L’immigration en région
Intervention de Robert Laplante sur l’immigration en région dans le cadre de la Commission des relations avec les citoyens.
Intervention de Robert Laplante sur l’immigration en région dans le cadre de la Commission des relations avec les citoyens.
L’arrivée massive de migrants clandestins n’a pas été l’occasion pour le gouvernement Couillard d’exiger une nouvelle répartition des pouvoirs entre le fédéral et le provincial dans la problématique des demandeurs d’asile. Au contraire, ce gouvernement s’est cantonné dans un rôle minimal en tant que simple province du Canada en oubliant volontairement qu’il représente une nation et qu’il a le devoir de la protéger.
Nous existons ici, toutes et tous, immigrants plus ou moins récents ou Québécois de longue date, autochtones, allochtones, anglophones… Cela ne pose pas question. Ce qui pose en revanche question, c’est le comment de cette existence. Et cela, à l’extrême, pose la question de la possibilité d’exister ici.
On a voulu sortir les libéraux du pouvoir à tout prix et deux nouveaux partis à tendance populiste, de gauche et de centre-droit, se sont renforcés dans la mêlée. Le résultat a été l’effondrement du Parti québécois et du Parti libéral du Québec. Fort de sa victoire circonstancielle, le gouvernement de la CAQ se trouve désormais aux prises avec deux dossiers particulièrement sensibles. Il s’agit de l’immigration internationale et de la laïcité.
Les modèles d’intégration d’une société d’accueil sont des facteurs décisifs pour comprendre les modes d’incorporation des immigrants et des minorités qui sont à la base du projet national propre à chaque pays. Le cas du Québec, pays non indépendant, est particulier.
Le PEQ se distingue du Programme régulier des travailleurs qualifiés par la rapidité et la souplesse du processus administratif, notamment par le nombre limité de documents à fournir. Il a l’avantage de s’adresser à des personnes qui vivent déjà au Québec et qui participent d’une façon ou d’une autre à la vie québécoise en tant que travailleurs ou étudiants temporaires.
Depuis plus de cent ans, l’immigration au Québec est étroitement liée à la survie de la nation. La crainte de voir le peuple canadien-français noyé par l’arrivée massive d’étrangers choisis par Ottawa est une idée qui domine la première moitié du XXe siècle, alors que vers les années 1970, la société québécoise prend tranquillement conscience du rôle politique et social qu’elle doit jouer dans l’accueil et l’intégration de ces personnes.
L’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) publiait en janvier dernier un important rapport de recherche faisant le point sur les pratiques du gouvernement du Québec en matière de francisation et d’intégration des immigrants depuis 1991.