L’indignation
Nous voici encore, en 2003, devant une tragédie. Mais jusqu’à la mi-janvier, on ne poussait pas de tel cri. On regardait plus ou moins passer le train. Les commentateurs faisaient des analyses, placidement, avec mesure, sans même prendre le risque d’une interprétation, sans apostropher personne, sans se scandaliser, mais surtout sans prendre carrément parti. Où était l’indignation?