Comptes rendus

Vous trouverez ici les comptes rendus publiés dans L'Action nationale, les plus récents en premier.

  • Yvon Rivard. Le chemin de l’école

    Yvon Rivard
    Le chemin de l’école
    Leméac, 2019, 122 pages

    Beaucoup d’écrivains en viennent un jour ou l’autre à méditer sur l’éducation. Leurs propos bien souvent pertinents donnent une compréhension beaucoup plus profonde de la profession enseignante. Pourtant, ces écrivains ne sont à peu près jamais lus dans les départements d’éducation dans les universités du Québec. Bref, Yvon Rivard, auteur de plus d’une douzaine de romans et d’essais, est rendu à ce passage obligé. Après avoir entamé ses réflexions sur l’éducation dans Aimer, enseigner chez Boréal, il les poursuit sept ans plus tard dans Le chemin de l’école, publié chez Leméac.

  • Harold Bérubé. Unité, Autonomie, Démocratie

    Harold Bérubé
    Unité, Autonomie, Démocratie. Une histoire de l’Union des municipalités du Québec
    Montréal, Boréal, 2019, 390 pages

    En cette année du 100e anniversaire de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Harold Bérubé, qui est professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke, publie une histoire de cette organisation. À partir des archives de celle-ci, d’articles de journaux de l’époque et de travaux publiés par d’autres historiens, il replace les événements ayant marqué l’histoire de l’UMQ et plus largement du monde municipal dans leur contexte historique.

  • Frère Marie-Victorin. Science, Culture, Nation

    Frère Marie-Victorin
    Science, Culture, Nation
    Montréal, Boréal compact, 2019, 182 pages

    Les Québécois et les Montréalais en particulier reconnaissent le nom Marie-Victorin. C’est un pavillon à l’Université de Montréal, un cégep, une commission scolaire, une rue et depuis quelque temps, le nom du frère est associé à un gin québécois. Pourtant, le fondateur du Jardin botanique de Montréal est finalement bien peu connu, plusieurs pensent même que c’est une femme.

  • Bobo pas content - Mélancolies identitaires

    Mark Fortier
    Mélancolies identitaires. Une année à lire Mathieu Bock-Côté
    Montréal, Lux Éditeur, Collection Lettres libres, 2019, 176 pages

    Le 5 novembre 2019, le cahier « Lire » du journal québécois Le Devoir proposait un grand entretien avec Mark Fortier, éditeur à la maison d’édition de gauche LUX, sociologue et essayiste. L’homme venait en effet de commettre un essai intitulé Mélancolies identitaires : une année à lire Mathieu Bock-Côté, un livre qui en dit long sur l’état décadent de l’écosystème intellectuel québécois d’aujourd’hui, après presque 60 années de monopole idéologique libéral progressiste.

  • Robyn Maynard. NoirEs sous surveillance

    Robyn Maynard (traduit de l’anglais par Catherine Ego)
    NoirEs sous surveillance : esclavage, répression, violence d’état au Canada
    Montréal, Mémoire d’encrier, 2018, 350 pages

    C’est maintenant connu de tous : le Canada est un pays multiculturaliste et jamais en reste pour se lancer dans une nouvelle bataille pour la défense des marginalisés de ce monde. Ce que l’on connaît moins, ce sont les conséquences de cette doctrine sur le corps social. Le dernier ouvrage de Robyn Maynard, Canadienne anglaise se décrivant comme « activiste noire », peut nous en donner une petite idée. Cette égérie de la mouvance antiraciste accumule les luttes pour la reconnaissance des minorités, montrant là toute la désagrégation du tissu social causée par l’idéologie canadian. Tout au long de son essai, elle ne semble, à aucun moment, s’intéresser au point de vue de ceux qu’elle dégrade continuellement. Les policiers, les juges, les agents frontaliers sont calomniés comme des bourreaux perpétuant l’œuvre raciste de leurs pères : leurs versions des faits ne l’intéressent nullement.

  • Pierre Mouterde. Les impasses de la rectitude politique

    Pierre Mouterde
    Les impasses de la rectitude politique
    Montréal, Les Éditions Varia, 2019, 167 pages

    Longtemps l’auteur a éprouvé des sentiments contradictoires devant la rectitude morale et politique. D’une part, l’obligation venue des campus étatsuniens, qui conduit les interlocuteurs à dire les choses par métaphore et à adopter une posture morale, l’importunait. D’autre part, dans la tendance à dénoncer le mal-fondé du phénomène, il voyait la marque distinctive des droites, qui en faisaient le vecteur de leur défense de la liberté d’expression. Il a décidé de s’engager dans l’analyse de la bien-pensance actuelle quand il a constaté qu’elle dominait une partie de la gauche et minait de l’intérieur ses projets de transformation sociale. En effet, à l’examen des mots et des discours, il est légitime de demander « si la gauche – tout au moins ses courants hégémoniques – n’est pas en train de perdre quelque chose de son sens critique premier, voire de son élan subversif et révolutionnaire des origines » (p. 14).

