Comptes rendus

Vous trouverez ici les comptes rendus publiés dans L'Action nationale, les plus récents en premier.

  • Guillaume Lavallée. Voyages en Afghani

    Guillaume Lavallée
    Voyages en Afghani
    Montréal, Mémoire d’encrier, 2022, 220 pages

    L’auteur serait-il arabisant comme certains coureurs de bois étaient amérindianisants ? La question est ouverte. Entre son mémoire de maîtrise en philosophie, Habermas et le monde arabe en 20041 et ce livre, l’écart n’est pas si grand. Ce dernier porte sur un intellectuel aux prises avec la relation modernité/islam et le rapport colonial dans les pays où il séjourne. L’intellectuel migrant se nomme Djemal ed-Din al Afghani (1838-1897)2.

  • Francis Dupuis-Déri. Panique à l’université

    Francis Dupuis-Déri
    Panique à l’université. Rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires
    Lux Éditeur, 2022, 328 pages

    Dans son dernier essai remarquable de rigueur, de bonne foi et de finesse d’esprit, Francis Dupuis-Déri publie un livre très nuancé sur la question du wokisme dans le monde universitaire. Faisant d’abord un topo des critiques entendues dans les médias par des « polémistes réactionnaires », l’auteur affirme que « l’Université ressemble bien peu à ce que ces discours affolés laissent croire » (p. 27).

  • Élizabeth Lemay. Daddy Issues

    Le quatrième de couverture de Daddy Issues, premier roman d’Élizabeth Lemay, avait tout pour susciter la curiosité de L’Action nationale. On peut y lire un extrait, dans lequel la narratrice et héroïne du récit confie : « Je suis issue d’un peuple qui aime sa langue morte comme une maîtresse aime son amant, de ce même amour pénible et violent qu’on ressent pour une passion évanescente ou pour tout autre chose qui n’est pas à nous. L’amour, le vrai, n’existe que dans la fragilité. Les yeux que posent les maîtresses sur leurs amants contiennent mille fois plus d’amour que n’en contiendront jamais les yeux des femmes pour leurs maris. Les peuples défaits et les maîtresses aiment leur langue et leur homme de ce même amour agonisant, mêlé d’espoir et de désespoir. » Le ton est donné.

  • Alexis Tétreault. La nation qui n’allait pas de soi

    Alexis Tétreault
    La nation qui n’allait pas de soi : la mythologie politique de la vulnérabilité du Québec
    VLB éditeur, 2022, 251 pages

    Alexis Tétreault n’est pas inconnu dans le monde des idées, et encore moins en les pages de notre revue. Doctorant en sociologie à l’UQAM, il s’est d’abord engagé dans la vie intellectuelle à L’Action nationale, où il contribue par son influence à la renaissance de la pensée nationale. Tétreault fait partie de cette cohorte brillante de jeunes intellectuels qui entendent prendre leurs distances avec la doxa et refaire de la « référence québécoise » la pierre d’angle de leur réflexion sur le monde. C’est dans cet esprit qu’il a lancé le balado À la recherche du Québec, qui donne une voix et une présence aux chercheurs et aux penseurs d’ici. Le premier livre qu’il fait paraître chez VLB éditeur, La nation qui n’allait pas de soi : la mythologie politique de la vulnérabilité du Québec, apparaît comme le point d’orgue d’un engagement qui s’annonce déjà très prometteur.

  • Mélikah Abdelmoumen. Baldwin, Styron et moi

    Mélikah Abdelmoumen
    Baldwin, Styron et moi
    Montréal, Mémoire d’encrier, 2022, 179 pages

    Parcours d’écrivaine, itinéraire d’auteure, peu importe quels mots servent à décrire cet ouvrage, il vaut le détour, surtout si on cherche à percer certains effets d’immigration et si les modes de subjectivation nous préoccupent, autrement dit la manière dont on s’approprie les auteurs lus et les événements vécus pour se constituer en sujet.

  • Ce qui nous délie. Une critique du projet de pays de Québec solidaire

    Collectif
    Ce qui nous délie. Une critique du projet de pays de Québec solidaire
    Les Éditions du Renouveau québécois, Montréal, 2022, 107 pages.

