Comptes rendus

Vous trouverez ici les comptes rendus publiés dans L'Action nationale, les plus récents en premier.

  • Deux rééditions des Mémoires de guerre du général de Gaulle

    Deux rééditions des fantastiques Mémoires de guerre du général de Gaulle viennent de paraître. Un authentique chef-d’œuvre. L’un des livres marquants du XXe siècle. Si vous ne lisez qu’un livre cette année, que ce soit celui-là ! Le premier tome aurait dû obtenir le prix Nobel de littérature en 1954, si Churchill ne l’avait eu l’année d’avant.

  • L’écriture amoureuse de Monique Durand

    L'auteur est enseignant en littérature au collège Montmorency

    En 2017, Monique Durand fait paraître Saint-Laurent mon amour, qui rassemble entre autres des articles parus dans les pages du journal Le Devoir. C’est un livre qui nous fait descendre le fleuve, depuis le Montréal des origines jusqu’au vaste golfe, à travers des portraits saisissants de ces pays côtiers que sont les régions de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord. Comme l’amour est dans le titre, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas en considérer la portée. On pourrait même dire, sans trop forcer la note, que cet amour se déploie dans le journalisme même que pratique Monique Durand.

  • François Côté et Guillaume Rousseau. Restaurer le français langue officielle

    François Côté et Guillaume Rousseau
    Restaurer le français langue officielle. Fondements théoriques, politiques et juridiques pour une primauté du français langue du droit
    Institut de Recherche sur le Québec, Montréal, 2019, 128 pages

    Dans leur dernier livre, qui s’inscrit dans leur combat acharné pour la défense de la langue française au Québec, les avocats François Côté et Guillaume Rousseau réagissent à la contestation du Barreau du Québec et du Barreau de Montréal contre le gouvernement du Québec. Rappelons l’affaire : en avril 2018, ces deux organisations lançaient un recours judiciaire pour contester l’ensemble des lois québécoises, en récusant leur validité pour cause d’importantes inexactitudes de traduction présentes entre les versions françaises et anglaises de ces lois. Cette action reposait sur l’avis de l’ancien juge à la Cour suprême du Canada, Michel Bastarache, et d’une étude publiée par une étudiante à la maîtrise en droit. L’avis en question affirmait que le processus d’adoption des lois par l’Assemblée nationale était incorrect en vertu de la constitution canadienne, et, de son côté, l’étude montrait l’étendue des erreurs de traduction des lois québécoises françaises traduites en anglais. Dans cet essai, Côté et Rousseau prennent au sérieux ces déclarations et tentent d’offrir des pistes de solution pour dénouer les malentendus.

  • Patrice Groulx. François-Xavier Garneau : poète, historien et patriote

    Patrice Groulx
    François-Xavier Garneau : poète, historien et patriote
    Montréal, Boréal, 2020, 278 pages

    L’année 2020 aura été l’occasion pour la maison d’édition Boréal de combler deux vides immenses dans notre littérature scientifique. Ont paru, à quelques mois d’intervalle, des livres tentant de cerner les contours de deux personnages d’importance dans l’histoire intellectuelle du Québec, soit le père dominicain Georges-Henri Lévesque et l’historien François-Xavier Garneau. Nous étions, pour notre part, impatients de mettre la main sur le travail de Patrice Groulx qui s’est penché sur la vie de notre premier historien national. Ainsi, de la lecture très attendue de François-Xavier Garneau : poète, historien et patriote, nulle déception. Bien au contraire. L’ouvrage de Groulx est une réussite qui mérite de bons mots. Non seulement l’historien pourvoit à une lacune de notre historiographie, mais il le fait en plus de belle manière.

  • Paul St-Pierre Plamondon. Rebâtir le camp du OUI

    Paul St-Pierre Plamondon
    Rebâtir le camp du OUI
    Montréal, VLB, 2020, 209 pages

    « On ne naît pas indépendantiste, on le devient. » Cette maxime correspond bien au parcours du nouveau chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon. Ayant peu de notoriété au début de la campagne à la chefferie et n’ayant jamais été élu à quelque poste que ce soit, il a eu la bonne idée de publier un livre pour se faire connaître et exposer ses idées pour assurer l’avenir du PQ. En politique québécoise, rare sont les aspirants aux hautes fonctions qui se donnent la peine de systématiser leur pensée sous forme de livre. Cette transparence est un signe de respect pour les militants qui disposent ainsi d’informations de première main pour faire leur choix. C’est aussi une lourde responsabilité pour le candidat qui devra être à la hauteur de ses engagements. Cela rend les reniements plus périlleux, car les écrits restent.

