En raison des enjeux majeurs que soulèvent ses modalités d’implantation, le déploiement de la filière éolienne au Québec s’ajoute à la longue liste des questions vives qui ont mobilisé les citoyens et citoyennes en matière d’environnement et plus spécifiquement, en matière d’énergie, au fil des dernières décennies. Il importe de se pencher sur cet aspect de notre histoire environnementale et sur ce qu’on en apprend collectivement. On se rend compte de toute l’importance stratégique de la vigilance citoyenne et du débat démocratique qu’elle revendique, lorsque la dynamique politico-économique met en péril le « projet de pays » qu’il nous est légitime de souhaiter.
Une importante histoire de mobilisations
En matière d’énergie, on se souvient en particulier des intenses mobilisations citoyennes concernant le projet de la centrale thermique au gaz du Suroît (2002-2004), la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour (1970-2012), la mine d’uranium Arnaud à Sept-Îles (2009), le harnachement de rivières pour y installer de petites centrales hydroélectriques, dont la rivière Batiscan (1999-2000) et la rivière Muteshekau-shipu-Magpie (2004-2021). Et bien entendu, on garde en mémoire vive la longue saga des luttes contre le développement de la filière du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent (2010-2015), contre les projets de forages pétroliers et gaziers en Gaspésie (2012-2022) et à Anticosti (2014-2015), contre le passage annoncé de l’oléoduc Énergie Est (2013-2017) et la construction d’un port pétrolier à Cacouna (2013-2015), contre le projet de gazoduc et d’une usine de liquéfaction de gaz naturel (GNLQ) au Saguenay (2017-2021) : ces luttes citoyennes ont finalement permis de sonner le glas du développement de l’industrie pétrolière et gazière au Québec, avec l’adoption en 2022, de la Loi interdisant la recherche et la production d’hydrocarbures.
La résistance citoyenne, solidement appuyée d’argumentaires scientifiques, de plaidoyers socio-économiques et d’une « vision de pays », a permis de mettre au jour le caractère inopportun de ces avenues de « développement » énergétique. C’est grâce à l’admirable déploiement de l’énergie citoyenne, à contre-courant d’imposantes alliances politico-économiques, que le Québec a pu échapper jusqu’ici à de tels projets invasifs, coûteux et aliénants1. Sans ces courageuses mobilisations, le paysage énergétique du Québec serait tout autre, de même que le bilan économique et socioécologique de ses activités de production et de consommation.
Certes, certaines mobilisations n’ont pas obtenu les résultats souhaités. La lutte contre le projet d’usine de batteries Northvolt en est un exemple frappant. Le fil des événements a toutefois donné raison aux citoyens qui appréhendaient la faillite écologique et économique de l’implantation à grands frais d’une telle entreprise étrangère – si prometteuse s’annonçait-elle –, et qui recommandaient plutôt le développement d’une « filière batterie » endogène, soucieuse de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux. Qui s’occupera maintenant des « pots cassés », à très long terme?
L’important mouvement de vigilance citoyenne à l’égard du développement éolien intempestif au sud du Québec s’inscrit dans une même dynamique. D’emblée, il ne s’agit pas de s’opposer à une filière désormais incontournable, principal fer de lance de la transition énergétique. Mais la pertinence théorique indéniable d’un tel développement ne peut certes pas occulter la nécessaire vigilance à l’égard du mode d’implantation qui s’impose désormais en territoire habité, des risques liés à une nouvelle configuration technologique non encore éprouvée et du caractère commercial et apparemment opportuniste de plusieurs projets.
