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L’article 72 de la Charte de la langue française saboté par les autorisations particulières

Ex-directrice de la planification, ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

Il y a une perception tenace qui règne au Québec voulant que l’obligation de l’enseignement primaire et secondaire en français, pour tous sauf les « anglophones de souche », assurera la pérennité du français au Québec1. On met tous nos œufs dans le panier que constitue le principe énoncé par l’article 72 de la Charte de la langue française : « L’enseignement se donne en français dans les classes maternelles, dans les écoles primaires et secondaires sous réserve des exceptions prévues au présent chapitre2 ».

S’il est vrai que de plus en plus d’enfants allophones se trouvent dans les écoles françaises et que le secteur anglais au Québec a vu sa part de l’ensemble des élèves au Québec baisser depuis le sommet de 15,7 % en 1971, cette part en 2015 est exactement la même qu’en 1991, c’est-à-dire 9,6 %. Comment cela se peut-il ? La réponse se trouve dans le même article 72 : « sous réserve des exceptions prévues au présent chapitre ».

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