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Octobre 2004

Octobre 2004

Vol. XCIV, no 8

Financement des universités: le non-dit

Selon une étude conjointe de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et du ministère de l’Éducation du Québec (MEQ), les universités québécoises seraient sous-financées si on compare les ressources dont elles disposent par étudiant avec la moyenne des universités canadiennes. Pour l’année 2002-2003, le sous-financement serait de l’ordre de 375 millions de dollars par année, dont 261 millions en frais de fonctionnement généraux et 114 millions en fonds de fiducies. S’appuyant sur ces conclusions, plusieurs personnes1 ont appelé de leurs vœux une augmentation majeure des frais de scolarité, leurs arguments les plus courants se résumant ainsi : 1) les frais de scolarité seraient « anormalement » bas au Québec comparativement à la moyenne canadienne (1862 dollars comparativement à 4000 dollars par étudiant par année en moyenne, sans compter les frais afférents et autres frais qui peuvent faire gonfler cette facture de 50 %) ce qui affecterait la « compétitivité » des universités québécoises et 2) le « taux d’accessibilité » aux études supérieures au Québec serait inférieur à celui de la Nouvelle-Ecosse, bien que les frais de scolarité du premier soient les plus bas au Canada et les frais du deuxième soient les plus hauts. Nous devrions donc rejoindre la « moyenne canadienne » préconisent-ils, ceci apportera plus d’argent aux universités, leur permettra de retrouver leur compétitivité et n’aura pas d’effets délétères sur le tissu social.

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