Une fois de plus, les citoyens mobilisés se rendent compte que les questions énergétiques doivent être envisagées en relation avec des enjeux liés à la biodiversité, à la « santé globale » où s’inscrit la santé humaine, à l’exploitation des ressources naturelles, à l’industrie minière, à la gestion des déchets industriels, à l’aménagement des territoires, au déploiement d’un développement régional intégré, à l’exercice d’une saine démocratie, aux valeurs incontournables d’équité et de justice écologique, etc. Ils perçoivent toute l’exigence de la vigilance qu’il faut maintenir, tant pour le suivi des chantiers éoliens en cours que pour les nombreux projets à venir : il faut s’y engager trop souvent à contre-courant d’un pacte politico-économique scellé en amont et d’une volonté municipale plus ou moins explicite d’aller de l’avant. On peut imaginer en effet l’intensité de telles mobilisations au sein des régions concernées, la diversité des compétences citoyennes à développer, la quantité de temps et d’énergie à y investir, les tensions à gérer, les sacrifices de vie personnelle et professionnelle auxquels il faut consentir et bien entendu, le risque d’essoufflement, face à de tels projets invasifs dont les fondements ne sont pas adéquatement établis, ni explicités. On se souvient de l’échec de la mobilisation contre la privatisation du projet éolien de l’Érable où les promoteurs ont « joué dur » avec les citoyens mobilisés qui tentaient de minimiser les impacts sur la population2.
Examinons ce qui ressort au bout du compte de ces dynamiques déraisonnablement exigeantes et toujours courageuses.
Une érosion de la confiance envers les décideurs
Au fil des luttes, les citoyens mobilisés observent le caractère affairiste de la dynamique politique, qui se manifeste aux différentes échelles de gouvernance, dans un contexte où on ne dispose pas encore d’une planification globale concernant le secteur énergétique et la nécessaire décarbonation. On se souvient entre autres qu’il y a quelques années à peine, Hydro-Québec annonçait d’importants surplus et s’empressait de signer des contrats de vente massive et à long terme d’hydro-électricité aux États-Unis, à faible prix, sans tenir compte du coût annoncé des nouveaux approvisionnements énergétiques sur le territoire québécois3.
Bien entendu, dans le cas éolien, il s’agit de promouvoir une source d’énergie abondante et essentielle à la transition qui s’impose. Nul doute qu’il y a un consensus social à ce sujet. Hydro-Québec annonce alors qu’il faudra déployer plus de 10 000 MW de ce type d’énergie au fil des prochaines années, ce qui correspondrait à environ 1500 éoliennes de grande puissance (6,5 MW et plus) regroupées dans des parcs (au sud) et mégaparcs (au nord) à travers le territoire. Mais il est fort légitime de se demander pour quels usages et au profit de qui prévoit-on toute cette énergie. Dans quel plan de développement socio-économique global cela s’insère-t-il? S’agira-t-il d’un ajout à la consommation énergétique ou d’une véritable transition?4 Et où conviendra-t-il d’implanter de telles infrastructures, désormais gigantesques et d’autant plus invasives dans les milieux d’accueil? On sait entre autres que le mariage de l’éolien et de l’hydraulique sur le site des grands barrages est une avenue à examiner5. Or, le devis global se fait attendre et soulève déjà d’importantes questions.
Chose sûre, l’enthousiasme est grand chez beaucoup de nos décideurs municipaux, convaincus de la pertinence du développement éolien sur leur territoire, enthousiastes à l’égard de partenariats publics-privés qui annoncent des retombées économiques et confiants que les enjeux socioécologiques pourront être maîtrisés. La principale préoccupation devient celle de l’acceptabilité sociale des projets éoliens sur les territoires. Or, comme on peut lire dans le récent rapport du BAPE concernant le projet de construction du parc éolien de la Haute-Chaudière dans la MRC du Granit6, « la population ne souhaite pas seulement “être rassurée en ce qui concerne les impacts des projets”, elle souhaite surtout être bien informée, participer à la prise de décision et pouvoir consentir de façon libre et éclairée à l’implantation de projets éoliens dans son milieu de vie. » (BAPE, 2025, p. 76).
Au fil du temps, les citoyens ont en effet appris à se mobiliser et à exiger le respect du principe de consentement et du critère de l’acceptabilité sociale. Mais il faut aussi reconnaître par ailleurs que les décideurs politiques – dont les municipalités promotrices du développement éolien – ont désormais développé d’habiles compétences en matière de communication publique des projets envisagés ou en cours. On retrouve là un rassurant discours autour de mots clés : consultation, dialogue, approche communautaire, dynamique collective, partenariat, acceptabilité sociale…7 Faut-il rappeler que ce même vocabulaire était adopté par les promoteurs de la filière du gaz de schiste, entre autres.
