Hommage à Hélène Pelletier-Baillargeon (1932-2025)
Rendre hommage à l’intellectuelle marquante qu’aura été Hélène Pelletier-Baillargeon pour la genèse du Québec contemporain ne peut se concevoir sans faire mention de ses années passées à Maintenant. Cela serait d’autant plus inconcevable que, durant les années 1960 et 1970, cette publication s’associa à des causes comme le féminisme, la laïcité et l’indépendance du Québec, que l’intellectuelle prit particulièrement à cœur tout au long de sa vie et de sa carrière. Pour rendre compte de la contribution d’Hélène Pelletier-Baillargeon à Maintenant, nous tâcherons d’inscrire et de situer celle-ci dans l’œuvre collective – dans l’œuvre commune – qu’aura été ledit mensuel d’opinion, mais sans oblitérer l’identité et les accents propres de celle qui en fut un temps la directrice.
L’histoire de Maintenant s’étendit sur une douzaine d’années, de 1962 à 1974. Hélène Pelletier-Baillargeon en fit partie du début jusqu’à la fin, comme collaboratrice régulière, membre du comité de rédaction ou encore comme directrice. Elle se montrait très fière d’avoir pu participer d’aussi près à cette grande aventure collective. D’abord parce qu’elle y fraternisa avec des intellectuels qui laissèrent eux aussi leur marque dans le monde des idées (Fernand Dumont, Vincent Harvey, Louis O’Neill, Jacques Grand’Maison et Pierre Vadeboncoeur, pour ne nommer qu’eux). Également, et surtout, parce que l’œuvre collective de Maintenant consista en deux mots d’ordre successifs qui eurent un grand impact sur les destinées du Québec contemporain : changer d’abord le christianisme catholique, pour mieux changer la société par la suite.
Changer la religion, 1962-1968
Au cours de la première moitié de son histoire (1962-1968), la revue d’idées s’efforça, non sans une certaine audace, de mettre à jour le catholicisme dans la lignée et le prolongement du concile Vatican II. Cela lui valut de pénibles démêlés avec l’ordre des Prêcheurs, les dominicains, qui la parrainait et la finançait. En 1965 avait ainsi lieu l’affaire Bradet, à l’issue de laquelle le théologien Vincent Harvey succédait au directeur fondateur, le père Henri-Marie Bradet, puis, en 1968, éclata une seconde crise qui se solda par la rupture des liens entre le mensuel d’opinion et l’Ordre. En dépit de ces disputes et de ces conflits, Maintenant trouva le moyen de repenser la religion catholique en la libérant de l’idéal de chrétienté comme d’une certaine aversion pour le « monde » (au sens religieux du terme).
Rompre avec l’idéal de chrétienté
Moderniser le christianisme catholique, cela impliquait, pour commencer, de rompre avec l’idéal de chrétienté qui encouragea, en contexte canadien-français, la quasi-ubiquité du principe de confessionnalité institutionnelle. Une fois cette rupture faite, l’équipe de Maintenant prôna la déconfessionnalisation de l’ensemble des services publics, écoles comprises. C’est alors qu’Hélène Pelletier-Baillargeon tourna en dérision l’idée même d’écoles nommément confessionnelles en déclarant qu’il n’y avait pas de telles choses comme une trigonométrie, une géométrie, une arithmétique ou encore une biologie « chrétiennes1 »… En ridiculisant la notion d’une spécificité absolue du catholicisme en toutes choses, elle révoquait en doute, mais aussi en ridicule, un des principaux fondements argumentatifs de l’idéal de chrétienté.
Réhabiliter le « monde », avec ses aspirations et ses valeurs
En insistant lourdement sur la quête du salut dans l’au-delà, le catholicisme traditionnel enjoignait les fidèles à se désintéresser du « monde », voire à s’en défier. L’équipe de Maintenant condamna avec énergie au moins deux corollaires d’une telle attitude.
