Le deuil en héritage. Sedgwick, Boucherville, Conan, Hémon, Savard, Carle, Miron

Plage de prix : 20,00$ à 25,00$

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Les études réunies ici sur L’Iroquoise (Catharine Maria Sedgwick), Louise Chawinikisique (Georges Boucher de Boucherville), Angéline de Montbrun (Laure Conan), Maria Chapdelaine (Louis Hémon) et ses suites (Menaud, maître-draveur de Félix-Antoine Savard, La mort d’un bûcheron de Gilles Carle) proposent une relecture de ces classiques comme autant de variations sur la problématique de la mort en lien, notamment, avec sa dimension fondatrice de la collectivité. D’un récit à l’autre, de manière plus ou moins manifeste ou latente selon le cas, apparaît en effet un imaginaire du funèbre par lequel, contre l’enlisement dans un deuil délétère, cherche à s’édifier un tombeau-monument, garant de l’ancrage du sujet dans l’Histoire. L’épilogue qui porte sur l’homme agonique de Gaston Miron nous rappelle enfin que ce discours sur l’endeuillement résonne encore, comme le film de Gilles Carle, à l’époque de la Révolution tranquille.

À propos de l’auteur

Jacques Cardinal est professeur honoraire (littérature) de l’Université de Montréal. Il a publié des études sur les oeuvres d’Hubert Aquin (Le roman de l’histoire, 1993), Philippe Aubert de Gaspé (La paix des Braves, 2005), Jacques Ferron (Le livre des fondations, 2008 et La part du diable, 2015), Michel Tremblay (Filiations, 2010), Roger Lemelin (Humilité et profanation, 2012), Hugh MacLennan (Un pays réconcilié, 2021) et Ringuet (Le poids des choses, 2023). Il est aussi l’auteur d’une étude sur l’identité et le nom propre (Aspects du nom propre : Balzac, Loti, Proust, 2022). Il a fait paraître récemment une édition établie et annotée d’une partie de l’oeuvre de Jacques Ferron (OEuvres I. La folie d’écrire. Récits, contes et historiettes, 2024)

152 pages

ISBN  9782890701120