Avant même d’avoir envisagé un projet ou d’avoir procédé à une analyse d’impacts socioécologiques d’un devis spécifique, on se préoccupe de rassurer les citoyens : on travaille pour eux et avec eux. Un plan d’affaires s’élabore en partenariat public-privé, sans en publiciser les modalités ni les risques encourus par les parties. On procède à des sondages et on organise des rencontres d’information publiques où les animateurs sollicitent et accueillent les questions – pour mieux prévenir les objections, semble-t-il. On y présente entre autres des études rassurantes concernant l’impact de précédents projets, mais sans souligner la différence entre ces installations antérieures de 2,5 MW ou moins et celles de 6,5 MW ou plus qui s’annoncent en milieu habité et pour lesquelles il n’existe encore que bien peu de données concernant l’interaction avec le milieu d’implantation. Par ailleurs, au-delà de l’argument global de la nécessaire « transition » et celui de la sécurité d’approvisionnement, les questions de fond ne sont pas clarifiées. Entre autres, pourquoi se tourner vers la privatisation (même partielle) de ce « bien commun » qu’est l’énergie?
Enfin, si la consultation publique soigneusement pilotée répond à un impératif démocratique, elle ne peut tenir lieu d’argument pour conclure à l’acceptabilité sociale. Et d’autant plus quand une telle consultation ne s’assure pas de rejoindre l’ensemble de la population concernée. On observe en effet que dans la dynamique contractuelle entre les municipalités devenues entrepreneures et les firmes privées, les règles du jeu sont telles que la démocratie se joue via les élus chargés de la gouvernance municipale : préfet, maires et conseillers, mandatés pour représenter la population, et œuvrant dans le contexte (verrou?) de Règlements de contrôle intérimaires. En somme, le consentement de communautés locales s’exprime ici par procuration (BAPE, 2025, p. 57). Dans cette dynamique, même au cœur des consultations, on sent le souci de maintenir une distance entre les citoyens et les responsables dûment élus, alors que se pose entre autres la question légitime des conflits d’intérêt. Comment s’assurer alors d’un consentement préalable, libre et éclairé?
Des apprentissages citoyens
C’est dans de tels contextes trop souvent adverses que se développent et évoluent les mobilisations citoyennes au fil des projets qui s’annoncent sur leur territoire. Toutefois, jusqu’ici, en ce qui concerne les luttes associées aux projets énergétiques, il en est ressorti d’importantes victoires : en particulier, rappelons à nouveau le retrait du nucléaire, l’abandon des projets de production et de transport d’hydrocarbures et la préservation du caractère public de l’énergie hydro-électrique. Mais au-delà de résultats concrets, il importe de mettre au jour également les nombreux apports culturels de ces luttes qui contribuent à l’émergence d’une écocitoyenneté. Prendre conscience d’un tel « héritage » permet de valoriser les mobilisations en cours et de soutenir l’élan pour s’y engager.
De façon générale8, l’un des apprentissages collectifs majeurs qui émergent des trajectoires de mobilisation environnementale au Québec, dont celles qui caractérisent le « dossier éolien », c’est qu’il nous faut assumer le « fardeau de la preuve », parce qu’au bout du compte, on comprend qu’il revient aux citoyens. Dans le contexte de gouvernance politico-économique actuel, on se rend compte en effet qu’il nous faut assumer la tâche – très lourde – d’exercer une vigile critique sur les décisions relatives aux affaires publiques, dont celles qui concernent les choix économiques fondamentaux, les modes de développement et la préservation de nos milieux de vie, étroitement liés à la santé des populations. C’est donc à nous d’enquêter, de lutter « contre » un projet ou « pour » une voie alternative – à contre-courant, souvent à bout de souffle et sans ressources financières. On apprend que si on ne le fait pas, personne ne va le faire. Et on apprend à quel point c’est exigeant.
On se rend compte ainsi que l’une des fonctions de toutes ces mobilisations, c’est de suppléer aux biais, à l’inaction ou parfois, à l’incompétence de décideurs en ce qui concerne les questions socioécologiques. Il faut aussi tenter de combler les failles de la démocratie, palier au déficit de la démocratie représentative et s’engager dans une démocratie active9.