1. Mobilisation politique et engagement dans l’histoire
L’un d’entre eux était de susciter chez les fidèles un certain apolitisme et conservatisme politique. En réaction, les intellectuels de Maintenant arguaient que, armés de ce « ferment de libération » qu’est l’Évangile, les chrétiens devaient au contraire se soucier d’accéder aux espoirs temporels des hommes. Pour ces penseurs, le fait d’œuvrer au progrès social touchait même de très près à l’œuvre du salut, puisque le combat pour la justice ici-bas signifiait et préfigurait en quelque sorte le Royaume de Dieu. Au nom de l’Évangile, les artisans du mensuel d’opinion enjoignaient ainsi leurs coreligionnaires à s’engager plus que jamais dans l’histoire. Sur les considérants théologiques d’un tel engagement, Hélène Pelletier-Baillargeon se montra assez peu diserte, et beaucoup moins, en tout cas, qu’un historien aussi aguerri de la pensée chrétienne que, par exemple, un Vincent Harvey ; mais une chose, toutefois, est sûre, c’est que ses prises de position ultérieures en faveur d’un Québec laïque, social-démocrate et souverain ne peuvent pas elles-mêmes se comprendre sans cette relecture à la fois politique et progressiste de l’Évangile.
2. Acceptation franche et entière de la sexualité conjugale
En sus d’un certain apolitisme et conservatisme politique, ce catholicisme rigoureusement extramondain avait pour implication d’entraîner un certain rejet de la sexualité, dans la mesure où, en dehors de la procréation, l’acte sexuel auquel se livrent les époux perdait, aux yeux de Rome, sa valeur morale. Aussi condamnait-elle les méthodes contraceptives – et les condamne-t-elle toujours par ailleurs – puisque celles-ci suppriment ou suspendent la qualité reproductive de l’acte sexuel. Seules les méthodes dites naturelles de régulation des naissances trouvaient donc grâce à ses yeux, et c’est encore le cas de nos jours. Au nom du bien-être moral, sexuel et matériel des couples mariés, Hélène Pelletier-Baillargeon de concert avec son époux, le médecin Jacques Baillargeon, dénoncèrent en 1966 la position romaine, et réclamèrent pour les conjoints le droit de choisir leurs propres méthodes de contrôle des naissances, « artificielles » ou « naturelles2 ». Lorsque, en 1968, Rome réitéra, avec Humanae Vitae, sa condamnation de la contraception, Hélène Pelletier-Baillargeon et ses camarades de Maintenant protestèrent avec véhémence, à l’instar même du reste de la société civile3.
En rompant avec l’idéal de chrétienté et un certain conservatisme politique, l’équipe du mensuel d’opinion espérait lever les nombreux obstacles religieux qui se dressaient sur la voie du changement social et politique. De confessionnels au départ, les services publics pouvaient désormais devenir laïques ; et, initialement identifiés au camp de l’immobilisme et de la réaction politiques, les chrétiens pouvaient, au nom de l’Évangile, se mobiliser en vue de l’avancement de la société. Après cette relecture du christianisme catholique, les intellectuels de Maintenant – et parmi eux Hélène Pelletier-Baillargeon au tout premier rang – avaient les coudées franches pour repenser la société, tâche qu’ils accomplirent dans une perspective largement chrétienne.
Changer la société : 1969-1974
La rupture, en 1968, des liens qui unissaient Maintenant à l’ordre des Prêcheurs n’entraîna ni sa fermeture ni sa disparition. La revue continua d’exister grâce au financement du patron de presse Pierre Péladeau, qui lui laissait toute latitude éditoriale. Pendant quelques années encore, le dominicain Vincent Harvey exerça la fonction de directeur, jusqu’à sa mort survenue en 1972. Puis la direction de la revue fut, pendant quelque mois, collective et collégiale, jusqu’à la nomination, en 1973, d’Hélène Pelletier-Baillargeon comme directrice. Du fait du retrait financier de Pierre Péladeau, le « mensuel indépendant », ainsi qu’il se désignait lui-même, dut finalement fermer ses portes en décembre 1974. Tout au long de ces années 1969-1974, l’équipe de Maintenant milita activement pour l’avènement d’un Québec inséparablement laïque, social-démocrate et indépendant. Au cours de cette période, le mensuel d’opinion se rapprocha du Parti québécois (PQ), mais sans s’y inféoder purement et simplement, car, comme Hélène Pelletier-Baillargeon nous l’avait un jour appris, ses camarades et elle-même attachèrent toujours une très grande valeur à leur liberté de pensée.
