Éditorial – Le point de bascule
Nous baignons dans ce que Gaston Miron appelait «notre empois de mort». Le Québec des libéraux, le Qué-Can du minoritaire cocu content, n’inspire plus qu’un immense haut-le-cœur. Notre premier sous-ministre aura donc réussi à surpasser tous les encanteurs qui l’ont précédé. Alors que ses thuriféraires s’acharnent à tapisser les murs des centres de congrès de photos de Robert Bourassa, c’est bien plutôt Alexandre Taschereau que l’indigne député de Sherbrooke surpasse, et de loin.
La Caisse de dépôt et placement du Québec a déménagé dans le village global, elle s’est lancée dans la parade néo-libérale avec une candeur qui n’avait d’égale que son immense capital de confiance dont elle a abusé en l’absence de vigilance collective. Nous venons de recevoir la facture de ses excursions. Un désastre. Un autre qui vient s’ajouter au cortège de nouvelles éprouvantes qui tombent semaine après