  • Serge Cantin. La distance et la mémoire

    Serge Cantin
    La distance et la mémoire. Essai d’interprétation de l’œuvre de Fernand Dumont
    Québec, Presses de l’Université Laval, 2019, 426 pages

    Qui lit encore Fernand Dumont ? Quelle est donc cette prose, pas tout à fait philosophique et pas tout à fait sociologique non plus, qui s’énonce souvent au « je » et entremêle réflexion théorique, analyses de la société québécoise et expériences vécues par l’auteur? D’un abord difficile, la prose dumontienne, en outre, ne sent-elle pas le soufre : « culture », « nation », « mémoire », etc., n’a-t-on pas affaire là à un auteur que l’air du temps enjoint de considérer avec suspicion voire de tenir à distance?

  • Pierre Falardeau, anthropologue et cinéaste - Note critique

    Pierre Falardeau. Continuons le combat
    Monrtréal, Les éditions du mur, 2019, 128 pages

    La publication récente du mémoire de maîtrise en anthropologie de Pierre Falardeau sur la lutte à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort est pertinente à plus d’un égard. Elle permet de mieux comprendre l’œuvre du cinéaste, elle apporte un éclairage sur un phénomène peu étudié et elle ajoute un auteur à la trop courte liste des travaux des anthropologues publiés au Québec.

    Ainsi, nous avons accès à une dimension trop peu connue du cinéaste dont les prises de positions politiques amplifiées par les médias ont souvent occulté la pensée critique et le travail intellectuel sous-jacents à son œuvre. Soulignons au point de départ l’originalité de la démarche : il a déposé en avril 1975 une bande vidéo Continuons le combat comme complément indispensable à son mémoire La lutte.

  • Un pavé dans la mare - Note critique Mélancolies identitaires

    Mark Fortier. Mélancolies identitaires. Une année à lire Mathieu Bock-Côté
    Montréal, Lux Éditeur, Collection Lettres libres, 2019, 176 pages

    Au mois de novembre dernier, Mark Fortier, éditeur chez Lux, a fait publier Mélancolies identitaires – Une année à lire Mathieu Bock-Côté.

    Pendant un an, Fortier prétend avoir absolument tout lu ce qui a été écrit par l’intellectuel québécois. Pour construire son livre ainsi que quelques-uns de ses arguments, l’éditeur est aussi allé piger parmi des textes rédigés par Mathieu Bock-Côté (MBC) plus tôt dans sa carrière. Fortier ne s’en cache pas. De son propre aveu, sa méthode fut arbitraire.

    Même s’il assure avoir entrepris cet exercice uniquement pour le plaisir, il y a fort à parier que Fortier espérait aussi faire du bruit. Près de trois mois se sont écoulés depuis la publication et la réplique de MBC se fait toujours attendre. Le principal intéressé s’est contenté d’une apparition au podcast de Fred Savard, où il a refusé de considérer Fortier comme le contradicteur du siècle. Si Fortier espérait l’affrontement, il devra décidément se contenter d’un succès en librairie. Il faut dire que le titre est accrocheur.

  • A. Binette, P. Taillon et G. Laforest (dir.). Jean-Charles Bonenfant et l’Esprit des institutions

    Amélie Binette, Patrick Taillon et Guy Laforest (dir.).Jean-Charles Bonenfant et l’Esprit des institutions
    Québec, PUL, 2018, 462 pages

    Une quarantaine d’années après le décès de Jean-Charles Bonenfant, qui a donné son nom à une célèbre fondation, les universitaires Amélie Binette, Patrick Taillon et Guy Laforest ont dirigé un ouvrage visant à faire connaître la vie et l’œuvre de cet homme. Bibliothécaire à l’Assemblée nationale, chroniqueur et enseignant, il aura contribué à réformer les institutions parlementaires du Québec et à développer une vision québécoise du fédéralisme canadien. Ayant informellement dirigé Henri Brun, qui demeure à ce jour un des plus grands sinon le plus grand constitutionnaliste québécois, Bonenfant peut être considéré comme un père fondateur de la doctrine et plus largement de la recherche québécoise en droit constitutionnel.

