Comptes rendus

Vous trouverez ici les comptes rendus publiés dans L'Action nationale, les plus récents en premier.

  • Jean Royer. Voyage en Mironie

    Jean Royer
    Voyage en Mironie. Une vie littéraire avec Gaston Miron, L’Hexagone, 2012, 288 pages

    Comme tout penseur dont les idées sont profondément ancrées dans les sentiments, Miron était un être obsessionnel, obsessionnel au sens où le poète vivait ses idées et que celles-ci n’étaient pas séparées de son existence. La vie des idées, comme une profonde racine, habitait le plus infime moment de sa vie, c’est ce que l’on constate à la lecture du Voyage en Mironie de Jean Royer, qui fut l’un de ses compagnons de route.

  • La république québécoise. Hommages à une idée suspecte

    Marc Chevrier
    La République québécoise. Hommages à une idée suspecte, Boréal, 2012, 454 pages

    Cet ouvrage a valu le prix Richard-Arès à son auteur

    Les Éditions du Boréal ont publié à l’automne 2012 La République québécoise, du politologue et constitutionnaliste Marc Chevrier, un ouvrage qui fera date dans l’histoire des idées politiques au Québec. Il est bien établi que l’idée de l’indépendance remonte aux Patriotes, et qu’elle a régulièrement fait surface au cours de notre histoire pour devenir un projet collectif au cœur de notre vie politique lors de la Révolution tranquille ; il est moins connu que l’idée de la république y a été associée depuis la déclaration d’indépendance de la République du Bas-Canada en 1838. Pour Chevrier, loin d’être un complément mineur et formel au projet d’indépendance, la République est en soi une idée forte qui, lorsqu’elle sera mieux comprise, établira définitivement la souveraineté collective et l’identité du peuple québécois et contribuera puissamment à la transformation du statut politique du Québec.

  • Péril en la demeure ; regards d’un Américain sur la langue française

    Robert J. Berg
    Péril en la demeure ; regards d’un Américain sur la langue française, Clichy-la-Garenne : France Univers, 2011. 165 pages

    Le volume de R.J. Berg, publié à l’été 2011, n’a pas été distribué au Québec. On ne le trouve en librairie ni en bibliothèque. Ce qui est fort regrettable. L’essai apporte une perspective nouvelle à nos sempiternels débats sur la langue française, sur son avenir, sur ses prétendues qualités intrinsèques, sur les complots anglo-saxons visant sa disparition.

    R.J. Berg est un Américain francophile. Très tôt, il s’est montré très intéressé par la langue française. Il a traversé l’Atlantique et a parcouru la France en moto dans un premier temps. Par la suite, il s’y attarda et y fit ses études universitaires. Il est aujourd’hui professeur d’université aux États-Unis et l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont plusieurs manuels largement diffusés (français des affaires, littérature et cinéma français).

  • Djemila Benhabib. Des femmes au printemps

    Djemila Benhabib
    Des femmes au printemps, VLB Éditeur, 2012, 168 pages

    Les révolutions arabes du printemps 2011 ont été unanimement saluées en Occident et vues comme des soulèvements populaires traduisant une soif de liberté des nations touchées qui décidaient enfin de renverser leurs dictateurs séculaires. C’est avec beaucoup d’étonnement et de consternation que le monde entier a constaté que l’hiver obscurantiste avait immédiatement succédé à un printemps qui semblait au départ des plus bourgeonnants.

  • La politique de sélection des immigrants au Québec

    Laurence Monnot
    La politique de sélection des immigrants au Québec, Hurtubise, 2012, 216 pages

    En France, où l’immigration dite subie est la norme, l’idée d’instaurer une véritable politique d’immigration comme celle du Québec parait souhaitable aux yeux de plusieurs afin d’exercer un meilleur contrôle sur les flux d’immigrants et leur composition. C’est dans cette perspective que Laurence Monnot, journaliste française, a consacré sa thèse de doctorat à la politique d’immigration du Québec et a écrit le livre La politique de sélection des immigrants au Québec.

  • G. Bouthillier et É. Cloutier. Trudeau et ses mesures de guerre vus du Canada anglais

    Guy Bouthillier et Édouard Cloutier
    Trudeau et ses mesures de guerre vus du Canada anglais. Québec, Septentrion, 2011, 321 pages

    C’est pendant la campagne électorale du Québec en août dernier que j’ai lu ce livre passionnant. Ce qui me frappa, c’est la mollesse de la bataille politique chez nous quand je la compare à l’empressement, à l’ardeur que le fédéral mettait à intervenir dans les affaires du Québec lors de la Crise d’octobre en 1970. On dirait que nos femmes et nos hommes politiques n’ont guère conscience de la centralisation du pays dans lequel ils vivent, qu’ils n’ont pas conscience que les décisions importantes en ce qui concerne le Québec se prennent à Ottawa, que lorsqu’arrive un moment de crise, Ottawa prend les choses en main et les règle à sa façon. C’est probablement ce qui explique le caractère si terne de la dernière campagne électorale au Québec. Nos femmes et nos hommes politiques, sans en avoir conscience, réfléchissent et se comportent comme des provinciaux, sachant très bien que le vrai pouvoir n’est pas dans la province, mais à Ottawa. Je me dis que tous nos hommes et nos femmes politiques devraient lire ce livre qui permet de comprendre un peu plus notre pusillanimité, notre manque de confiance en nous-mêmes. Nous sommes une province d’un pays qui nous traite comme il l’entend, ce qui explique que nous ne vivons que dans la mesure où il nous le permet.

