Éditorial – Courtiers en frayeurs
Il n’y avait pas grand monde chez les indépendantistes qui s’attendait à une couverture intéressante de la course à la chefferie du Parti québécois.
Cette section rassemble les éditoriaux de la revue L’Action nationale. Visitez notre boutique pour vous abonner ou acheter un numéro à l’unité.
Il n’y avait pas grand monde chez les indépendantistes qui s’attendait à une couverture intéressante de la course à la chefferie du Parti québécois.
Pendant que la province de Québec tourne chaque jour davantage à la bourgade asphyxiante, le plus meilleur pays du monde avance ses pions. Le projet de pipeline devient de moins en moins une hypothèse. Le Canada s’organise.
C’est à peine commencé et, déjà, la course prend des tournures surréalistes. Enfermés dans le délire référendiste et piégés dans les multiples traquenards de la conduite d’échec, les premiers échanges sont restés dans les paramètres qu’en a dressé le cartel médiatique : la date du référendum, si référendum il y aura, et le rejet de la Charte des valeurs pour continuer de se prosterner devant le multiculturalisme.
Préposé à la bien-pensance dans les émissions d’infodivertissement, auteur célébré d’essais sentencieux et grand semeur de lieux communs, Paul St-Pierre Plamondon a l’intention de foncer dans l’avenir qu’il voit dans un rétroviseur. C’est du moins ce dont nous menace un article paru dans Le Devoir du 25 mars dernier.
À multiplier les pirouettes pour maquiller l’incompétence et la médiocrité de ceux et celles qu’il a choisis et nommés pour conduire la politique de son gouvernement, Philippe Couillard va finir par révéler son vrai visage et la vérité de son projet.
Tout chef du PQ, même velléitaire, est un chef en sursis. Car ce qui est en cause désormais, c’est la légitimité même du projet indépendantiste.
Nombre de commentateurs l’ont souligné avec exaspération, la commission Charbonneau n’a fait qu’effleurer les partis politiques. Les reproches sont nombreux : pourquoi pas Jean Charest? Pourquoi pas Marc Bibeau? Pourquoi ce traitement mielleux de Nathalie Normandeau? La liste pourrait s’allonger et l’on serait même prêt à concéder que Mario Dumont, François Legault et Pauline Marois auraient dû comparaître.
Le monde est en proie à d’horribles convulsions. Les utopies néolibérales et multiculturelles n’en sortiront pas indemnes. Les notions de frontière, de cohésion nationale et de régulation des échanges de toutes natures sont sorties du registre défensif où les avaient reléguées les idéologies postmodernes.