    Six auteurs se réunissent ici pour donner une impitoyable lecture du livre des solidaires. C’est un véritable jeu de massacre. À les lire, Ce qui nous lie, n’aura jamais si bien porté son titre : c’est un nœud de contradictions qui fait office de programme, mieux, de projet de société grandiloquent pour « ce machin assez extraordinaire qui a des porte-parole sincères, mais pas de parole » comme le résume si brillamment Gilles Gagné.

  • La couleur CAQ

    Mathieu Lévesque
    La couleur CAQ
    Gatineau, CAQ, 2022, 225 pages

    Depuis la création de la Coalition avenir Québec, et plus encore depuis sa prise du pouvoir en octobre 2018, les commentateurs sont nombreux à tenter de cerner son positionnement idéologique précis, et sa place dans l’histoire longue de nos débats politiques. La tâche est plus difficile qu’elle n’en a l’air, car on a affaire à une formation politique plus pragmatique que dogmatique, qui se tient généralement loin des grands manifestes et des traités philosophiques. C’est là tout l’intérêt de La Couleur CAQ du député caquiste Mathieu Lévesque, qui a tenté de définir davantage l’identité de sa formation politique par écrit, quelques mois seulement avant l’élection du 3 octobre 2022.

  • Joséphine Marchand et Raul Dandurand. Amour, politique et féminisme

    Marie Lavigne et Michèle Stanton-Jean
    Joséphine Marchand et Raul Dandurand. Amour, politique et féminisme
    Montréal, Les édtions du Boréal, 2021, 390 pages

    Joséphine Marchand et Raoul Dandurand sont tous deux nés en 1861. Difficile de ne pas y voir un signe du destin. Ils se rencontrent pour la première fois en 1882. Raoul, éperdument amoureux, lui fait une cour assidue, pendant que Joséphine joue l’indépendante. Ils se marient enfin en 1886. Le témoin de Raoul est nul autre que Honoré Mercier. Quelques mois plus tard naît leur fille unique Gabrielle.

  • Thomas Laberge. En rupture avec l’État

    Thomas Laberge
    En rupture avec l’État
    Montréal, XYZ, 2021, 235 pages

    En rupture avec l’État semble être d’abord être une version remaniée du mémoire de maîtrise de Thomas Laberge, journaliste passé de Radio-Canada aux coops de l’information. Mais ce livre est beaucoup plus que cela. Dès les premières lignes, il est question de la déclaration de Jacques Parizeau du 30 octobre 1995 au sujet de l’argent et du vote ethnique. Puis, l’auteur mentionne que 1995 est aussi l’année d’une rencontre entre Michel Kelly-Gagnon, Pierre Desrochers, Martin Masse, Éric Duhaime et Pierre Lemieux. Lors de cette rencontre, il a été décidé de relancer le mouvement libertarien autour de l’IEDM et du webmagazine Le Québécois libre. Viendront plus tard le Réseau Liberté Québec en 2011, puis le Parti conservateur du Québec qui, après avoir végété de 2013 à 2021, prendra son envol avec l’arrivée à sa tête d’Éric Duhaime. Celui-ci « force les médias à s’intéresser à la formation politique » surtout dans le contexte de la pandémie qui augmente sa popularité. Mais ce n’est pas pour cette raison que Laberge s’intéresse aux libertariens. Non, ce qui l’intéresse, c’est le « rapport ambigu » qu’ils entretiendraient avec la question nationale.

  • Louis Cornellier. Une affaire de sens

    Louis Cornellier
    Une affaire de sens. Essais sur la littérature et la transcendance
    Montréal, Médiaspaul, 2022, 165 pages

    Louis Cornellier est un des seuls chroniqueurs au Québec qui écrit hebdomadairement sur les nouveaux essais, surtout ceux édités au Québec. La rareté de tels chroniqueurs en dit malheureusement long sur le Québec et sa vie intellectuelle. Du fait cette situation qui fait de Cornellier une perle rare, il va sans dire que les lecteurs d’essais lisent avec bonheur ses chroniques dans Le Devoir chaque samedi.

