Numéro : Décembre 2020

Le statut du français : Entre possible et résignation

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Éditorial – Un tabou tenace

Ottawa mène la guerre au français devant les tribunaux, dans ses charges idéologiques, c’est vrai. Mais les bonnes âmes font tout pour ne pas voir que la concurrence des modèles d’intégration des immigrants, que la domination institutionnelle et l’inégalité de traitement des priorités de développement en tout genre se font d’abord et surtout à coup de milliards. Si déclin il y a, le Québec le finance à même ses impôts.

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Une maison sens dessus dessous – Note critique

La maison peut être étudiée soit comme micromilieu aménagé pour la résidence humaine et la protection des proches, soit comme institution qui conjoint des principes contraires pour les faire tenir ensemble et les perpétuer. Véritable concentré culturel d’une société, ce lieu social ne peut être ramené au simple logement, sans pour autant l’exclure.

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Sans l’indépendance, pas d’avenir pour le français comme langue nationale

Au moment où le gouvernement de la CAQ s’apprête à rejouer la Grande Illusion en annonçant une réforme de la politique linguistique, il est nécessaire de faire le bilan d’un demi-siècle de lutte pour le Québec français. Dans ce combat, les partis et les mouvements nationalistes se sont montrés discrets sur les bienfaits de l’indépendance pour l’avenir du français. Ils se sont plutôt ingéniés à proposer des solutions d’aménagement linguistique dans le cadre du fédéralisme canadien. Ils ont fait comme

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Pour la création de l’Université internationale de la Francophonie

Le ministre Jolin-Barette semble bien déterminé à faire un effort sérieux de redressement de la situation du français. Aura-t-il les appuis suffisants au sein du caucus de la CAQ et plus largement du gouvernement pour mettre en œuvre des mesures qui permettront d’infléchir les tendances lourdes et de mettre le cap sur une voie mobilisatrice, stimulante et audacieuse?

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Œuvre du mois – Alexis Vaillancourt

Alexis Vaillancourt s’adonne au dessin et à la peinture dès son plus jeune âge. Ses premiers projets se traduisent à travers le médium de murales urbaines. C’est en partie en peignant les murs d’édifices abandonnés qu’il fait grandir son art.

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Marc Chevrier. L’empire en marche – Note critique

Ce livre arrive à point nommé. Écrit sous le patronage de l’écrivain autrichien Robert Musil (1880-1942), il s’inscrit d’emblée dans la foulée des recherches les plus pointues de théories politiques et de droit constitutionnel portant sur les concepts d’empire et d’impérialisme.

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Le mal-être systémique

C’est connu, les grandes crises mondiales provoquent de fortes prises de conscience qui révèlent sans fard les caractéristiques, les forces et les faiblesses des sociétés de l’époque où elles sévissent. Allons-y sans détour, après une gestion de crise apparemment bien contrôlée et éclairée, la pandémie de la COVID-19 a exposé de plus en plus douloureusement la vulnérabilité et les travers tenaces de la société québécoise dans ce qui apparaît comme un mal-être systémique.

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Le FRAP et la crise d’octobre

Je voudrais aborder un angle mort de la crise d’Octobre, à savoir le contexte de l’élection municipale du 25 octobre. La loi québécoise, décrétant le suffrage universel au niveau municipal, de même que la reconnaissance officielle des partis politiques municipaux, avait été adoptée en 1968. Les locataires, qui formaient alors la très grande majorité de la population montréalaise, avaient donc pour la première fois, le droit de voter en 1970.

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L’ingratitude

Ils sont angéliques. Ils nous promettent un monde meilleur, égalitaire, et invitent ceux qu’ils désignent comme experts du nouveau monde à nous faire la leçon. Ils sont magnanimes, certains diraient même coquets. Ils sourient toujours à pleines dents, plénipotentiaires d’un empire du bien sans limites, ou si peu, soient celles qu’ils nous jurent souhaiter éliminés. Astucieux, ils exploitent des causes rencontrant peu d’opposants au Québec, des causes hautement légitimes comme l’égalité des sexes (ils diront genres) et la justice pour

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Il n’y aura pas d’excuses

Nous avons été nombreux et nombreuses à signer la lettre d’appui à la professeure de l’université d’Ottawa, Verushka Lieutenant-Duval. Lancée par une de nos collègues, cette pétition est devenue à son tour objet de controverse. Relayant les propos du recteur Frémont, des chroniqueurs y ont même vu la preuve du biais raciste des signataires dont la vaste majorité a le malheur d’être blanche.

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