La laïcité ouverte
L’équipe du mensuel d’opinion se disait en faveur d’une extension quantitative maximale du principe de laïcité qu’elle souhaitait, en effet, voir généralisé à l’ensemble des services publics, écoles comprises ; mais elle s’inscrivait en faux contre une intensification maximale du caractère laïque des services publics qui y interdirait radicalement toute présence religieuse. À l’encontre d’une vision aussi stricte et rigoureuse de la laïcité, l’équipe du mensuel d’opinion se prononça, aussi tôt qu’en 1968, pour une école « neutre ouverte » qui autoriserait à l’interne la présence de certains services confessionnels (cours d’enseignement religieux confessionnel et services de pastorale confessionnelle) à destination d’un certain nombre de confessions religieuses, soit le catholicisme, le judaïsme et le protestantisme.
Hélène Pelletier-Baillargeon était elle-même fortement convaincue de la valeur d’une laïcité souple et ouverte, puisqu’en 1973, elle décidait, en tant que directrice, d’en appliquer l’esprit et la logique au fonctionnement et aux structures mêmes du mensuel qui, du même coup, perdait son statut de revue chrétienne d’opinion : « S’il se poursuit donc, et c’est là bien sûr, notre projet, un certain type d’engagement de foi à l’intérieur des axes de réflexion de Maintenant, celui-ci sera davantage le fait de personnes que de structures4 ». Bien que non confessionnelle désormais, la publication permettait ainsi à ses collaborateurs de pouvoir y exprimer à titre personnel un point de vue chrétien. En tant qu’employée du ministre Camille Laurin dans le premier cabinet Lévesque (1976-1981), elle proposa même l’application au monde scolaire d’un modèle de laïcité comparable à celui préconisé par Maintenant.
La social-démocratie
En janvier 1967, les intellectuels de la revue d’idées adhéraient officiellement au principe d’un « socialisme démocratique » soucieux à la fois de liberté civile et de justice sociale. Leur modèle se voulait une sorte de voie moyenne entre, d’une part, le marxisme-léninisme auquel il reprochait fortement ses aspects liberticides, et, d’autre part, le travaillisme britannique dont ils critiquaient la complaisance vis-à-vis du « néo-capitalisme ». Par conséquent, leur modèle se situait à la droite du premier et à la gauche du second. En dehors de ces considérations plutôt générales et abstraites, ce modèle avait indéniablement des contours flous et vagues. La raison en est surtout que, de leur propre aveu, le socialisme restait encore largement « à construire ». Pour l’équipe de Maintenant, l’idéal socialiste, inspirant et généreux en lui-même, ne pouvait en effet se réduire à ses nombreuses expressions historiques, toutes décevantes. Les porteurs d’un tel idéal se devaient donc d’être ingénieux et créatifs. Une façon pour eux de l’être consistait à s’inspirer des traditions culturelles de leur peuple respectif. En plus d’être « démocratique », le socialisme défendu par Maintenant se voulait également « québécois », puisant ainsi dans les traditions rurales et communautaires du passé canadien-français. Au fil des années, le socialisme « démocratique » et « québécois » dont se réclamaient les intellectuels de Maintenant s’identifia de plus en plus aux social-démocraties scandinaves que le PQ érigeait, pour ainsi dire, en modèles.
Les origines familiales bourgeoises d’Hélène Pelletier-Baillargeon ne l’empêchèrent nullement de se prononcer en faveur d’une redistribution juste et équitable des richesses qui assurerait à tous des conditions de vie décentes. En 1969, elle saluait également les efforts déployés collectivement par les résidents du quartier montréalais de Pointe-Saint-Charles pour améliorer leur situation socio-économique5. De façon globale, son adhésion sincère à la social-démocratie découlait de sa foi en l’Évangile. En marge d’un colloque sur la vie et l’oeuvre du théologien Vincent Harvey (octobre 2007), nous nous souvenons l’avoir entendue nous dire qu’elle se voulait elle-même « socialiste parce que chrétienne ». Dans son esprit, de puissantes affinités liaient l’Évangile au combat pour la justice sociale.