  • Une maison sens dessus dessous. Note critique

    Patrice Lacombe
    La terre paternelle (1846)
    Fides, 1981, 72 pages

    La maison peut être étudiée soit comme micromilieu aménagé pour la résidence humaine et la protection des proches, soit comme institution qui conjoint des principes contraires pour les faire tenir ensemble et les perpétuer. Véritable concentré culturel d’une société, ce lieu social ne peut être ramené au simple logement, sans pour autant l’exclure. Ce lieu construit et institué serait le résultat d’une pluralité de choix successifs, sociaux, entre de nombreuses possibilités1.

  • Marc Chevrier. L’empire en marche (Note critique)

    Marc Chevrier
    L’empire en marche. Des peuples sans qualités, de Vienne à Ottawa
    Québec, PUL, 2019, 635 pages

    Ce livre arrive à point nommé. Écrit sous le patronage de l’écrivain autrichien Robert Musil (1880-1942), il s’inscrit d’emblée dans la foulée des recherches les plus pointues de théories politiques et de droit constitutionnel portant sur les concepts d’empire et d’impérialisme. Ce genre de recherches reste en vogue depuis une vingtaine d’années, comme en témoigne entre autres le colloque The Invention of Federalism in the Age of Democratic Revolution, qui s’est tenu à Yale en 2019. En France, le livre apportera sûrement des arguments au mouvement de résistance anti-fédéral qui s’organise autour de Front populaire, la nouvelle revue dirigée par Michel Onfray, dont le premier numéro (été 2020) mise sur la reviviscence de la notion de souverainisme. La bonne nouvelle, si l’on peut dire, c’est qu’en dépit des assauts répétés de ses adversaires et bien qu’il soit loin d’avoir la cote dans les départements universitaires, le concept de « nation » (ou « communauté nationale » si on préfère), à l’instar d’autres tels que « cité », « monarchie », « État-nation », « empire », demeure insubmersible.

  • Martine Ouellet. Horizon 2030

    Martine Ouellet
    Horizon2030. Choisir un Québec climato-économique
    Montréal, Québec Amérique, 2019, 117 pages

    Martine Ouellet est ingénieure. Elle a œuvré chez Hydro-Québec en efficacité énergétique et a été députée du Parti québécois et ministre des Ressources naturelles. On peut sans risque la qualifier de « grosse pointure » en ce qui concerne le développement écologique.C’est aussi une fervente militante écologiste pour qui il ne fait pas de doute qu’Il y a urgence en la matière ; mais pour que le Québec puisse faire pleinement face à cette urgence, il est impératif qu’il fasse son indépendance.

  • Liberté. 60 ans de luttes et d’idées

    Liberté
    60 ans de luttes et d’idées. La déroute des héros
    Montréal,no 326 (hiver 2020)

    Pour qu’adviennent un raisonnement aiguisé et une pensée bien structurée, nous dit Alain Finkielkraut, il faut arriver à penser contre soi-même. C’est, on imagine, avec cette intention que les collaborateurs de la revue Liberté ont abordé leur dernier opus qu’ils ont nommé « 60 ans de luttes et d’idées. La déroute des héros ». Il s’agit de revisiter l’héritage de la revue et, plus généralement, l’histoire du Québec dans une perspective critique. Or, que ce soit contre soi-même, pour soi-même ou encore avec soi-même, il appert que la réflexion-tout-court n’est pas dans l’habitude desdits collaborateurs. Se penchant sur l’histoire du Québec, ils ne la méditent pas. Ils crachent leur mépris postmoderne suintant d’ingratitude sur cette histoire qu’ils ne connaissent que partiellement.