On apprend ici le sens de « politique » : au-delà et en marge souvent des structures formelles, on apprend à s’occuper ensemble de ce qui nous concerne tous et toutes. On apprend que la « vraie » politique, c’est une affaire collective, qui se vit ici, maintenant, entre nous. On apprend donc à se réapproprier la « chose publique », à occuper l’espace politique qui nous revient.
On apprend à participer aux débats publics, aux « séances d’information », aux consultations, aux audiences formelles. Il faut savoir y poser des questions ciblées et exiger des réponses valides. Il faut apprendre à développer et présenter un argumentaire convaincant. On reconnaît que l’information juste, c’est le fondement de la crédibilité, c’est le « nerf de la guerre ». C’est le carburant de l’esprit critique. On apprend donc à apprendre, ensemble, et vite, malgré la contrainte du temps et la complexité des enjeux. On n’est pas des experts au départ. On a besoin d’être à plusieurs pour partager nos savoirs et nos expertises, pour confronter nos idées. Ensemble, on apprend à s’informer, à consulter, à douter, à faire enquête. On apprend à construire un plaidoyer solide. On comprend l’importance de la communication et on développe des stratégies créatives, innovantes, efficaces. Ensemble, on invente et/ou on expérimente des modes d’action, on développe un pouvoir-faire, un sentiment d’efficacité collective. Il s’agit là à la fois d’un résultat et d’un moteur de l’engagement.
On apprend aussi les vertus du « pas dans ma cour ». Il ne s’agit pas d’un vilain défaut, d’un repli sur soi, mais d’une revendication légitime. On se rend vite compte que « ma cour », c’est aussi celle du voisin, du village, de la région, de tous les territoires occupés du monde. On en comprend l’impact écosystémique, cumulatif et à long terme des projets invasifs, les risques pour la santé et la sécurité collectives, l’effet d’engrenage économique et le plus souvent, la rupture avec les dynamiques territoriales endogènes. Au bout du compte, au-delà d’une « acceptation » par défaut, on apprend à exiger une véritable acceptabilité sociale comme condition d’autorisation d’un projet.
Et puis, au fil de l’engagement collectif, on apprend à mieux connaître son village, sa ville, sa région, à mieux l’aimer, à y rêver ensemble. On apprend aussi à mieux se connaître entre nous au sein du territoire, à créer du lien, à coopérer, à tisser des partenariats, à collaborer avec les élus. Fondamentalement, se développe un attachement au territoire, une identité écologique partagée.
Dans l’ouvrage Résister et fleurir10 qui raconte la Mobilisation 6600 dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal pour la préservation d’un terrain vague où « la nature a repris ses droits », on trouve ainsi ces propos inspirants de l’un des citoyens militants : « Même si on perd, concrètement, on a gagné. On a gagné une communauté politique. On a créé des alliances qui dans tous les cas, vont nous permettre de réaliser d’autres projets et de mener d’autres luttes. »
Mais bien sûr, au cœur des mobilisations, on apprend aussi tous les enjeux liés au travail de terrain. On apprend que ce n’est pas facile, surtout sur le long terme. On apprend à reconnaître la fatigue militante. On apprend à ne pas se décourager, à passer le flambeau quand il le faut. On apprend la solidarité à l’échelle locale, régionale, nationale : une solidarité des territoires occupés, un partage des rêves collectifs pour un projet de pays qui nous ressemble.
Une exigence stratégique
Ainsi, qu’elles mènent ou non aux résultats escomptés, à court, moyen ou long termes, les luttes citoyennes en matière d’environnement, ancrées dans la rigueur du savoir (dont le savoir d’expérience) et guidées par une éthique de l’agir, deviennent des creusets de développement social. Non seulement peuvent-elles contribuer à lancer l’alerte et contrer des projets inopportuns, mais elles peuvent aussi générer des effets structurants à long terme. Par exemple, comme on l’a vu plus haut, elles peuvent déterminer l’orientation de choix énergétiques nationaux et mener à l’adoption de politiques, de lois et de règlements. Elles peuvent aussi mener à l’émergence de projets de développement régional, comme le Grand Dialogue pour la transition socioécologique qui s’est mis en place en 2022 au Saguenay–Lac-Saint-Jean, pour promouvoir une alternative à un mode de développement économique comme celui de GNLQ.