La souveraineté du Québec
Pouvons-nous en dire autant du projet visant à faire du Québec un pays à la fois souverain et associé au reste du Canada, conformément au programme du Mouvement Souveraineté Association (MSA) et du PQ ? Au commencement de son engagement souverainiste, amorcé en septembre 1967, l’équipe de Maintenant n’éprouvait nullement le besoin de trouver à cet idéal politique une motivation et une signification précisément chrétiennes. Sans doute faut-il voir, dans cet état de fait, une volonté implicite de se démarquer du clérico-nationalisme canadien-français qui avait historiquement instrumentalisé la cause nationale à des fins ecclésiales et religieuses. Aussi était-il alors impérieux de vouloir pour elle-même, et pour des raisons uniquement séculières, l’indépendance du Québec.
Au nom de toute l’équipe du mensuel d’opinion dont il était alors le directeur, Vincent Harvey, en sa qualité de théologien, rectifia toutefois le tir, en 1971, devant la Conférence catholique canadienne (CCC)6. Il soutenait que, au cours de l’histoire, différents acteurs religieux comme le théologien protestant Dietrich Bonhoeffer et Jésus-Christ lui-même avaient montré, par leurs écrits ou encore par leurs actions, qu’on n’accède à l’universel et ne s’ouvre à l’Autre que par la médiation du particulier et la pleine acceptation de soi-même. Les Québécois ne s’ouvriraient ainsi à l’universel et à l’autre que le jour où, grâce à la souveraineté, leur identité culturelle et nationale serait pleinement assurée. Le dépassement du particulier et de soi-même dans l’universel et la rencontre de l’autre nécessitait, pour commencer, de les assumer et prendre en compte de manière effective. Autrement, les Québécois ne pourraient aboutir qu’à un universalisme aussi « factice », « désincarné » et « faux » que celui véhiculé en leur temps par les intellectuels de Cité libre.
En complément à l’idéal souverainiste, les intellectuels de Maintenant militaient également pour « un Québec français ». Seul l’unilinguisme officiel pouvait, dans leur esprit, assurer et garantir la survie de la nation québécoise, elle-même menacée par le laxisme des gouvernements de l’époque. Sur ce plan, nous devons à Hélène Pelletier-Baillargeon d’avoir, dans les colonnes de Maintenant, esquissé, pour ainsi dire, une sorte d’avant-goût de ce que sera la loi 1017.
Vers la fin de sa vie, cette intellectuelle était particulièrement triste de ce que le pays ne soit pas encore advenu et qu’il tarde même à venir, mais, pour autant, elle refusait de sombrer dans un pur désespoir. Pour illustrer et justifier son refus du découragement, elle nous disait, par exemple, que durant les années noires du duplessisme, personne n’aurait cru possible une chose aussi formidable et exaltante que la Révolution tranquille. Même si nous ne pouvions nous empêcher de lui rappeler la gravité des périls qui, aujourd’hui, nous accablent, elle voulait nous persuader que l’histoire comporte souvent d’heureuses et divines surprises. En l’écoutant nous entretenir de sa vaste expérience intellectuelle et politique, de ses déceptions comme de ses joies, nous nous surprenions nous-mêmes à croire que notre émancipation collective pourrait un jour, peut-être, se produire…
Le sens profond d’un parcours intellectuel
S’il fallait condenser en une courte formule le sens profond du parcours intellectuel d’Hélène Pelletier-Baillargeon au cours de ses années passées à Maintenant, nous dirions que, dans la mesure du possible, elle s’était efforcée de mettre « tout l’Évangile dans toute la vie ». C’est au nom d’une meilleure fidélité à celui-ci que ses camarades et elle-même avaient voulu, en effet, renouveler et redynamiser le catholicisme québécois. C’est également en son nom qu’ils s’étaient employés, de toutes leurs forces, à faire advenir un Québec tout à la fois laïque, social-démocrate, français et indépendant. Lorsqu’elle décida, en 1973, de mettre fin au statut officiellement chrétien de Maintenant et de le rendre en quelque sorte laïque, Hélène Pelletier-Baillargeon rappelait à ses lecteurs que, pour les chrétiens qui continueraient d’y collaborer, la foi en l’Évangile demeurerait toujours « la source et la signification profonde » de leur engagement en faveur du « socialisme démocratique » et de l’indépendance du Québec8, et qu’ils ne cesseraient pas de s’en réclamer.
