Le bilinguisme intransigeant de Patrimoine Canada
Pour votre information, voici la directive originale que les Éditions Trois-Pistoles ont reçue le 15 mai 2015 de Patrimoine canadien :
Pour votre information, voici la directive originale que les Éditions Trois-Pistoles ont reçue le 15 mai 2015 de Patrimoine canadien :
Quand Maurice Duplessis, premier ministre du Québec, décéda le 7 septembre 1959, j’avais 14 ans. Mon père en avait 44. On fit des funérailles nationales à celui qui, sans interruption, pendant 15 ans, avait gouverné le Québec. En 1936, Duplessis avait mis fin à 39 ans de pouvoir du Parti libéral, alors que le gouvernement Taschereau croulait sous le poids de scandales si nombreux que c’en était devenu indécent. À la mort de Maurice Duplessis, son gouvernement était lui aussi
J’avais quinze ans, j’étudiais à l’école Pie IX de Montréal-Nord, j’étais insoumis et rebelle, je dirigeais L’Envol, un journal dans lequel Jean-Marc Brunet écrivait une chronique sur l’indépendance du Québec. C’était à l’époque où le naturopathe Raymond Barbeau parlait de la Laurentie comme d’un pays à faire naître sur les ruines du fédéralisme canadien. Il fut rapidement doublé sur sa gauche par Pierre Bourgault et le RIN.
Je suis vivant et j’ai hâte. Mais vivant comment et hâte pourquoi, je ne sais pas bien, ni pour le fond ni pour la forme. Le docteur Avincenne dit que c’est la faute à Papineau, que mon passé est plein de cette faute-là, que c’est pareil pour mon présent et que ça ne sera pas mieux dans mon avenir.