  • Pierre Mouterde. Les impasses de la rectitude politique

    Pierre Mouterde
    Les impasses de la rectitude politique
    Varia, 2019, 167 pages

    Plusieurs essais de 2019 ont porté sur la rectitude politique. L’empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté critiquait à partir d’un point de vue conservateur ce mécanisme qui distingue avant toute discussion démocratique les idées acceptables de ceux qui ne le sont pas. De l’autre côté du spectre politique, Judith Lussier dans On peut plus rien dire, évoquait que le nouveau vocabulaire propre à la gauche, loin de censurer les débats, permettait plutôt une mise à jour des combats pour l’égalité de toutes les minorités. On attendait donc un essai venant de la gauche qui se ferait critique de ce phénomène. C’est vers la fin 2019 qu’est arrivé sur les tablettes Les impasses de la rectitude politique de Pierre Mouterde. Dans cet essai, l’auteur défend l’idée selon laquelle la gauche doit reprendre à son compte la critique de la rectitude politique, car il observe que dans l’espace public, ce n’est que les foudres de la droite que l’on entend contre cette idée et qu’elle est plus fondamentale qu’elle n’y paraît.

  • Marc Chevrier. L’empire en marche

    Marc Chevrier
    L’empire en marche. Des peuples sans qualités de Vienne à Ottawa
    Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2019, 648 pages

    Le politicologue et essayiste Marc Chevrier a fait paraître en novembre 2019 aux PUL, en coédition avec Hermann à Paris, L’empire en marche, des peuples sans qualités de Vienne à Ottawa, un ouvrage magistral dans lequel il jette un regard nouveau et corrosif sur nombre de fédérations dont le Canada. Selon lui, l’empire n’est pas mort, il a simplement changé de nom. Alors que beaucoup considèrent le Canada comme une fédération et, qui plus est, une fédération exemplaire qui prend soin de ses minorités, Chevrier estime au contraire qu’il est un empire.

  • Mark Fortier. Mélancolies identitaires

    Mark Fortier
    Mélancolies identitaires. Une année à lire Mathieu Bock-Côté
    Montréal, Lux Éditeur, Collection Lettres libres, 2019, 168 pages

    Faut-il prêter la moindre attention à Mark Fortier ? Assurément non. Mais L’Action nationale a ceci de particulier d’être une institution très généreuse. C’est que le petit essai de cet homme qui se définit comme sociologue et éditeur chez Lux n’a non seulement rien de bien convaincant à opposer à ce qu’il nomme le « bock-côtisme », mais il n’est qu’un foutoir incohérent et truffé d’inepties. Par ailleurs, l’auteur s’en donnait à cœur joie, lors de son lancement, pour faire rire son auditoire en traitant Alain Finkielkraut d’homme qui oublie de prendre ses médicaments et Éric Zemmour comme un malade qui a raté sa psychanalyse. Pourtant, il révèle peut-être ironiquement par sa fixation quelque chose ressemblant à un TOC. Mais soyons indulgents et voyons ce qu’il en est de ce réquisitoire.

  • Éric Montigny et François Cardinal. La révolution Z

    Dans leur dernier essai en date, le politologue Éric Montigny et l’éditorialiste de La Presse François Cardinal ont entrepris la rédaction d’un ouvrage collectif sur les répercussions qu’aura la génération Z sur le Québec. Par Z, les auteurs entendent par là une personne née entre 1995 et 2010, semblable à ce que d’autres nomment la iGen. Afin de mieux comprendre cette cohorte de nouveaux citoyens, le livre est divisé en quatre sections, toutes plus ou moins reliées à la scène politique.

  • Yvon Rivard. Le chemin de l’école

    Yvon Rivard
    Le chemin de l’école
    Leméac, 2019, 122 pages

    Beaucoup d’écrivains en viennent un jour ou l’autre à méditer sur l’éducation. Leurs propos bien souvent pertinents donnent une compréhension beaucoup plus profonde de la profession enseignante. Pourtant, ces écrivains ne sont à peu près jamais lus dans les départements d’éducation dans les universités du Québec. Bref, Yvon Rivard, auteur de plus d’une douzaine de romans et d’essais, est rendu à ce passage obligé. Après avoir entamé ses réflexions sur l’éducation dans Aimer, enseigner chez Boréal, il les poursuit sept ans plus tard dans Le chemin de l’école, publié chez Leméac.

  • Harold Bérubé. Unité, Autonomie, Démocratie

    Harold Bérubé
    Unité, Autonomie, Démocratie. Une histoire de l’Union des municipalités du Québec
    Montréal, Boréal, 2019, 390 pages

    En cette année du 100e anniversaire de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Harold Bérubé, qui est professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke, publie une histoire de cette organisation. À partir des archives de celle-ci, d’articles de journaux de l’époque et de travaux publiés par d’autres historiens, il replace les événements ayant marqué l’histoire de l’UMQ et plus largement du monde municipal dans leur contexte historique.