L’intellectuelle n’en démordit jamais par la suite : la majeure partie des positions qu’elle avait pu prendre en matière sociale et politique puisaient l’essentiel de leur inspiration dans son adhésion personnelle au message évangélique – ou du moins, dans l’idée inspirante qu’elle s’en faisait avec ses camarades intellectuels. Quand nous lui disions, par exemple, que tous les chrétiens ne voyaient pas de lien évident entre la foi chrétienne et la souveraineté du Québec, et que certains d’entre eux, comme les intellectuels citélibristes pour les nommer encore, avaient même jugé celle-ci tout à fait contraire à l’universalisme chrétien, elle nous répondait, convaincue, ne pas y apercevoir, elle, de contradiction fondamentale. À cela, elle ajoutait, comme pour clore le débat, qu’à son avis, les mêmes intellectuels citélibristes n’avaient jamais été aussi soucieux que ceux de Maintenant d’attribuer une fonction et une dimension véritablement intégratives – et incarnées – à leur foi religieuse…
Pour la suite de notre monde
Le Québec qu’espéraient faire advenir Hélène Pelletier-Baillargeon et ses camarades de Maintenant, en s’appuyant sur leur fidélité à l’Évangile, est aujourd’hui le nôtre. Du moins l’est-il seulement en partie, ajouterions-nous, car s’il est maintenant laïque et social-démocrate, il n’est toujours pas indépendant et souverain. Nous pourrions nous en consoler en nous persuadant que, malgré tout, il est au moins – ou à peu près – français. Ce Québec contemporain que nous aimons tous, avec ses imperfections comme avec ses qualités et vertus, nous sommes redevables à Hélène Pelletier-Baillargeon, ainsi qu’à ses camarades de Maintenant, aujourd’hui malheureusement disparus, de l’avoir espéré, pensé, conçu, appelé de leurs vœux et bâti. Dans la mesure du possible, nous devrons nous efforcer, en dignes héritiers et successeurs, de préserver, redynamiser et parfaire le monde qu’ils nous ont légué. À Hélène Pelletier-Baillargeon en particulier, qui maintenant appartient à l’éternité, nous disons et exprimons ici, avec émotion, toute notre gratitude.
1 Voir « Un nouveau brevet “C”, le brevet chrétien », Maintenant, vol. 6, no 61 (janvier 1967) : p. 27.
2 Voir Dr Jacques Baillargeon et Hélène Pelletier-Baillargeon, « Régulation des naissances. Voies possibles de solution » et « Régulation des naissances. Statu quo », Maintenant, vol. 5, no 49 (janvier 1966).
3 Aux côtés d’André Charbonneau et de Pierre Saucier, eux-mêmes laïques, Hélène Pelletier-Baillargeon écrivit, en réaction contre Humanae Vitae, un article cinglant où elle exprimait la colère et l’incompréhension suscitées par la décision romaine : voir « Les couples catholiques après l’encyclique », Maintenant, vol. 7, no 79 (août-septembre 1968).
4 Voir « Maintenant » 73 : la sincérité du provisoire », Maintenant, vol. 12, no 127 (juin-juillet 1973) : p. 6.
5 Voir « À Pointe-Saint-Charles. Réveil des citoyens », Maintenant, vol. 8, no 84 (mars 1969).
6 L’exposé devant la CCC fut reproduit dans les colonnes de Maintenant en 1972, quelque temps après le décès de Vincent Harvey : voir « Agir ici et maintenant », vol. 11, nos 120-121 (décembre 1972). Le passage sur les « motifs profondément chrétiens » du souverainisme québécois se trouve, plus précisément, à la page 36.
7 Le traitement réservé à la question linguistique fit, dans Maintenant, l’objet de plusieurs articles, dont un certain nombre fut rédigé par Hélène Pelletier-Baillargeon elle-même. Pour avoir une idée du point de vue qu’elle défendit sur cette question, voir, par exemple « Pour un Québec français », vol. 13, no 136 (mars 1974) : p. 4-6.
8 Voir Hélène Pelletier-Baillargeon, « Maintenant ‘73 : la sincérité du provisoire », no 127, juin-juillet 1973, p. 6.
* L’auteur est historien, auteur de Une réforme dans la fidélité. La revue Maintenant (1962-1974) et la « mise à jour » du catholicisme québécois, PUL, 2012.