  • Un Canada français normalisé ? Le schisme identitaire

    Étienne-Alexandre Beauregard
    Le schisme identitaire. Guerre culturelle et imaginaire québécois
    Boréal, 2022, 282 pages

    Étudiant de premier cycle en philosophie et en science politique à l’Université Laval, qui a déjà derrière lui une solide expérience militante (impliqué d’abord au Parti québécois, il a rejoint la CAQ à l’occasion de la « grande recomposition » du 1er octobre 2018), Étienne-Alexandre Beauregard n’est pas inconnu de ceux qui se passionnent pour la vie des idées. Nous avons déjà pu le lire sur son blogue (www.eabeauregard.com) et dans plusieurs revues et journaux, dont L’Action nationale et le Journal de Montréal, où il se démarque par la grande qualité de ses analyses et le large éventail de ses lectures.

  • Noël Laflamme. Par qui nous nous anglicisons

    Noël Laflamme
    Par qui nous nous anglicisons
    Montréal, L’escargot bleu, 2021

    Dans ce petit livre, Noël Laflamme lance un cri d’alarme sur la qualité de la langue telle qu’elle est pratiquée dans un certain nombre de médias québécois, principalement Radio-Canada. Laflamme avance la thèse selon laquelle les élites médiatiques du Québec ont délaissé le rôle de « modèle communicationnel » qu’elles avaient longtemps assumé et qu’elles sont, de ce fait, à maints égards, responsables de l’anglicisation des Québécois. En fait, ces élites auraient cessé de prêcher par l’exemple et d’offrir une langue correcte assimilable par mimétisme. Pour l’auteur, la langue des médias québécois est truffée d’anglicismes de tous genres et son livre vise à en apporter la démonstration.

  • Michel Biron et François Dumont. André Major : entretiens

    Michel Biron et François Dumont
    André Major : entretiens
    Montréal, éditions du Boréal, collection Trajectoires, 2021, 256 pages

    Moins à l’avant-plan dans l’espace public aujourd’hui, André Major est une figure importante de la vie intellectuelle québécoise après la Révolution tranquille. L’homme a écrit, participé à des revues et animé des émissions radio, en plus de côtoyer régulièrement les intellectuels québécois de son temps. Dans une suite de trois entrevues réalisées avec Michel Biron et François Dumont, l’homme livre son témoignage sur son parcours et sur les diverses réflexions qui l’habitent. Le membre fondateur de Parti pris révèle ses inquiétudes relatives à l’avenir du Québec et de la culture radiophonique.

  • Daniel Payette. Constitution du Québec 101

    Daniel Payette
    Constitution du Québec 101
    Québec Amérique, 2021, 207 pages

    Constitution du Québec 101 commence fort. Parlant des gouvernements québécois des dernières années, il affirme « Ils sont trop heureux d’opposer la “volonté du peuple” qu’ils prétendent incarner à une Constitution qui serait seulement l’expression d’un “gouvernement des juges” non élus, de manière à l’écarter » avant d’ajouter « Cette forme de démagogie du pouvoir politique n’a pas été sans engendrer des réactions “libertaires” sur lesquelles peut ensuite s’appuyer l’extrême droite pour ses théories du complot mondial et élargir sa base ». À l’appui de ce drôle de raisonnement, l’auteur cite une source incontestable, crédible, respectueuse des positions opposées, équilibrée et dépourvue de tout biais idéologique : le blogue de Xavier Camus.

  • Mario Polese. Le miracle québécois

    Mario Polese
    Le miracle québécois
    Montréal, Les éditions du Boréal, 2021, 336 pages

    Au cours d’une carrière qui s’est étendue sur un demi-siècle, Mario Polèse, un économiste universitaire, s’est fait remarquer par des recherches et des publications touchant notamment les dimensions régionales du développement économique.

    Dans un essai intitulé Le Miracle québécois (Boréal, 2021), Polèse s’émerveille du rattrapage économique que le Québec a effectué au cours des dernières décennies. Son point de vue est d’autant plus valable qu’il est en mesure de faire des comparaisons informées entre le Québec et d’autres sociétés. Polèse a en effet passé son enfance aux Pays-Bas puis son adolescence et sa jeunesse à New York et Philadelphie avant de s’installer au Québec dans les années 1960. Il a en outre effectué plusieurs séjours à l’étranger.

