Numéro : Janvier-Février 2017

Numéro du centenaire.

Quinze spécialistes, politologues, économistes, sociologues, historiens, professeurs de droit se sont penchés sur divers aspects de l’histoire de L’Action nationale. Résultat : le fascinant parcours de la revue, avec ses analyses et ses remises en question, révèle la trame des débats qui ont alimenté la vie intellectuelle au Québec au cours du siècle.

Voir également l’exposition virtuelle consacrée à l’histoire de la revue L’Action nationale.

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Éditorial – Pour mémoire

C’est une longue, une très longue cordée qui aura conduit L’Action nationale au seuil de ce numéro du centenaire. Pour quiconque a eu le bonheur de se trouver devant la collection complète de la revue, de s’y laisser guider par l’attrait des maquettes ou la couleur des vieux papiers où s’amoncellent des millions de signes, la figure de ce long défilé des auteurs tous tendus vers une même ascension, un même idéal de dépassement s’impose d’elle-même.

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Le nationalisme de François-Albert Angers

La Révolution tranquille se caractérise entre autres par les processus de sécularisation et d’étatisation de la société québécoise, lesquels ébranlent profondément la réflexion des intellectuels droitistes et nationalistes. Dans cette période de mutation, la revue L’Action nationale diffuse d’abord un ensemble d’idées qu’il faut situer globalement du côté de la réaction. Le directeur, François-Albert Angers, opte d’ailleurs pour des positions idéologiques traditionalistes.

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Le coopératisme

Sur une période de cent ans, L’Action nationale a tenu des positions variées et parfois même, en apparence, contradictoires sur le mouvement coopératif. Au cours des années 1920, la revue est à peu près complètement indifférente à la coopération, si ce n’est d’un intérêt pour le mutualisme dans le domaine de l’assurance; à partir de la fin des années 1930, sous la direction intellectuelle de François-Albert Angers, la coopération est identifiée comme la voie royale pour l’émancipation des Canadiens français.

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Lancement du centenaire

Lancement du numéro du centenaire de L’Action nationale en formule 5 à 7. Inauguration de l’exposition virtuelle sur l’histoire de la plus ancienne revue de langue française en Amérique. Vente de reproductions de l’œuvre du centenaire, signées et numérotées par Armand Vaillancourt.

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La république : l’impensé du nationalisme québécois

Les intellectuels nationalistes ont intériorisé la culture monarchique britannique et n’ont pas fait de critique sérieuse et rigoureuse du régime canadien. Ils ont certes examiné à la loupe les normes et les règles juridiques imposées par la constitution canadienne, mais ils ont paradoxalement négligé de s’intéresser au fondement de ce régime politique, soit le principe monarchique.

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L’enseignement de l’histoire

Le présent texte passe en revue les grandes lignes et les phases des prises de position de L’Action nationale concernant l’enseignement de l’histoire depuis 1933. Au long de la période, trois dossiers relatifs à ce thème sont parrainés par la revue.

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Histoire de la Ligue d’action nationale

Les institutions culturelles et intellectuelles n’ont pas la vie longue au Québec, surtout celles qui proviennent de la société civile. Les associations, les mouvements de pensée et les revues naissent, mais meurent rapidement. Lionel Groulx s’étonnait en 1918 que la revue L’Action française ait pu célébrer son premier anniversaire.

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Du groulxisme comme nationalisme historique

Le mauvais procès intenté contre Lionel Groulx par certains esprits querelleurs au début des années 1990 a marqué les consciences, même si leurs travaux étaient d’une rigueur incertaine, à la limite de la malhonnêteté intellectuelle.

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Défense de la langue française sans faux pas

À l’été 1937, Québec est l’hôte du deuxième Congrès de la langue française. Lionel Groulx y prend la parole. Sur un ton prophétique, l’historien lie le destin de la nation à celui de l’État québécois. Et tous les espoirs sont permis.

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