Autre exemple d’effet structurant, les luttes peuvent aussi mener à la création d’organisations à vocation environnementale, comme ce fut le cas, entre autres, du Regroupement vigilance hydrocarbure au Québec (RVHQ) né de la lutte contre la filière du gaz de schiste, et devenu le Regroupement vigilance énergie au Québec (RVEQ), auquel sont désormais associés les groupes régionaux mobilisés autour du développement éolien (comme PCENY). La création de l’organisme Vent d’élus est aussi un exemple remarquable de structuration de l’action collective portée par les élus à propos du développement éolien. Ces groupes réclament en particulier un BAPE générique sur la filière éolienne.
C’est donc dans la foulée de la demande citoyenne – sous diverses modalités (pétitions, lettres ouvertes, mémoires…) – et au terme de l’analyse des rapports de 27 audiences antérieures concernant des projets éoliens spécifiques que les auteurs du récent rapport du BAPE (2025) confirment et appuient la nécessité « d’un débat élargi par la voie d’évaluations ou de consultations permettant de planifier le développement du secteur éolien » (p. 79). Le rapport suggère que « le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs pourrait mandater le BAPE pour former une commission d’enquête sur la filière éolienne ou encore Hydro-Québec, en collaboration avec les partenaires pertinents, pourrait soumettre le développement éolien à une évaluation environnementale sectorielle ou régionale. » (p. 76). On trouve ici un pas de plus vers l’adoption d’un cadre réglementaire permettant de mieux planifier et gérer le secteur éolien dans son ensemble.
Encore une fois, oui, il aura valu la peine de se mobiliser. C’est bien souvent l’exigence citoyenne qui stimule une plus grande rigueur des processus formels entourant le développement de projets. Et en ce moment où s’intensifie l’élan de transition énergétique au Québec, on a bien besoin de cette vigilance, comme un souffle dans les pales des projets éoliens pour mieux en orienter le déploiement. La mobilisation citoyenne est en elle-même un incontournable gisement d’énergie renouvelable pour assurer la pertinence et le caractère équitable des projets collectifs.
1 On trouve un récit de ces luttes dans l’ouvrage suivant : Sauvé, L., Béliveau, J. et Proulx, D. (2024). L’Héritage des luttes environnementales au Québec. Presses de l’Université du Québec.
2 https://www.lanouvelle.net/actualites/projet-eolien-de-lerable-le-rdda-
ferme-les-livres-mais-demeure-vigilant
3 Collectif scientifique sur les enjeux énergétiques au Québec (2024). Quel plan pour l’énergie au Québec? Le Devoir, 16 mars 2024. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/809174/idees-quel-plan-energie-quebec?
4 En référence : Fressoz, J.-B. (2024). Sans transition : une nouvelle histoire de l’énergie. Seuil.
5 Francœur, L.-G. (2024). « Développer une production hybride des réservoirs hydroquébécois », Le Devoir, 26 février 2026 https://www.ledevoir.com/opinion/idees/807901/idees-developper-production-hybride-
reservoirs-hydroquebecois?
6 Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (2025), Projet de construction du parc éolien de la Haute-Chaudière dans la MRC du Granit. Rapport d’enquête et de consultation ciblée. Gouvernement du Québec.
7 On peut s’intéresser ici à titre d’exemple à la campagne de relations publiques de la MRC Marguerite d’Youville à propos du développement éolien sur son territoire : L’énergie nous unit. Activons le courant collectif. https://www.courantcollectif.quebec
8 Voir également l’analyse développée dans l’ouvrage suivant : Sauvé, L., Béliveau, J, et Proulx, D. (2024). L’Héritage des luttes environnementales au Québec. Les Presses de l’Université du Québec.
9 En référence ici : Gemenne, F. (2022). L’écologie n’est pas un consensus – Dépasser l’indignation. Fayard.
10 Chénier, J.-F. et. Bélanger, Y. (2023). Résister et fleurir, Écosociété.
* Membre du Centr’ERE – UQAM. Membre du Collectif scientifique sur les enjeux énergétiques au Québec.