  • Manon Leriche et Jules Falardeau. Album Falardeau

    Manon Leriche et Jules Falardeau
    Album Falardeau
    Montréal, VLB éditeur, 2021, 302 pages

    Ils sont nombreux les indépendantistes à se demander ce que pourrait bien penser Pierre Falardeau de notre époque. Celle-ci, qui est marquée par le politiquement correct et la langue de bois, on peut bien s’imaginer que Falardeau la conspuerait. C’est donc généralement avec nostalgie que nous regardons ce cinéaste, et l’Album Falardeau, paru au mois de novembre 2021, peut sans doute venir assouvir en partie ce sentiment. Ce livre de photos préparé par la femme de Pierre Falardeau, Manon Leriche, ainsi que son fils, Jules Falardeau, est à la fois une biographie imagée ainsi qu’une ode à l’œuvre et à la vie de Falardeau. Ne cherchez pas un regard critique sur le cinéaste en ces pages, vous trouverez plutôt une multitude de textes et d’images qui cherchent à situer les films, présenter le personnage et célébrer l’œuvre. Le livre est aussi truffé des meilleures citations de Falardeau. L’album peut donc autant servir à présenter Falardeau à un néophyte, qu’à retrouver l’œuvre et l’homme qui a tant marqué de Québécois.

  • Frédéric Lacroix. Un libre choix ? Cégeps anglais et étudiants internationaux

    Frédéric Lacroix
    Un libre choix ? Cégeps anglais et étudiants internationaux : détournement, anglicisation et fraude
    Montréal, Mouvement Québec français, 2021, 174 pages

    Un an après son essai percutant Pourquoi la loi 101 est un échec, celui qui figure désormais comme l’expert incontournable au Québec sur la question du déclin du français resurgit cet automne pour s’en prendre à une autre idée délétère qui s’impose depuis longtemps dans l’espace public. Cette idée, c’est qu’un jeune, au Québec, doit avoir le droit d’exercer son « libre choix » de la langue d’enseignement dans laquelle il souhaite étudier pour son parcours postsecondaire. Le Québec est ainsi l’un des très rares endroits du monde où tout citoyen peut recevoir un enseignement dans une langue autre que la langue officielle après avoir terminé son secondaire.

  • Simon Jodoin. Qui vivra par le like périra par le like

    Simon Jodoin
    Qui vivra par le like périra par le like
    Laval, Guy Saint-Jean Éditeur Inc., 2021, 144 pages

    Je ne connais pas Simon Jodoin. Avant de parcourir son livre et ses réflexions, je ne l’avais même jamais écouté ni entendu dans les médias. Mon milieu de travail, celui des affaires semble à des années-lumière de celui des communications qui est le sien. Mes médias d’affection ne lui donnent pas d’antenne. Pire, le magazine dont il a dirigé la rédaction, le Voir, ne m’a jamais le moindrement intéressé.

  • Martin Pâquet et Stéphane Savard. Brève histoire de la Révolution tranquille

    Martin Pâquet et Stéphane Savard
    Brève histoire de la Révolution tranquille
    Montréal, Boréal, 2021, 276 pages

    Cet ouvrage se veut à la fois une synthèse et un essai interprétatif de cette tranche de près d’un quart de siècle de l’histoire contemporaine du Québec, soit de la mort de Duplessis le 7 septembre 1959, jusqu’au 16 février 1983 précisément, moment où le PQ oblige les enseignants en grève des collèges et des écoles du secteur public à rentrer au travail sous la menace de fortes sanctions. Pour nos deux auteurs, ce qui caractérise fondamentalement cette période qualifiée de Révolution tranquille, c’est le plein déploiement de l’État-providence québécois.

  • Mathieu Bock-Côté. La Révolution racialiste

    Mathieu Bock-Côté
    La Révolution racialiste
    Paris, Les Presses de la Cité, 2021, 240 pages

    Dans ce livre publié à Paris, Mathieu Bock-Côté, essayiste extrêmement connu, propose de réfléchir sur un système d’idée spécifique : le racialisme ainsi que sur la mouvance militante de plus en plus large qui en fait un projet de société.

Collections numériques (1917-2013)

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