  • Frère Marie-Victorin. Science, Culture, Nation

    Frère Marie-Victorin
    Science, Culture, Nation
    Montréal, Boréal compact, 2019, 182 pages

    Les Québécois et les Montréalais en particulier reconnaissent le nom Marie-Victorin. C’est un pavillon à l’Université de Montréal, un cégep, une commission scolaire, une rue et depuis quelque temps, le nom du frère est associé à un gin québécois. Pourtant, le fondateur du Jardin botanique de Montréal est finalement bien peu connu, plusieurs pensent même que c’est une femme.

  • Bobo pas content - Mélancolies identitaires

    Mark Fortier
    Mélancolies identitaires. Une année à lire Mathieu Bock-Côté
    Montréal, Lux Éditeur, Collection Lettres libres, 2019, 176 pages

    Le 5 novembre 2019, le cahier « Lire » du journal québécois Le Devoir proposait un grand entretien avec Mark Fortier, éditeur à la maison d’édition de gauche LUX, sociologue et essayiste. L’homme venait en effet de commettre un essai intitulé Mélancolies identitaires : une année à lire Mathieu Bock-Côté, un livre qui en dit long sur l’état décadent de l’écosystème intellectuel québécois d’aujourd’hui, après presque 60 années de monopole idéologique libéral progressiste.

  • Robyn Maynard. NoirEs sous surveillance

    Robyn Maynard (traduit de l’anglais par Catherine Ego)
    NoirEs sous surveillance : esclavage, répression, violence d’état au Canada
    Montréal, Mémoire d’encrier, 2018, 350 pages

    C’est maintenant connu de tous : le Canada est un pays multiculturaliste et jamais en reste pour se lancer dans une nouvelle bataille pour la défense des marginalisés de ce monde. Ce que l’on connaît moins, ce sont les conséquences de cette doctrine sur le corps social. Le dernier ouvrage de Robyn Maynard, Canadienne anglaise se décrivant comme « activiste noire », peut nous en donner une petite idée. Cette égérie de la mouvance antiraciste accumule les luttes pour la reconnaissance des minorités, montrant là toute la désagrégation du tissu social causée par l’idéologie canadian. Tout au long de son essai, elle ne semble, à aucun moment, s’intéresser au point de vue de ceux qu’elle dégrade continuellement. Les policiers, les juges, les agents frontaliers sont calomniés comme des bourreaux perpétuant l’œuvre raciste de leurs pères : leurs versions des faits ne l’intéressent nullement.

  • Pierre Mouterde. Les impasses de la rectitude politique

    Pierre Mouterde
    Les impasses de la rectitude politique
    Montréal, Les Éditions Varia, 2019, 167 pages

    Longtemps l’auteur a éprouvé des sentiments contradictoires devant la rectitude morale et politique. D’une part, l’obligation venue des campus étatsuniens, qui conduit les interlocuteurs à dire les choses par métaphore et à adopter une posture morale, l’importunait. D’autre part, dans la tendance à dénoncer le mal-fondé du phénomène, il voyait la marque distinctive des droites, qui en faisaient le vecteur de leur défense de la liberté d’expression. Il a décidé de s’engager dans l’analyse de la bien-pensance actuelle quand il a constaté qu’elle dominait une partie de la gauche et minait de l’intérieur ses projets de transformation sociale. En effet, à l’examen des mots et des discours, il est légitime de demander « si la gauche – tout au moins ses courants hégémoniques – n’est pas en train de perdre quelque chose de son sens critique premier, voire de son élan subversif et révolutionnaire des origines » (p. 14).

  • Serge Cantin. La distance et la mémoire

    Serge Cantin
    La distance et la mémoire. Essai d’interprétation de l’œuvre de Fernand Dumont
    Québec, Presses de l’Université Laval, 2019, 426 pages

    Qui lit encore Fernand Dumont ? Quelle est donc cette prose, pas tout à fait philosophique et pas tout à fait sociologique non plus, qui s’énonce souvent au « je » et entremêle réflexion théorique, analyses de la société québécoise et expériences vécues par l’auteur? D’un abord difficile, la prose dumontienne, en outre, ne sent-elle pas le soufre : « culture », « nation », « mémoire », etc., n’a-t-on pas affaire là à un auteur que l’air du temps enjoint de considérer avec suspicion voire de tenir à distance?

Collections numériques (1917-2013)

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