1926-2026 – Alcan / Rio Tinto : Quel héritage pour la région?

Ce dossier paru dans le numéro de mai-juin 2026 explore les impacts politiques, économiques, sociaux et environnementaux de l’implantation d’Alcan et de Rio Tinto au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis 1926. Portant un regard critique sur le développement de la filière de l’aluminium, les auteurs reviennent notamment sur les grands conflits ouvriers, l’appropriation des ressources hydroélectriques et les impacts du modèle extractiviste. Les enjeux contemporains liés à l’énergie, à l’environnement et au développement régional sont également abordés de front, sans complaisance.

Le régionalisme industriel menotté de la Vallée

Avec les ambitions actuelles de production éolienne, solaire et hydroélectrique avancées par Hydro-Québec face à une demande mondiale croissante d’énergie renouvelable, quelle sera la stratégie québécoise dans un champ de l’aluminium en profonde mutation? Produisant 46 % de l’aluminium primaire livré par le Québec, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean tirera-t-elle son épingle du jeu?

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Le Mouvement Onésime-Tremblay : un mouvement citoyen pour contrer les abus de Rio Tinto et les dérives des élus

Lors de la tragédie du lac Saint-Jean en 1926-28, le premier ministre de l’époque, Louis-Alexandre Taschereau, était de mèche avec la compagnie Duke-Price (Quebec Development Company), elle-même contrôlée par des intérêts financiers liés à l’Alcoa, future Alcan à partir de 1924. Il a autorisé dans le plus grand secret le rehaussement du lac à la cote maximale de 17,5 pieds, soit dix pieds de plus que la moyenne.

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Rio Tinto et la rupture du pacte social québécois

Ce pacte territorial, bien que jamais formalisé dans un contrat juridique contraignant, repose sur une logique claire : les rivières du Saguenay–Lac-Saint-Jean appartiennent collectivement au peuple québécois, et leur exploitation par une entreprise privée doit servir le bien commun régional et non l’enrichissement d’actionnaires étrangers.

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L’énigme de la fiscalité municipale des centrales hydroélectriques de Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Une fiscalité moderne et équitable exige que les règles applicables soient transparentes et intelligibles pour les contribuables. La taxe foncière locale, figurant parmi les impôts les plus anciens du Québec, a suivi un parcours conforme à cet objectif de transparence. Or, une exception importante s’est maintenue dans la plus grande discrétion : celle des installations de production hydroélectrique d’industriels privés.

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Des titans se disputent un géant : la prise de possession

C’est entre l’empire Mellon et celui de Duke que le sort du Saguenay–Lac-Saint-Jean allait se jouer. Aux États-Unis, ces empires faisaient tous les deux face à des poursuites en vertu de la loi anticartel. Rien de tel n’existait au Canada, où ils trouvaient un terrain favorable à leurs ambitions illimitées.

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Bien-Heureuse-Jeanne-d’Arc : engloutie par Alcan !

Plutôt que de sombrer dans l’oubli, la tragédie de la disparition de Bien-Heureuse-Jeanne-d’Arc aurait dû marquer la mémoire populaire au même titre que, par exemple, la tragédie de Saint-Jean-Vianney. Il n’y a pas eu de morts, mais des centaines de vies ont été brisées violemment. Il s’agit d’un sujet volontairement occulté, tabou, parce que douloureux.

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De l’apprentissage à l’engagement

Je suis parti à 18 ans étudier à Québec, puis à Montréal, où j’ai obtenu un poste de réalisateur à l’Office national du film. C’est mu par un désir profond de revenir à mes racines que j’ai choisi de m’intéresser à l’histoire du lac Saint-Jean pour mon premier film documentaire. J’avais donné au film le titre de travail Piékouagami, qui est, comme on le sait, le nom originel du lac Saint-Jean, rebaptisé par le jésuite Jean Dequen.

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