Éditorial – L’exil intérieur
Quel affligeant spectacle ! Plus rien ne tient de l’intelligence ni de la décence devant ce qu’on nous donne à voir et à entendre dès lors qu’il est question de la passoire Roxham.
Quel affligeant spectacle ! Plus rien ne tient de l’intelligence ni de la décence devant ce qu’on nous donne à voir et à entendre dès lors qu’il est question de la passoire Roxham.
Les malheurs du Bloc québécois font le bonheur et les moqueries des adversaires de l’indépendance. Ils font aussi la misère d’une large fraction des indépendantistes qui peinent à reconnaître dans le spectacle de l’implosion du caucus les motifs qui pourraient justifier de fournir matière à la mise en scène du meurtre sacrificiel de l’idée d’indépendance.
Ainsi donc, s’il faut en croire une vérité de la paresse, les Québécois auraient tourné le dos à l’indépendance, en auraient fini avec une idée anachronique de la liberté. Ils seraient passés à autre chose. La formule aide les bonimenteurs à se donner bonne bouche.
Il n’y a rien pour les en faire changer d’idée, la prochaine élection provinciale sera provinciale. Tous les partis politiques s’entendent là-dessus, les Québécois et Québécoises seront appelés à réfléchir dans l’espace de la résignation. Nous n’aurons d’autres choix en octobre prochain que de réfléchir dans un cadre inadéquat.
La campagne électorale est lancée depuis un moment déjà. C’est sans vergogne que le gouvernement Couillard a commencé à faire pleuvoir les dollars pour faire croire à la manne. Avec leur complaisance habituelle, les bonimenteurs et faiseurs de bruit médiatique sont restés bien sagement campés dans leur rôle de relais béats. Ils ont gobé le vocabulaire. Le mot surplus a été relayé même s’il n’est rien d’autre en l’occurrence qu’une imposture comptable.
Conférence prononcée à l’occasion du Gala du centenaire de L’Action nationale, au cabaret Lion d’Or de Montréal, le 27 octobre 2017.
Le Québec n’est pas la Catalogne, c’est une évidence qu’il faut rappeler. Par respect pour nos deux peuples et nos deux pays, certes. Mais par sagesse politique également. En effet, les adversaires et les détracteurs de notre quête ne manqueront pas de faire des amalgames – quel mot galvaudé ! – qui viseront à utiliser les travers et revers de l’un pour discréditer les forces de l’autre. Il y a donc lieu de pratiquer une vigilance critique essentielle. C’est ce
Les voix ne cessent de se multiplier, au moment d’écrire ces lignes, pour demander au gouvernement d’annuler la Commission sur le racisme et la discrimination systémiques. Rien, apparemment, ne paraît ébranler la volonté de Philippe Couillard d’en découdre avec les spectres qu’il dit vouloir débusquer dans les manifestations d’une identité qu’il ne se représente que repliée sur elle-même.