  • Christian Dufour. Le pouvoir québécois menacé. Non à la proportionnelle !

    Christian Dufour. Le pouvoir québécois menacé. Non à la proportionnelle !
    Saint-Jean-sur-Richelieu, Éditeurs Réunis, 2019, 166 pages

    Dans son dernier ouvrage, Le pouvoir québécois menacé : Non à la proportionnelle !, Christian Dufour rompt avec la très consensuelle idée qu’un mode de scrutin proportionnel serait – ou sera, tout dépend des Québécois – un baume sur les plaies de notre démocratie. On retrouve alors l’auteur du Défis québécois dans un court plaidoyer, écrit « dans l’urgence et non sans inquiétude », contre le mode de scrutin proportionnel.

  • Martine Delvaux. Le boys club

    Martine Delvaux. Le boys club
    Montréal, les Éditions du remue-ménage, 2019, 232 pages

    Dès le premier chapitre, on est saisi, à la lecture du nouvel essai de Martine Delvaux, par la tentation inquisitrice de l’auteure. Elle y raconte qu’un homme lui aurait posé une question lors d’un entretien, lui demandant, sceptique, qui pouvait bien être derrière la domination des femmes tellement décriée par la professeure féministe.

  • Luc Lépine. Léo Major. Un héros résilient

    Luc Lépine
    Léo Major. Un héros résilient : l’homme qui libéra une ville à lui seul
    Montréal, Hurtubise, 2019, 197 pages

    On assiste, depuis quelques mois, à l’émergence d’une nouvelle figure historique québécoise : Léo Major, ce soldat canadien-français ayant combattu l’Allemagne hitlérienne ainsi que la Chine communiste. La biographie de Major par Luc Lépine arrive donc à point, mais déçoit grandement par sa forme. Dans un style rudimentaire et souvent agaçant, l’auteur écrit moins un livre qu’il ne nous donne accès à des documents militaires et des verbatims d’entrevues. Le « français parlé » et fonctionnarisé y abonde et plombe le plaisir des mots et de la lecture. Dommage, puisqu’il met en récit la vie d’un homme d’ici dont l’héroïsme et la témérité n’ont rien à envier aux guerriers mythiques qui parsèment la littérature mondiale. La critique du contenant étant faite, attardons-nous maintenant au contenu et à Major.

  • Jean-Yves Duthel. Bernard Landry, l’héritage d’un patriote

    Jean-Yves Duthel (Préface de Lucien Bouchard)
    Bernard Landry, l’héritage d’un patriote
    Montréal, Libre Expression, 2019, 383 pages

    On ne peut demander à un ami intime d’écrire une biographie devant être marquée au coin d’un recul certain lui assurant une objectivité certaine.

    Compagnon de route de Bernard Landry durant quarante ans, Jean-Yves Duthel, auteur d’un récent récit qui raconte la vie tellement remplie de l’ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, n’avait certainement pas cette prétention. Le produit final, qui porte en sous-titre L’héritage d’un patriote, est le témoignage affectueux et chaleureux d’un homme qui a voué une admiration sans bornes à un ami dont il décrit le long parcours politique.

  • Pierre Duchesne. Guy Rocher, Tome I (1924-1963), Voir – Juger – Agir

    Pierre Duchesne
    Guy Rocher, Tome I (1924-1963), Voir – Juger – Agir
    Montréal, Québec Amérique, 2019, 458 pages

    Après l’œuvre magistrale qu’a été la biographie de Jacques Parizeau par Pierre Duchesne, les attentes étaient élevées pour celle de Guy Rocher par le même auteur. Après avoir raconté la vie d’un grand homme d’État et à travers elle une partie de notre histoire politique, il s’agissait de faire de même avec celle d’un grand intellectuel et d’une partie de notre histoire intellectuelle. Pour y arriver, le biographe puise autant dans des entretiens avec M. Rocher que dans des livres d’histoire et des pièces d’archives. Cela donne un côté savant au livre, sans lui enlever son caractère accessible rendu possible par le style d’écriture clair et épuré de l’auteur. Ce dernier arrive donc à présenter la vie et l’époque de son sujet avec brio en insistant pertinemment sur l’histoire des idées nationalistes. Et il le fait en adhérant à son sujet, sans feindre de prendre une distance artificielle par rapport à celui-ci, et en s’effaçant pour laisser toute la place à l’homme et son temps.

