Robert Laplante, éditorialiste et directeur de L’Action nationale, est l’un des dix membres fondateurs du Collectif 4e pays, dont le mandat est de promouvoir un large débat public sur l’avenir du Québec et sur le modèle québécois. Le Collectif a officiellement lancé son site Internet le 7 septembre 2026 afin d’accueillir les contributions de plusieurs collaboratrices et collaborateurs indépendantistes, en complément des textes publiés dans les journaux des Coops de l’information et Le Devoir.
Le nom du Collectif exprime la conviction de ses membres : pour garantir ses intérêts et sa pérennité, le Québec est appelé à devenir le quatrième pays d’Amérique du Nord.

Un appel à un grand dialogue national
À l’approche du débat des chefs, le collectif a demandé à l’ensemble des partis politiques québécois de s’engager formellement à mettre sur pied, au lendemain de l’élection, une vaste commission nationale sur l’avenir du Québec et de son modèle de développement.
Le collectif propose une démarche inspirée de la Commission Bélanger-Campeau de 1991 :
- Transpartisane, réunissant des sensibilités politiques différentes;
- Itinérante, afin d’entendre la population dans toutes les régions du Québec;
- Inclusive, en accordant aux représentantes et représentants de la société civile une véritable place à la table des délibérations, aux côtés des parlementaires.
« Nous traversons une période de polycrise des nations et le Québec n’y échappe pas. Pour affronter ces défis, il faut revoir notre modèle de développement et consolider notre cohésion sociale », souligne Évelyne Beaudin, ex-mairesse de Sherbrooke et porte-parole du Collectif.
La culture et l’information au cœur des préoccupations
Le collectif insiste particulièrement sur les enjeux de culture, de communications et d’information, qui devront nécessairement être abordés dans cette commission. « Les grandes plateformes étrangères occupent désormais une place déterminante dans notre quotidien et nous ne pouvons compter sur le Canada pour protéger ce qui nous rend uniques », affirme Lorraine Pintal, figure majeure de l’univers culturel québécois et co-porte-parole du Collectif.
Une orientation assumée
L’appellation « 4e pays » affiche clairement les couleurs du collectif. Si le rapport de la commission Bélanger-Campeau proposait deux voies possibles – la souveraineté ou un fédéralisme profondément renouvelé – le collectif opte d’entrée de jeu pour la première. Cette orientation assumée n’enlève toutefois rien à sa volonté de favoriser une démarche démocratique, pluraliste et ouverte, quelle qu’en soit l’issue.
Pour consulter les contributions et en savoir plus : 4epays.quebec.