  • Mathieu Noël. Lionel Groulx et réseau indépendantiste des années 1930

    Mathieu Noël
    Lionel Groulx et le réseau indépendantiste des années 1930, Montréal, VLB Éditeur, 2011, 144 pages

    Lionel Groulx a été l’intellectuel canadien-français le plus productif du XXe siècle. Son œuvre n’est pas que considérable, elle est aussi incontournable. La pensée de Groulx a été décriée ou adulée, et certains, comme Gérard Bouchard, ont admis ne pas la comprendre.

  • À propos de l'interculturalisme de Gérard Bouchard

    Gérard Bouchard
    L’interculturalisme. Un point de vue québécois, Boréal, 2012, 286 pages

    Dans son récent ouvrage L'Interculturalisme, un point de vue québécois (Boréal, 2012), le sociologue et historien, Gérard Bouchard, nous propose une définition de l'interculturalisme, ses tenants et ses aboutissants, et nous entretient de sa conviction que l'interculturalisme est la seule solution possible pour atténuer les tensions issues de la crise des accommodements au Québec. Richement documenté, l'ouvrage a le mérite d'exposer avec clarté ce qui jusqu'ici nous est parvenu par bribes médiatiques et par supputations plus ou moins exactes. Maintenant on sait ce que l'interculturalisme signifie, son ambition et sa logique. En outre, l'auteur, universitaire rigoureux, manque rarement de nuancer son propos et ne se prive pas d'exposer les thèses adverses aux siennes, quitte à les éreinter, ce qui est de bonne guerre. Toutefois, l'ouvrage serait convaincant si l'on en acceptait la prémisse c'est-à-dire l'idée d'une dualité ethnoculturelle majorité/minorités au Québec, et si l'on tenait pour acquis que la laïcité n'est qu'un arrangement institutionnel, réduisant un principe essentiel de la démocratie libérale au rang d'une technique de gestion parmi d'autres, sujette au cas par cas et recyclable à volonté. L'intention de l'auteur est généreuse et sa démarche libérale, mais l'approche prête à confusion et ses implications creusent les malentendus plutôt qu'elles ne les dissipent.

  • Hugo Fontaine. La grenade verte

    Hugo Fontaine
    La grenade verte. Valcartier 1974 : les oubliés de la compagnie D, Montréal, Éditions La Presse, 2011, 199 pages

    Le 30 juillet 1974, par un jour pluvieux, 136 adolescents, âgés de 14 à 19 ans, participant tous au camp d’été des cadets de l’armée à la base de Valcartier, près de Québec, s’engouffrèrent dans un des baraquements de la base. On devait leur dispenser un cours théorique sur la sécurité des explosifs.

  • Sean Mills. Contester l'empire

    Sean Mills (trad. Hélène Paré)
    Contester l’empire. Pensée postcoloniale et militantisme politique à Montréal, 1963-1972, Hurtubise, 2011, 360 pages

    Qu’on en commun la Ligue des noirs du Québec et le mouvement de libération du taxi ? Selon Sean Mills, professeur adjoint au département d’histoire de l’Université de Toronto et auteur de l’ouvrage Contester l’empire, ces deux organisations militantes auraient, durant les années 60, participés à un commun mouvement démocratique qui eut pour principale caractéristique d’intégrer la solidarité sociale aux revendications de souverainetés individuelles et collectives. Ils eut donc, à leur manière, livré à « l’empire », fourre-tout conceptuel dont l’inhérence même exclut tout usage pondéré de la nuance, un combat aux visées émancipatrices ponctué d’une commune grammaire de contestation. La contre-culture, voilà un terme qui définit avec exactitude sur quoi s’appui un tel mouvement pour arriver à ses fins, soit la critique des institutions dominantes, mais dont l’auteur se garde bien de faire usage dans son livre, pour mieux masquer son évidente complaisance envers ces vertus autoproclamées.

  • Jacques Henripin. Un portrait sans totem ni tabou

    Jacques Henripin
    Ma tribu. Un portrait sans totem ni tabou, Liber, 2011, 162 pages

    Jacques Henripin, pionnier de la démographie québécoise et sage de ses longues expériences à étudier quantitativement la population, est à l’heure des bilans. Dans son dernier livre, Ma tribu. Un portrait sans totem ni tabou, le professeur émérite et fondateur du département de démographie de l’Université de Montréal entreprend de livrer aux lecteurs une description analytique et critique de divers aspects caractérisant sa tribu, c’est-à-dire son peuple. Structuré d’une vingtaine de courts chapitres abordant chacun un thème précis, allant de la démographie à la culture en passant par le syndicalisme et l’écologisme, Henripin ne souhaite pas, dans cette œuvre, livrer un pamphlet de complaisance : c’est pour cette raison qu’il s’étale plus longuement sur les reproches que sur les mérites.