  • Roger Barette. De Gaulle. Les 75 déclarations qui ont marqué le Québec

    Roger Barette
    De Gaulle. Les 75 déclarations qui ont marqué le Québec
    Québec, Septentrion, 2019, 381 pages

    Depuis sa célèbre visite de juillet 1967,les liens particuliers de Charles de Gaulle avec le Canada français et le Québec ont fait l’objet de nombreuses publications de divers ordres : monographies, articles, témoignages. Longtemps président de l’Association Québec-France, actuellement secrétaire général de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoires communs, Roger Barrette propose une excellente synthèse des connaissances sur la question. S’« il n’est pas question de faire ici l’apologie du général de Gaulle ni de présenter de lui un portrait complaisant » (p. 26),explique l’auteur, il s’agit clairement d’un ouvrage plein de déférence et de considération qui vise à souligner l’extraordinaire contribution de l’homme du 18 juin à l’éveil culturel et politique des Québécois durant les années fastes de la Révolution tranquille.

  • Pierre Dubuc. Dans quel camp êtes-vous ?

    Pierre Dubuc
    Dans quel camp êtes-vous ?
    Montréal, Les éditions du Renouveau québécois, 2019, 174 pages

    Pierre Dubuc, qui tient à bout de bras depuis 35 ans le mensuel indépendantiste et progressiste l’Aut’journal, a posé récemment dans une publication une question cruciale en ces temps incertains où trop de nos compatriotes s’apprêtent à se laisser séduire par des sirènes tantôt vertes, tantôt rouges, tantôt oranges.

    Cette question, c’est : Dans quel camp êtes-vous ?

  • Marianne White. Salut salut ! Jean Lapierre, un homme du peuple

    Marianne White
    Salut salut ! Jean Lapierre, un homme du peuple
    Les éditions du Journal, 2018, 245 pages

    Deux ans après la mort du célèbre chroniqueur politique Jean Lapierre, la journaliste Marianne White fait paraître une courte biographie à son sujet.

    Après un premier chapitre rappelant l’accident tragique ayant mené à son décès, l’auteur aborde dans le deuxième chapitre ce qui fut un début de carrière politique fulgurant. Peu après son arrivée au Cégep de Granby, où le Madelinot d’origine effectue des études en sciences humaines, il prend la tête de l’aile jeunesse du PLC. Puis, il étudie le droit à l’Université d’Ottawa et devient, de toute l’histoire politique du Canada, le plus jeune chef de cabinet à 21 ans, le plus jeune député à 23 ans et le plus jeune ministre à 28 ans. Son jeune âge ne l’aidant peut-être pas toujours à prendre des décisions éclairées et courageuses, il vote pour le rapatriement de la Constitution en 1982. Comme le dira plus tard Louis Duclos, le seul député libéral fédéral québécois ayant voté contre ce rapatriement : « Il faut voir les choses telles qu’elles sont : je pense que Jean pensait plus à lui qu’au Québec ».

  • Alexandre Del Valle. La stratégie de l’intimidation

    Alexandre Del Valle
    La stratégie de l’intimidation. Du terrorisme jihadiste à l’islamiquement correct
    Paris, L’Artilleur, Collection Interventions, 2018, 560 pages

    Y a-t-il un sujet qui fait autant jaillir les passions que l’intrusion islamiste en Occident ? Or, pour mieux comprendre un dossier aussi complexe qui implique des tonnes d’acteurs politiques des quatre coins du monde, il faut savoir réfléchir à la géopolitique d’un tel courant de pensée. C’est ce que fait le géopolitologue français Alexandre Del Valle, auteur d’une douzaine d’ouvrages sur l’islamisme et la culpabilisation occidentale, avec son dernier essai La stratégie de l’intimidation : du terrorisme jihadiste à l’islamiquement correct paru en 2018.

  • Alexandre Soublière. La maison mère

    Alexandre Soublière
    La maison mère. Mémoires d’un Québécois Canadien français
    Montréal, Boréal, 2018, 286 pages

    Le constat que fait Alexandre Soublière est un constat d’échec. « Le projet du Québec aurait pu fonctionner, mais il a échoué », écrit-il. Son premier réflexe est alors de remettre en question le réalignement identitaire qui s’est opéré durant les années 60 lorsque les Canadiens français ont décidé de renouveler leur fidélité envers Québec plutôt qu’Ottawa pour assurer leur avenir national. « Le mot Québécois, plaide-t-il, a tenté de redéfinir un peuple, mais il ne l’a fait que partiellement. Il nous a coupés, et nous coupe encore, de plusieurs réalités qui nous habitent, et nous a dépossédés des mots pour les exprimer, et des concepts pour les sentir et les vivre. » Soublière est fatigué : « C’est tellement épuisant de grandir dans un non-pays ».

Collections numériques (1917-2013)

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