repeche-danciens-proches-collaborateurs-de-harper.php?fbclid=IwAR2oCjFMsArhbC_ce97cG1CBfbLldXva_7rqnshAux9nbseJS8pMmIRqfdU Page consultée le 20 novembre 2018.

6 J’emprunte l’expression à Jacques Généreux, op. cit.

7 Jocelyne Richer, « Économie : François Legault prône un virage à l’international », Presse canadienne, in Le Soleil, 8 août 2018. https://www.lesoleil.com/actualite/elections-2018/economie-francois-legault-prone-un-virage-a-linternational-7f26e8384784b146956c9fcf383f744e Page consultée le 22 novembre 2018.

8 François Messier, « Pour Legault, Francophonie rime avec économie », ICI.RADIO-CANADA, 12 octobre 2018. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1129452/pour-legault-francophonie-rime-avec-economie Page consultée le 20 novembre 2018.

9 Denis Lessard, « Un premier coup de balai chez les hauts fonctionnaires », La Presse, 17 octobre 2018. https://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201810/17/01-5200578-un-premier-coup-de-balai-chez-les-hauts-fonctionnaires.php?fbclid=IwAR1mcC8vgFk_qHsc8S_guQ-YalwHj6uwumQy0_e1XJrvTeCZ8myAF5QE3wY Page consultée le 22 novembre 2018.

10 Voir Jonathan D. Ostry, Prakash Loungani et David Furcery, « Neoliberalism : Oversold ? », Finance & Development, juin 2016, p. 38-41.

11 Martin Jacques, « The death of neoliberalism and the crisis in western politics », The Guardian, 21 août 2016. https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/aug/21/death-of-neoliberalism-crisis-in-western-politics Page consultée le 21 novembre 2018.

12 Daniel Béland et André Lecours, Nationalisme et protection sociale, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, 2012, p. 68-69.

13 Gilles Gagné et Simon Langlois, Les raisons fortes. Nature et signification de l’appui à la souveraineté du Québec, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2002.

14 Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (ouvrage rédigé par Guillaume Hébert et Julia Posca), Détournement d’État. Bilan de quinze ans de gouvernement libéral, Montréal, Lux Éditeur, 2018.

15 Gil Delannoi, La nation contre le nationalisme, Paris, PUF, 2018, p. 79.

16 Jean-François Lisée, « La décanadianisation du Québec s’accélère », L’actualité, 16 janvier 2011. https://lactualite.com/politique/2011/01/16/la-decanadianisation-du-quebec-saccelere/ Page consultée le 19 novembre 2018.

17 Huffington Post, « Identité et immigration au Québec », août 2018, p. 6. Le sondage a été effectué par Léger Marketing. https://amp.assets.huffpost.com/uploads/qc/5029579_sondage-leger-huffpost-identite-quebec_5ba9021b76c61.pdf Page consultée le 19 novembre 2018.

18 Isabelle Porter, « Québec rejette l’ultimatum d’Ottawa en santé », Le Devoir, 15 novembre 2018. https://www.ledevoir.com/politique/quebec/541327/sante-la-reponse-du-quebec Page consultée le 20 novembre 2018. Voir aussi Martin Croteau et Hugo Pilon-Larose, « Legault refuse de rendre gratuits les examens médicaux au privé », La Presse, 14 novembre 2018. https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201811/14/01-5204165-legault-refuse-de-rendre-gratuits-les-examens-medicaux-au-prive.php Page consultée le 20 novembre 2018.

19 Le chef de cabinet du nouveau ministre des finances, Jonatan Julien, agissait d’ailleurs à titre de lobbyiste pour Gaz Métro et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), elle-même favorable à l’exploitation des hydrocarbures. Patrice Bergeron, « Un ancien lobbyiste pro-pétrole à la CAQ », La Presse, 24 octobre 2018. https://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201810/24/01-5201575-un-ancien-lobbyiste-pro-petrole-a-la-caq.php Page consultée le 20 novembre 2018.

20 Karl Polanyi désignait par cette expression les différentes mesures qui ont été prises pour sortir de la crise des années 1930. Considérant l’indépendance du marché en tant que régulateur de toutes les activités humaines comme non naturelle, il estimait inévitable et nécessaire de réencastrer l’économie dans les institutions sociales. Karl Polanyi, La Grande Transformation (1944), Paris, Gallimard, 2016.

 

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