  • Pascal Cyr. Waterloo: origines et enjeux

    Pascal Cyr
    Waterloo : origines et enjeux, L'Harmattan, 2011, 439 pages

    Il n'est pas dans les habitudes de la maison de publier des recensions de livres portant sur l'histoire de France d'après 1760. Waterloo : origines et enjeux de l'historien québécois Pascal Cyr mérite une exception à la règle. Dans ce livre tiré de sa thèse de doctorat, l'auteur nous offre nos seulement une excellente analyse d'une des batailles les plus importantes de l'histoire, mais, en puissant abondamment dans les archives, il nous dresse en plus un portrait des facteurs politiques, administratifs, juridiques, financiers, logistiques et militaires entourant la bataille de Waterloo. Et cela est d'une pertinence incontestable puisque sa thèse est justement que ce sont tous ces facteurs, et non pas seulement la situation militaire, qui ont mené au désastre de Waterloo.

  • Paul-Émile Roy et Pierre Vadeboncoeur. L'écrivain et son lecteur

    Paul-Émile Roy et Pierre Vadeboncœur
    L’écrivain et son lecteur. Correspondance (1984-1997), Leméac, 2011, 446 pages

    L’échange épistolaire s’amorce avec Paul-Émile Roy à titre de lecteur de l’écrivain Pierre Vadeboncœur, mais elle évolue lentement vers un respect et une admiration mutuels entre les deux penseurs. Plus, chacun deviendra le révélateur de l’autre. Le premier, un enseignant exemplaire, sait lire et faire connaître avec délectation (cf. son Pierre Vadeboncœur, un homme attentif) un artiste de l’écriture exploratoire.

  • Jacques Keable. La grande peur de la télévision : le livre

    Jacques Keable
    La grande peur de la télévision : le livre, Lanctôt éditeur, Montréal, 2004, 158 p. Préface de Bruno Roy

    C’est un livre au moins aussi échevelé que généreux, un objet littéraire hybride, un pamphlet trop retenu, un essai à peine esquissé. Jacques Keable n’y est pas vraiment convaincant. Le propos n’est pas neuf, voilà longtemps que les constats s’accumulent sur le sort que la télévision réserve, ici comme ailleurs, à la vie intellectuelle en générale et à celle des livres en particulier. On aurait été en droit d’espérer au moins que le traitement en soit renouvelé, que la colère porte, que l’exaspération de l’auteur trouve à transmuer son matériau. Bref, on aurait aimé qu’une pensée critique acérée jette un nouvel éclairage sur les bilans, renverse les questionnements convenus et saccage quelques lieux communs. Tel n’est malheureusement pas le cas.

  • François Grégoire. Les Palestiniens, un peuple privé de ses droits

    François Grégoire
    Les Palestiniens, un peuple privé de ses droits, Essai, Montréal, Lanctôt Éditeur, 2004, 187 pages

    Professeur de sciences politiques au Cégep Édouard-Montpetit, François Grégoire publiait l’an dernier un pamphlet contre l’Action démocratique du Québec, qu’il dénonçait comme jeune parti aux idées vieilles venu relayer le courant conservateur au Québec (La face caché de l’ADQ, Lanctôt Éditeur, 2003).

  • Stéphane Paquin. Paradiplomatie identitaire de la Catalogne

    Stéphane Paquin
    Paradiplomatie identitaire de la Catalogne, Presses de l’Université Laval, 2003, 133 p.

    Chercheur à l’Association internationale de science politique et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Stéphane Paquin s’intéresse depuis déjà longtemps à la présence internationale des petites nations sans États. Son dernier livre, La revanche des petites nations(VLB éditeurs, 2001), avait été fort apprécié au Québec. Paquin y développait la thèse selon laquelle les petites nations comme le Québec, l’Écosse ou la Catalogne profitaient de la mondialisation pour accroître leur présence internationale. Davantage flexibles que les vieux États, bénéficiant d’une grande cohésion sociale et d’une forte identité culturelle, les petites nations tiraient profit de la croissance des échanges pour développer une véritable « paradiplomatie ».

  • Pierre Graveline. Une histoire de l’éducation et du syndicalisme enseignant au Québec

    Pierre Graveline
    Une histoire de l’éducation et du syndicalisme enseignant au Québec, Typo-essai, 2003

    De Pierre-Joseph-Olivier Chauveau et Charles-Joseph Magnan au XIXe siècle à Andrée Dufour (1997), en passant par Lionel Groulx, André Labarrère-Paulé et Raymond Laliberté, de nombreux auteurs se sont employés à raconter des tranches de l’histoire de l’éducation au Québec ou à explorer des aspects particuliers (les communautés religieuses enseignantes, les instituteurs laïques, les institutrices rurales, les écoles de rangs, les inspecteurs d’écoles, les commissions scolaires, les collèges classiques, les cégeps, les universités, l’évolution d’ensemble du système scolaire, le syndicalisme enseignant, etc.) de cette passionnante histoire.

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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